‹ Les manuscrits à peintures de la Cité de Dieu de Saint-AugustinChapitre 48 sur 354 · MARCUS VARRO · texte numérisé non relu

MARCUS VARRO

MARCUS PAULUS'. — En son livre, de mirabilibus ortentis.

MARCIANUS*. — De nupciis Mercurii et philologie. Prologue de son astronomie. MARTINUS *. — En sa chronique.

MEHUN ‘. — Johanne de Meun dans son livre de la Rose. Jehan de Mehun.

MERCURIUS TRIMEGISTIUS *. — Livre des Constellations. De verbo perfecto. METHODIUS MARTIR*. — Methode, le martyr, parle de Nembroth. NICHOLAUS TRANET?*. — Tranet, en ses avocations, maistre Nicolas Tranet, dans ses

annotations, commentaires sur Ciceron.

érudit du

1. Macros, écrivain néo-platonicien trè v° siècle. Son livre, Saturnalium Libri VIT, est un dialogue dans le goût du Banquet des sept Sages de Plutarque, où des érudits discutent sur la philosophie et les belles-lettres. Très hostile aux chrétiens, il tend à confondre tous les dieux en un seul, tout en restant païen, ce qui lui permettait de ne pas donner prise aux chrétiens qui reprochaient aux païens, ainsi que le faisait saint Augustin, la multiplicité des dieux et l'immoralité de leurs légendes. Ce déisme éclectique et philosophique est encore plus sensible dans le Commentaire du Songe de Scipion : In Scipionis Somnium, a Cicerone deseriptum, commentariorum Libri II, qui est une éloquente affirmation du spiritualisme en dehors de toute religion. s. (Voir Picnow, Histoire

Nous en avons quantité de manuscri de la littérature latine, p. 802.)

2. Vanrow, érudit latin du n° siècle, un des écrivains les plus savants et les plus féconds de l'époque d'Auguste. Nous

avons vu l'éloge que saint Augustin faisait de son érudition

et la masse de renseignements que le saint évêque a puisés dans son grand ouvrage, Antiquitatum rerum humanarum Libri XXV et divinarum Libri XVT, aujourd'hui perdu et dont Raoul de Praelles ne nous parle que d'après les passages qu'en cite saint Augustin. Il est très souvent représenté dans les peintures des manuscrits de la Cité de Dieu.

3. Le Vénitien Marco Poro avait pénétré à la fin du xm° siècle au cœur de la Tartarie et de la Chine, avait vu les splendeurs et les merveilles des cours des princes orientaux et en avait rapporté une relation qu'il avait dictée en 1298 à Rusticien de Pise. La Bibliothèque Nationale en conserve un ms. latin intitulé: Marchi Pauli de Venetiis Liber de condittionibus et consuetudinibus orientalium regionum, etun exemplaire français qui venait de la librairie du due de Berri : Un Livre de Marc Pol des Merveilles d'Asie la grant et d'Inde la majour et mineur et des diverses regions du monde, tres bien historié et enluminé, etc. En parlant de Vénus, Raoul de

Praelles rappelle certaines coutumes des peuples des Indes rapportées par Marco Polo.

4. Manrianus Capecra, écrivain néo-platonicien du v° siècle. Il avait composé une encyclopédie qui parut sous le titre de Mariage de la Philosophie et de Mercure : Satyricon sive de nuptiis Philologiae et Mercurit et de septem artibus liberalibus Libri IX. Le De Nuptis occupe les deux premiers livres, et les sept autres sont consacrés aux sept arts libéraux : Grammatica, Dialectica, Rhetorica, Geometria, Arithmetica, Astronomia et Musica. On peut dire que cet ouvrage rempli d'allégories a été au moyen âge l'unique base de l'enseignement scolaire, contenu tout entier dans le trivium et le quadrivium. (Voir Esgr, op. cit., tom. I, p. 513.) Raoul de Praelles compare la Philologie à la Raison et Mer-

cure à la Faconde et au Beau Parler; il ajoute que c'est par leur réunion qu'on peut aborder avec fruit la science des sept arts libéraux.

5. Marrin pe Porocxe où Marnin pe Taorrau, né dans cette ville, en Silésie, mort à Bologne en 1278, fut chapelain et pénitencier du pape Clément IV et de ses successeurs. Il remplaça les vastes histoires difficil

à consulter, quand on avait besoin de trouver une date précis

e, par des tableaux synoptiques donnant, sous une forme sèche et sans vie, des renseignements essentiels. Ce fut son Chronicon summorum pontificum atque imperatorum romanorum. Cette chronique eut un succès surprenant, fut traduite dans toutes les langues, et servit de modèle à des œuvres de même genre. (Voir plus haut la note sur Bernard Guy.) Imprimée plus tard en France, elle deviendra cette Chronique Martinienne qu'on verra entre les mains de tous les érudits. (Voir Moumen, op. cit., p. CVIIL; et P. Camion, Cronique Martiniane, Paris, Champion, 1907.)

G. Jean Croriez, né à Meun-sur-Loire continua vers par Guillaume de Lorris. Nous en avons déjà parlé plus haut à propos d'Alain de Lille. (Voir AnricLaupranus.)

7- Saint Augustin (Voir Liv. VIII, chap, xx de la traduction de la Cité de Dieu par Saisset) parle d'Henwis L'Écyrriex, celui qu'on appelle Trisu

1277 le célèbre Roman de la Rose, laissé inache

A l'époque du

saint évèque, il circulait un très grand nombre d'ouvrages qu'on supposait traduits de l'égyptien en grec et en latin. Pour leur donner de l'autorité, on dis

it qu’ils avaient pour auteur un ancien roi d'Egypte, versé dans toutes les scienc Raoul de Praelles en parle à propos de la nature des dé

mons, et s'appuie sur le témoignage de saint Isidore (VILE Livre des Ethymologies) et de Hugues de Sainte-Marie (dans sa Chronique). Entre autres manuscrits il y en avait un de son temps à la Bibliothèque de la Sorbonne, intitulé : Mercurit Trismegistis Hermetis Liber de divinitate.

Page 1