ROLL EVE
2 col.; h. 0",370><0",260.
Grandes lettres initiales, rouges où vertes, parfois inachevées. Titre en grandes capitales. Écriture de plusieurs mains. Provient de l'église de Saint-Martin de Tournay.
N° 2030 et 2031 de la Bibliothèque de Sir Thomas Phillipps. Cf. A. n'Hennowez, Les Manuscrits de Saint-Martin de Tournay, conservés à la Bibliothèque royale de Bruxelles, pp. 11 et 12. 1147 [IL. 1008]. S. Augustinus de Civitate Dei. 1. Fol. 1 r°-1 v°: Capitula. — 2. Ff.
1 v°-2 r°: Retractatio sancti Augustini in libro de Civitate Dei. — 3. Fol. 2 r° : versus. — 4. Ff. 2 r°-186 : Aurelii Augustini Ypponensis episcopi de Civitate Dei Libri I-XXII.
x1v° s.; parchemin; 186 ff. sur 2 col.; h. o",330 ON 200e Très bonne écriture. Initiales rouges et bleues. Provient de l’abbaye de l’Alne, du diocèse de Liége.
1148 [291]. S. Augustinus de Civitate Dei.
xv° s. (1457); parchemin; 308 ff. sur 2 col.; h. 07,355 ><0",250.
Initiales rouges et bleues. Écrit en 1547 par Liévin de Malines.
1149 [684]. S. Augustinus de Civitate Dei.
xvi° s.; papier au filigrane P; 181 ff. sur 2 col., plus 9 Æ. de garde en tête et 1 à la fin du volume; h. 0",290>x<0",205.
Jolies initiales rouges et bleues rehaussées d'or et à rinceaux. Appartenait aux Jésuites de Louvain.
1150 [148]. S. Augustini de Civitate Dei
Libri XI-XXII.
xv°s.; parchemin; 166 ff. sur 2 col., plus 2 ff. de garde en papier; h. 0",380><0",275.
Initiales rouges et bleues. Le fol. 9 est encadré d'une peinture ébauchée. Provient de Saint-Martin de Louvain.
1152 [12013].S. Augustinus. Excerpta ex libro de Civitate Dei.
xvi®s.; papier; 56 #f., plus 6 #F. blanes à la fin du
volume;
1153 [9294, 9295]. Saint Augustin. La Cité de Dieu, traduction française de Raoul de Praelles {en 2 vol.).
Voir description n° 16.
1154 [9005-9006]. Raoul de Praelles : la Cité de Dieu.
Voir description n° 30.
1155 [9015-9016]. S. Augustinus de Civitate Dei, texte latin et traduction française par Raoul de Praelles.
1156 [9013, 9014]. Raoul de Praelles. La Cité de Dieu de saint Augustin, en français.
Voir descriptions n° 28 et 46.
82 PAMCITÉ DE MDTEUr
1164 [11444, 11445]. S. Augustini Flores collecti a Francisco de Maronis. — 1. Ff.
1-65 v° : Flores extracti de libris Augustini de Civitate Dei et in veritates redacti a sacrae theologiae venerabili magistro Francisco de Maronis. — 2. Ff. 66-73 v° :
table alphabétique du traité précédent...
xy° s.; papier avec quelques feuillets en parchemin; .: h, o",230%<0",142. Provient de l’abbaye du
1165 [9046]. François Maironis. Fleurs du livre de la Cité de Dieu, en latin et en français.
Voir description n° 39.
1513 [9137]. S. Augustini de Civitate Dei Libri XXII.
xu* s.; parchemin; in-fol.; 215 fF. sur 2 col.
Superbes lettrines en toutes couleurs à entrelacs et
à personnages. Au fol. 1 on lit: Johannes Livincius, canonicus sancti Petri Leodiensis et en dessous : Collegii Societatis lesu, Anterpiae 1590. D. P.
Vas Dex Gex (J.). Catalogue des Mss. de la Bibliothèque royale de Belgique, tom. Il, Bruxelles, 1902, pp. 175-180, 186 et 408
BUDAPEST. Bibliothèque du Musée national hongrois.
Ms. 3655 F. L. Divi Augustini de Civitate
Dei Libri XXII, texte latin.
xv° s.; parchemin; 433 f#., numérotés récemment, longues lignes, au nombre de 39 à la page; h. 0°,420 ><o0",283; justification 0%,283><0",156.
École italienne du xv° siècle. Écrit sur beau vélin, un peu dur. Les feuillets 1, 2, 4, 432 et 433 sont blancs. Réglé au stylet. Sans titre courant.
Ce manuscrit, qui renferme le traité complet de saint Augustin en vingt-deux livres, sans notes ni commentaires, est un assez beau spécimen de la célèbre bibliothèque du roi Matthias Corvin; malheureusement le folio de tête, qui devait porter une riche ornementation, a été enlevé à une époque indéterminée.
Description générale. — Le fol. 1 est blanc et non réglé. Le fol. 2 porte un papillon collé, où l'on voit écrit : N°35. Mss. (sic) latin, parchemin, xr- siècle. La Cité de Dieu, par S. Augustin. Puis trois lignes en ture, et au-dessous, sur le feuillet même : Beküldetett a m. k. Minister-elnôk nagyméliésägos Andrässy Gyula Grôf ältal, 1869 december 13-kan. (Remis par Son Excellence le comte Jules Andrassy, président du ministère royal hongrois, le 13 décembre 1869.)
Le fol. 3 commence en capitales d'or par ces mots : « Capitula primi libri divi Augustini de Civitate Dei feliciter incipiunt ». Suit l'énoncé des chapitres qui se continue au verso.
Le fol. 4 est blanc et réglé. Le fol. 5 commence par : « hujusque XII libris continetur », mots tirés du chap. xzux du Liv. Il des Retractationes. Au milieu du feuillet, débute le texte même du traité par
le mot : « Gloriosissimam ». L'ouvrage continue sans interruption jusqu'à la fin et s'achève au fol. 431, lequel commence par : « voluntas libera... » Cette première ligne est très détériorée; car la tête et la queue de beaucoup de feuillets se trouvent piquées et maculées par l'humidité.
Nous voyons done qu'entre le fol. 4 et le fol 5, il y avait originairement un feuillet intermédiaire qui renfermait au verso les premières phrases du chap. xztn du Liv. II des Retractationes. En faisant le calcul des quelques lignes qui font défaut, nous pouvons nous rendre compte que le feuillet manquant commençait au verso par : « Interea Roma Gothorum irruptione », et finissait, en 20 lignes à peu près, par les mots : « pars altera operis », se raccordant avec ceux du fol. 5. Les pages comprenant 39 lignes, c’est la moitié supérieure de la page qui laissait le champ libre à l'ornementation. Par analogie avec les ouvrages qui ont été copiés pour le roi de Hongrie, nous pouvons supposer que cette moitié de page du verso était consacrée à la lettre initiale I, richement ornée et renfermant peut-être une miniature de saint Augustin écrivant à un pupitre. Le recto portait probablement un de ces titres splendides, donnant l'énoncé de l'ouvrage ou les portraits de Matthias et de son épouse, Jeanne, avec une bordure parsemée d’effigies et les attributs ordinaires de la famille : ruche, tonneau, puits, sablier, ete.'
Collation. — Cahiers de 10 ff. avec réclames. À cause du numérotage des feuillets blancs, qui est défectueux, ces cahiers se terminent toujours avec le verso du feuillet dont le chiffre finit par un 4. Les réclames ont été quelquefois rognées à la reliure ; elles sont quelquefois écrites en travers. Elles offrent cette particularité qu'elles ont été obtenues en pratiquant dans le vélin un creux qu'on a rempli d'encre.
Reliure. — Elle est en bois, à bords biseautés, couverte de velours rouge. Il reste les deux fermoirs de tête, réunis par une lanière, et deux fermoirs sur les côtés. Formés par deux dauphins d’or, ils renferment un éeusson en émail, avec les armes suivantes : écartelé aux 1 et 4, de gueules à 4 fasces d'arg. (Hongrie anc"*) et aux 2 et 3, de gueules au lion d'arg. couronné d'or, la queue nouée et passée en sautoir (Bohème); et, brochant sur le tout, les armes de Corvin : d'azur au corbeau de sable sur une branche de sinople, tenant un anneau d'or dans son bec. Les tranches du volume sont dorées, avec des ornements de couleur.
Écriture. — L'écriture, d’une encre un peu pâle, est de style italien. Elle est belle, pas très régulière, mais très claire, avec très peu d’abréviations, et tout entière de la même main. L'énoncé des chapitres est en lettres rouges ; mais le numéro manque souvent.
1. Voir, par exemple, le beau manuscrit n° 653 de la Bibliothèque impériale de Vienne, Lettres de saint Augustin, décoré probablement par Attavante, à Florence, entre 1485 et 1490. Le feuillet de tête a été reproduit dans Æunst und Kunsthandwerk, 1902, p. 487, qui a publié trois beaux articles de M. Rudolf Brer sur Die Miniaturen-Austellung der K. K. Hofbibliothek. Cf. aussi : Csowrosr dans Centralblatt für Bibliothekswesen, Il, 1886, et Brapcey, Dictionary of Miniaturists, London, 1888, à l article Matthias.
Au verso du dernier feuillet 431, on lit: « Amen. Explicit. D. Augustini. de. Civitate. Dei. scriptum et completum per manus Petri de Middelburch q. Zeelandia. R. Q. » Puis en rouge : « Finis P. M. male informatus. qui legat intelligat. » Nous savons que ce Pierre de Middelbourg était, avec Henri d'Amsterdam et conjointement avec les copistes italiens, un des meilleurs écrivains employés par le roi Matthias. On lui reconnait un Tite Live qui est à l'Escorial et un Lactance qui est conservé au British Museum".
Initiales. — Les initiales sont en général tracées en or dans un carré de 0°,08, à fond bleu, rouge et vert, semé de fleurs blanches et enrichi d'arabesques et d’entrelacs blancs. Elles émanent de la bordure dont elles sont la continuation ornementale. La technique de ces bordures et initiales consiste en ce que tout ce qui doit être colorié a été creusé préalablement dans le parchemin et rempli, après coup, de bleu, rouge et vert, de telle sorte que les entrelacs blancs, qui ne sont pas crtusés, semblent se détacher sur les parties coloriées, alors qu’au contraire c’est la couleur qui est un peu exhaussée.
Les initiales des Liv. I et II manquent. Celles des autres livres, jusqu’au Liv. XIV, sont telles que nous venons de les décrire. A partir du Liv. XIV, ou bien elles sont coloriées davantage, parce que les fleurs blanches ont disparu, ou bien elles sont sur fond noir avec fleurs et fruits de couleur, sans entrelacs, et séparées de la bordure.
En tête des chapitres, il y a des initiales, de même style et de même facture, mais plus petites et plus simples.
Bordures. — Les bordures sont du même genre que les initiales. Elles ont o",o17 environ de largeur et occupent tout le côté de la page. Elles se rencontrent à toutes les pages, excepté quand il n'y a pas d’initiales.
Provenance. — D'après l'inscription du fol. 431 v’, que nous avons relatée plus haut, on voit que ce manuscrit a été écrit, entre 1475 et 1490, par Pierre de Middelbourg, de Zélande, pour le compte de Matthias Corvin. Après la mort du roi en 1490, sa splendide bibliothèque fut dispersée entre les mains de sa veuve, de Laurent de Médicis, du duc de Modène, du roi de Naples, et le reste tomba au pouvoir des Turcs, lors de la prise de Bude au xvi°s. Ce ne fut qu’en 1869, lors des fêtes d'inauguration du canal de Suez, que, à la suite de négociations entamées par le comte Jules Andrassy, alors ministre, le sultan Abdul-Azis fit cadeau d’un certain nombre de manuscrits à l’empereur François-Joseph; celui-ci, en qualité de roi de Hongrie, les remit à la Bibliothèque du Musée national hongrois, qui les conserve encore”.
1. Voir Braozey, Dictionary of Miniaturists, tom. Il, p. 318.
2. La Bibliothèque de l'Université de Budapest conserve beaucoup de manuscrits des œuvres de saint Augustin, mais aucun de la Cité de Dieu. Elle possède 35 manuscrits ayant appartenu à Matthias Corvin, dont quelques-uns décorés richement des insignes particuliers à sa famille ou ornés de son portrait et de celui de sa femme.
Quant à la décoration de cet exemplaire, en l'absence du feuillet de tête, nous ne pouvons affirmer qu'elle soit l'œuvre d’un peintre italien ou celle de Pierre de Middelbourg lui-même.
Peut-on considérer comme un témoignage en sa faveur les mots scriptum et completum que nous avons signalés plus haut? Nous ne saurions l’affirmer.
Outre le ms. de la Cité de Dieu de la Bibliothèque Corvinienne, la Bibliothèque du Musée national hongrois à Budapest renferme encore un manuscrit latin de la Cité de Dieu, sans miniatures, et ne comprenant que les treize premiers livres du traité; il porte la cote 1559 F. L. et est inscrit sous le n° 120 au Catalogue manuscrit.
Il mesure 0°,480 sur 0",330. Sa justification est de 0°,325X<0°,220. Il est écrit sur deux colonnes, séparées par un intervalle de 0",020, et comprend 163 fr. numérotés au composteur, avec titre courant en rouge.
Le fol. 2 commence par : « quo modo ergo colebatur ut patriam » (Liv. 1, chap. 11, avant-dernière ligne). Le fol. 163 commence par les mots: « Primus homo de terra terrenus », qui se trouvent presque à la fin du XII livre. Il manque quelques feuillets au commencement.
Les cahiers sont de 10 feuillets, avec réclames. Très grande écriture en lettres de forme très noires, avec un assez grand nombre d’abréviations. Le commencement des livres est écrit en rouge.
Les initiales peintes en bleu et en rouge en tête des livres sont assez pauvres. Un petit filet les rattache à la bordure.
Reliure du temps, en vélin blanc, très piquée; il reste un bouton sur dix, et deux fermoirs.
A la fin du fol. 163, on lit, écrit en rouge et en grosses lettres, le nom du copiste : « Explicit liber « tredecimus sancti Augustini de Civitate Dei scriptus « ad instanciam et peticionem venerabilis in Christo « patris et domini domini Adalberti abbatis almi « cenobii beatissime Virginis Marie (in Gersten', ajouté « avec renvoi dans la marge) ordinis sancti Benedicti « per me Vdalricum Klencker sub anno domini mille- « simo quadringentesimo quinquagesimo sexto. »
N° 121 du Catalogue manuscrit; n° 229, p. 84, du Cat: logue de l'Exposition bibliographique : Aonyvkidllitdsi Ei Budapest, 1882, et n° 216 du Catalogue de l'Exposition historique : Torténeti és irodalom torténeti Kiallitasa, Budapest, 1903.
CAMBRAI. — Bibliothèque municipale.
165 [160]... Ff. 259 à 305. Flores extracti de libris beati Augustini de Civitate Dei, in veritates redacti a sacrae theologiae magistro Francisco de Mayronis, additis pluribus notabilibus documentis et argumentis theologicis, ethicis et physicis, ex