COMPOSÉ DE 160 PAGES DE
En 1)13, Léonard passe à Florence et quitte Milan le 24 Septembre, pour Rome, oii il ébauche le Saint- Jérome de la Pinacothèque ; il va à Parme et se trouve à Florence en décembre.
Couverture :
L'arc-en-ciel n'est ni dans la pluie, ni dans l'œil qui le voit, bien qu'il naisse de la pluie, du soleil et de l'œil.
Le soleil étant à l'orient et la pluie à l'occident, l'arc s'engendre dans la pluie occidentale.
(Sur la couverture on lit d'une écriture qui n'est pas celle du maître, en latin) :
Tullius (Ciceron), dit que l'astrologie fut inventée 57.000 ans, avant la guerre de Troie.
Je partis de Milan, pour Rome, le 24 septembre 1513, avec Jean, François de Melzi Salaï. Laurent et le Fanfoia.
Triple est le plus grand cône qui se puisse tirer du cube et double est la surface latérale du cube par rapport à celle du cône.
Le cercle est égal à un quadrilatère fait de la moitié du diamètre de ce cercle, multiplié par la moitié de la circonférence du même cercle.
Aimant.
Pour trouver la partie septentrionale de l'aimant, prends un vase large et rempli d'eau, mets une tasse de bois et dans celle-ci l'aimant. La tasse nagera et sitôt la vertu attractive de cette trémontane se remuera vers l'étoile du nord, et ira au bord du vase.
Sur la vis.
Pour distiller de l'huile de laque.
Note dans les mouvements et attitudes comment les membres varient suivant les sentiments : les omoplates dans le jeu des bras et des épaules modifient l'échiné : tu en trouveras les causes dans le livre de mon anatomie.
Vois, toi qui reproduis les œuvres de la nature, la quantité, qualité, lumière et ombre de chaque muscle, et note vers quel muscle elles se bougent, avec la droite de leur centre.
Trois sortes de lumière éclairent les corps opaques : i° le soleil, la fenêtre, le feu ; la seconde est universelle, comme il arrive en temps de brouillard ; la troisième est composée quand le soleil, soir ou matin, est entièrement sous l'horizon.
Le champ qui entoure une figure peinte doit être plus obscur que la partie éclairée de la figure et plus clair que sa partie ombrée.
Le vent qui passe par un même roseau fera le son grave ou aigu selon sa lenteur ou sa vitesse.
Sur l'atterrissement des marais.
Sur les poulies.
Géométrie.
Si un homme est gros et court, que tous ses membres soient gros et courts.
On figure le vent par la flexion des branches, le renversement de leurs feuilles et la poussière mêlée à l'air troublé.
Poids.
Géométrie.
LES MANUSCRITS DE LEONARD DE VINCI 2g5
La mécanique est paradis des sciences mathématiques, parce que, avec elle, on parvient au fruit d'icelles.
9 r. 9 V. 10 r. lo v, 1 1 r. i i v. Théorèmes.
Ordre du premier livre des eaux.
Définis hauteur et bas-fond, quelle chose est le poids dense et le poids liquide et d'abord quelles choses sont poids et légèreté.
Décris pourquoi l'eau se meut et comment elle termine son mouvement, et comment elle descend toujours, étant limitrophe d'air plus bas qu'elle ; comment la chaleur du soleil l'élève et comment elle retombe en pluie ; pourquoi l'eau sourd des monts : et comment l'eau des mers équinoxiales est plus haute que l'eau septentrionale, parce que celle-ci est plus froide.
12 V. I ^ r. rj V. I .] r.
(JoncUuts jioui l'eau.
Moule et moulage d'arc.
L'homme remuant un poids, fais attention aux lignes de ses mouvements de bas en haut, comme fait celui qui, se baissant, prend le poids en se redressant, ou bien comme celui qui traîne quelque chose, en arrière, ou le pousse en avant, ou le tire en bas avec une corde.
Le poids de l'homme entraîne autant que le centre de sa gravité est hors du centre de son support : à quoi s'ajoute la force des jambes et de l'échiné ployée, en se redressant.
Il est possible que l'œil ne voie pas le lointain trop diminué, comme le fait la perspective naturelle, où les espaces diminuent suivant la courbure de l'œil qui coupe les pyramides entre des angles droits sphériques.
L'art que j'enseigne ici en marge coupe ces pyramides à angle droit sur la surface de la pupille.
La pupille étant convexe reflète toute notre hémisphère et celle-ci montrera seulement une étoile ; là, où beaucoup de petites étoiles se reflètent à la surface de la pupille, il ne s'en montrera qu'une seule, mais plus grande : ainsi la lune est plus grande et ses taches plus distinctes.
La nature nou= montre l'objet d'une grandeur relative à la distance. Mon invention contrait le spectateur à mettre l'œil a un soupirail : il faut donc éviter cette perspective composée et s'en tenir à la simple : laquelle ne veut pas de paroi en raccourci, et où la paroi coupe les pyramides qui portent à l'œil des espèces également distantes.
Des articulations et jointures : de quelle manière elles augmentent les chairs dans leurs (lexions et extensions. De cette connaissance de grande importance, je ferai un traite particulier dans la description des animaux à quatre pieds, parmi lesquels est Thomme qui, lui aussi, va dans l'enfance à quatre pieds.
De choses égales la plus éloignée paraît moindre.
Mais il y a une seconde pratique, mélange de perspective d'art et de perspective naturelle. La perspective accidentelle est celle qui est faite par l'Art, elle accroît les corps égaux, dans la paroi réaccourcie, d'autant que l'œil est plus voisin de cette paroi et que la partie de cette paroi où ils se figurent, est plus éloignée de l'œil.
Tu noteras en dessinant comment, parmi les ombres, il y en a d'insensibles d'obscurité et de figure.
La surface de tout corps opaque participe à la couleur de son objet.
Note la variation de l'épaule dans tous les mouvements du bras, et fais de même pour le cou, les mains et les pieds, la poitrine au-dessus des flancs.
La pupille diminue selon la force de la lumière.
La pupille croît en raison de l'obscurité.
L'œil voit d'autant plus que sa pupille se dilate, chats, hiboux, dont la pupille varie beaucoup suivant l'éclairage.
Les couleurs des parties d'ombres seront d'autant moins variées qu'elles seront plus obscures : comme il apparaît à ceux qui de la place regardent dans une église, sans apercevoir les couleurs des peintures.
Souviens-toi, ô peintre, que les ombres sont aussi variées en une même espèce de plantes que les raretés et densités de leur ramification.
La définition de la couleur azur de l'air décide pourquoi les paysages sont plus azurés en été qu'en hiver.
Passade inspiré par Michel Anf^e :
0 peintre anatomiste, prends garde que la
trop grande connaissance des os, cordes et muscles ne fassent de toi un peintre ligneux, voulant que tes nus montrent tous leurs sentiments.
Note la règle que les mêmes muscles remplissent les espaces superficiels qui s'interposent entre eux ; et quels sont les muscles que la graisse n'abolit pas et quels sont ceux que l'embonpoint efface. Quand on engraisse, plusieurs muscles se réduisent extérieurement à un seul, et quand on maigrit, plusieurs paraissent à la place d'un.
Moufles.
Poulies.
Nous dirons que la condensation de l'air peut être telle qu'elle rompe une corde de n'importe quelle grosseur, tenant un poids plus gros qu'elle.
21 V. 22 r. 22 V. 23 r. 23 V. Vol des oiseaux.
(Page blanche).
24 V. 25 r. et V. 26 r. et v.
De la quadrature de la surface d'une sphère avec le mouvement droit.
Parmi les corps à plusieurs faces, le cube garde le principat ; aucun autre corps n'est divisible à l'infini en parties semblables à leur tout; et toujours son centre réside au milieu des vingt-quatre angles droits qui sont en contact.
27 V. et 28 r.
Des pièces d'artillerie qui projettent beaucoup de balles en un seul tir [mitraïlleuse),
La partie supérieure du poids sphérique se meut selon le sens de son tout et la partie inférieure tourne toujours en arrière.
Poids et moteur.
Quadrature de triangle oblique.
Division d'une ligne, en pair ou impair, par partie égale.
Le mouvement de l'ombre est plus rapide que le mouvement du corps qui la produit.
Les ombres dérivatives sont en colonne ou divergentes.
Quelle dififérence entre la lumière et le lustre sur les surfaces nettes des corps opaques.
Trois sortes d'ombres dérivatives :
Divergente, en colonne, et concourante à l'intersection de ses côtés.
La surface de tout corps opaque participe à la couleur de l'objet.
Toujours l'ombre primitive est base de l'ombre dérivative.
Les termes des ombres dérivatives sont rectilignes.
Du centre de gravité.
Corde sur la poulie.
Hydraulique.
L'hélice est une figure plane, créée par une ligne de courbure uniformément dissemblable et qui se tourne autour du point, avec un espace uniformément dissemblable (i).
(i) Hélice, ligne courbe roulant autour d'un cylindre, comme une vis, un tire-bouchon, hémisphère, la marche d'une sphère.
L'hémisphère est un corps engendré par une demi-sphère, contenu par le cercle et par la surface de la dite demi-sphère.
Hélice.
Le vol des oiseaux qui volent avec obliquité composée, forme un mouvement courbe.
Le vol des oiseaux est de peu de force, si les ailes ne sont pas flexibles.
L'oiseau tourne en pliant la queue.
Si l'oiseau descend sur un lieu déterminé, il a les ailes ouvertes avec les pointes levées plus haut que l'échiné.
Si l'oiseau descend sur un lieu indéterminé, il maintient les ailes plus basses que la poitrine et plie la queue, tantôt à droite, tantôt à gauche.
Le vol des oiseaux de passage va contre le vent parce qu'il est moins fatigant et plus durable ; il pénétre le vent par mouvement oblique.
Il est très rare que l'oiseau vole dans le sens du vent.
L'oiseau élargit ses ailes pour obtenir plus de lenteur.
L'oiseau qui descend se fait d'autant plus rapide, serre ses ailes et sa queue.
Autant il y a à mouvoir l'air contre la chose immobile qu'à mouvoir la chose contre l'air immobile.
Le mouvement de circonvolution fait par les oiseaux lorsqu'ils s'élèvent sur le vent, vient de ce qu'une aile entre sur le vent, et l'autre se maintient dans la ligne du vent.
Vol des oiseaux.
40 r. et V.
Oiseaux de passage.
-}i r. et V.
Vol des oiseaux.
Le mouvement droit s'étend d'un point à un autre.
Le courbe est celui dans lequel se trouve quelque partie de mouvement droit.
Celui en spirale est composé d'obliques, spirale connexe, plane, concave ou spirale en colonne.
La queue de l'oiseau, comme gouvernail.
Pourquoi les petits oiseaux ne volent pas haut et les grands ne volent pas bas.
(Assez joli croquis d'oiseaux).
44 r. et V, 45 r. et v. 46 r. et v. 47 r. et v.
Vol des oiseaux.
Jamais l'oiseau qui, après sa descente est refléchi dans l'air, ne regagnera la première hauteur sans battement d'ailes et faveur de vent.
L'oiseau, dans l'air, se tait lourd ou léger à volonté.
49 r. et V. so r. et v. et 51 r. Vol des oiseaux.
Mesure de la largeur d'un fleuve.
52 r. et V. 53 Vol des oiseaux.
308 l.KS MANUSCRITS DE l-ÉONAKD UK VINCI
Pour donner la vraie science du mouvement des oiseaux dans l'air, il est nécessaire de donner d'abord la science des vents, que nous prouverons, au moyen des mouvements de l'eau.
Répartition du poids : i° sa gravité naturelle ; i» sa gravité accidentelle; 3° le frottement qu'il produit.
Moufles et balances.
Poids et cordes.
Géométrie.
Poids et cordes.
Tout poids va du côté où il pèse.
Son mouvement se fait du côté où il trouve le moins de résistance.
La partie lourde en l'air décide du mouvement.
La descente est lente par rapport à la largeur.
Le poids le plus rapide à descendre sera le moins large.
La descente libre se fait par la ligne du plus grand diamètre.
Pourquoi la balance s'arrête dans la position d'égalité.
Le poids suspendu est tout entier dans chaque partie de la ligne centrale de son support.
La puissance du moteur est toujours plus grande que la résistance du mobile.
Balances.
59 ^'• Poids.
Ce qui est divisible en acte l'est aussi en puissance, mais ce qui est divisible en puissance ne l'est pas toujours en acte.
Leviers potentiels.
61 r. et V.
Angles réels et potentiels.
62 r. et V. 63 r. et v, 64 r.
Leviers réels et potentiels.
Connaissance de la gravité suspendue.
Leviers réels et potentiels.
66 r. et v. 67 r. et v. 68 r. et v. 69 r. et v. Gravité.
70 r. et V. 7 I r. et v.
Poids.
72 r. et V.
Pour élever l'eau.
73 r. et V. et 74 r.
Chute des corps lourds dans l'air.
74 ^■• Pesée des liquides.
Drague avec figure.
Hydraulique.
De la situation de l'appendice du grave en position oblique.
Balances.
Etude de la diminution de l'obliquité.
78 r. et V.
Sur les frottements.
79 r- Gravité.
La première partie de la peinture consiste dans le relief des corps et que le champ paraisse avec sa distance. On produit cette peinture au moyen de trois perspectives : diminution des figures, diminution des quantités, diminution des couleurs. De ces trois perspectives, la première a son origine dans Toeil, les deux autres dans l'air interposé entre les objets et l'œil. La seconde partie est dans les actes appropriés et variés, selon les statures, de sorte que les hommes ne paraissent pas frères.
L'air n'a jamais la vitesse de son moteur ; la poussière que soulève le galop du cheval, bientôt retournera en arrière, avec un mouvement tournoyant.
LES MANUeCRITS DE LEONARD DE VINCI 3I3
Que la perspective diminue les corps opaques.
Couverhire.
Un grain de fer peint se tournera sens dessus dessous avec l'aimant, comme s'il était un grain d'aimant peint en esprit (?)
MANUSCRIT Q
Ecrit vers 1515
ln-8 composé de 186 pages — 14-10. « Carnet de notes » reliure originale.
MANUSCRIT G
In-S" analogue aux manuscrits E et F, 96/. manque 67, le 18 et le 19 et le ?/.
Parties importantes sur la peinture et l'organographie végétale.
G. de Venturi, Xa d'Oltrocchi.
En 1515, Léonard est à Pavie, puis à Bologne et voit Milan pour la dernière fois.
On peut le considérer déjà comme le pensionné de François I.
Verso de la couverture.
Le magnifique Julien de Médicis s'en alla au jour 9 de janvier 1515a l'aurore {Julien, troisième fils de Laurent., frère de Léon) pour aller épouser en Savoie {Philiberte, fille de Philippe comte de Bresse duc de Savoie, sœur de Louise de Savoie).
Et en ce jour nous vint la mort du roi de France Louis XII, mort le i" janvier 151^}.
3l8 LES MANCSCRITS DE LEONARD DE VINCI
A Sainte Marie dans la vallée de Ranvagnan au mont Bryontia (Briançon) sont les perches de châtaignier de 9 brasses et de 14 et de 5 livres en 100 de 9 brasses.
J'appris par la percussion que le mouvement incident surpasse le mouvement réfléchi. A VaroUo Piombio, près de Sesto, sur le Tessin, les coings sont blancs, gros et durs.
Les pieds des arbres ont une surface globuleuse causée par leurs racines qui portent la nourriture à l'arbre ; ces surfaces ont des écorces avec des crevasses et des concavités desséchées, parce que la nourriture leur vient pauvrement.
Mombracco sur Saluées, au-delà de la Chartreuse, à un mille du mont Viso, possède une carrière de pierre lamellée, qui est blanche comme du marbre de Carrare et plus dure que du porphyre. Mon compère maître Benedetto m'a promis de m'en envoyer une tablette pour les couleurs 5 janvier iSii.
Arottinio [est-ce un nom -propre ?} en a quelques-unes de couleur cendrée, très dures.
Le cœur est un muscle principal de force, il est de beaucoup plus puissant que les autres muscles {ftg- cœur en raccourci).
J'ai écrit la situation des muscles qui descendent de la valvule basse à la pointe du cœur et la graduation de ceux qui naissent à la pointe du cœur et vont à sa base {fig. cœur étendu).
Les oreilles du cœur sont les avant-portes de ce cœur, qui reçoivent le sang, quand il s'échappe de ce ventricule, du début à la fin du serrement, parce que si ce sang ne s'échappait pas en partie, le cœur ne pourrait se serrer.
Jamais la pyramide de base triangulaire ne peut, avec ses trois côtés, concourir en un point sinon ce point serait divisible en soi, ce qui contredirait la définition géométrique du point : un des côtés peut concourir au point, mais les trois côtés ne le pourraient sans détruire sa figure triangulaire.
Et ici on demande si la division du triangle détruit sa figure, encore qu'une telle division soit vers l'infini ; si le triangle perd sa figure,, alors les trois côtés de la pyramide concourent en un point, ce qui n'est pas.
Pierre à broyer.
2 V, (suite du j r.)
Quoique les feuilles de surface lisse soient de même couleur à 1 endroit qu'à l'envers, la partie vue par l'air participe de la couleur de l'air, d'autant plus que l'œil est proche et voit en raccourci. Les ombres paraissent plus noires à l'endroit qu'à l'envers par la comparaison qui s')^ fait avec le luisant qui confine à l'ombre.
L'envers a un plus beau ton : d'un vert tirant sur le jaune, cela a lieu quand une feuille est interposée entre
l'œil et la lumière, qui l'éclairé à la partie opposée.
Donc, toi, peintre, quand tu fais les arbres de près, souviens-toi qu'étant sous l'arbre, il t'arrivera de voir les feuilles à l'endroit et à l'envers.
A l'endroit elles seront d'autant plus azurées que tu les verras en raccourci, une feuille se présentera parfois une partie à l'endroit, une autre à l'envers ; c'est pourquoi tu la feras de deux couleurs.
Les lumières qui éclairent les corps opaques sont de quatre sortes : universelle, comme celle de l'air qui est devant notre horizon ; particulière comme celle du soleil, d'une fenêtre, d'une porte ou de tout autre espace : la troisième est la lumière réfléchie ; il y en a une quatrième qui passe par les choses transparentes comme de la toile ou du papier, mais non transparentes comme les verres, cristaux et corps diaphanes, qui sont du même effet que s'il n'y avait rien d'interposé entre le corps ombreux et la lumière qui l'éclairé.
Quand un feuillage est derrière un autre,
le luisant et la transparence apparaissent à celui-là mieux qu'à celui qui confine à la clarté. Si le soleil éclaire les feuilles sans qu'elles s'entremettent entre lui et l'œil, et sans que l'œil voie le soleil, le lustre et la transparence sont dans toute leur force. Il est très utile de faire quelques rameaux bas qui soient obscurcis et se détachent sur des verdures éclairées à quelque distance.
Ne pas représenter les feuilles transparentes au soleil, elles sont confuses parce que sur la transparence de l'une porte l'ombre d'une autre qui se trouve au-dessus.
La feuille est moins transparente qui prend la lumière entre des angles plus dissemblables.
Les branches basses des plantes qui font de grandes feuilles et des fruits lourds, noyers, figuiers, se dirigent vers la terre.
De la variété des figures • Le peintre doit tendre à l'universalité. On
manque de dignité à faire une chose bien et l'autre mal, comme beaucoup qui étudient le nu mesuré et proportionné {poncif) et ne recherchent pas sa variété • car un homme peut être proportionné, qu'il soit gros, mince ou moyen. Qui ne tient pas compte de ces variétés fait ses figures comme estampées, elles paraissent toutes sœurs, chose qui mérite le plus grand blâme.
De V ordre pour devenir universel.
C'est chose facile à qui sait faire l'homme de se faire universel^, puisque tous les animaux terrestres ont similitude de muscles, de nerfs et os et ne varient qu'en longueur ou grosseur comme il sera démontré dans l'anatomie. Il y a les animaux d'eau qui sont très variés : pour eux je ne persuaderai pas aux peintres de faire une règle unique car ils sont d'infinie variété, comme les insectes.
Pour les arbres vus de dessous, contre la lumière, l'un derrière l'auteur, la dernière partie du premier sera transparente et claire, elle aura son champ dans la partie obscure du second arbre.
Figuration du déluge.
L'air était obscurci par la pluie serrée ; elle tombait obliquement sous la pression transversale des vents, faisait des ondes dans l'air comme en fait la poussière, avec cette différence que cette inondation était traversée par les lignes que font les gouttes d'eau en tombant. Sa couleur participait à celle de la foudre qui fend et déchire les nuages, et les éclairs frappaient, ouvraient les grands lacs des vallées inondées ; et on voyait au fond les verdures courbées.
Neptune apparaissait au milieu des eaux avec le trident, on voyait Eole avec ses vents entraîner les herbes déracinées flottantes et mêlées aux ondes immenses. L'horizon avec tout l'hémisphère était confus et enflammé par les éclairs des tonnerres incessants. On voyait les hommes errer, les oiseaux remplir les grands arbres encore à l'abri du flot montant et ils formaient des collines qui entourent les grands gouffres.
De l'erreur de ceux qui usent de la pratique sans science.
Ceux qui s'apprennent de pratique sans science ressemblent à des pilotes qui monteraient sur un navire sans timon, ni boussole et qui ne sauraient où ils vont.
Toujours la pratique doit être basée sur la bonne théorie, dont la perspective est le guide et la porte : sans elle, on ne fait rien, en aucun genre de peinture.
Les plantes^ jeunes ont les feuilles plus transparentes et l'écorce plus lisse que les vieilles.
Les ombres des plantes ne sont jamais noires à cause de l'air qui chasse les ténèbres,
Souvent les feuilles seront sans ombre et auront l'envers transparent et l'endroit luisant.
Le saule et les arbres qu on taille, tous les 3 ou 4 ans, poussent leurs branches très droites. Leur ombre est vers le milieu où naissent
326 LES MANUSCRITS DE LÉONARD DE VINCt
les branches et vers les extrémités ils tont peu d'ombre, parce que leurs petites feuilles sont rares et leurs branches minces.
Les herbes à l'ombre des plantes ont leurs brins éclairés sur fond clair, c'est-à-dire sur le champ qui est au-delà de l'ombre.
L'air se meut comme un fleuve et entraîne les nuages, comme l'eau courante entraîne tout ce qu'elle soutient. Si le vent pénétrait l'air et poussait les nuages, ceux-ci se condenseraient entre l'air et le moteur et prendraient un élan latéral aux extrémités opposées, comme fait la cire entre les doigts.
Quelquefois la feuille a trois accidents ombre, lustre et transparence.
Des feuilles obscures devant les transparentes.
Fig. : Tête d un cheval dajis l'eau.
Ce cheval fait moins d'écume en courant
dans l'eau, qu'il se submerge plus, et cet autre en fait d'autant plus qu'il se submerge moins. Les jambes moins submergées sont moins empêchées et plus rapides et poussent l'eau mieux qu'avec le genou et la cuisse.
Des arbres et de leur éclairage.
La manière pratique de représenter la campagne avec sa végétation est de choisir un jour où le soleil se cache, afin d'avoir une lumière éparse et non un éclairage qui fasse des ombres tranchées.
La partie de la plante la moins obscure est celle la plus éloignée de la terre.
Des lumières entre les ombres.
Maintes fois le peintre se trompe en figurant les lumières principales.
La perspective simple est celle qui est faite par l'art sur une position également distante de l'œil en chacune de ses parties.
La perspective composée est celle qui est faite sur une position dont aucune partie n'est également distante de l'œil.
Le commencement de la ramification, à la ligne centrale de son épaisseur, suit la lignecentrale de la plante.
L'eau qui descend dans un fleuve droit se meut par cours oblique, du milieu aux rives opposées et des rives opposées au milieu.
Les hommes et les chevaux, dans une bataille seront d'autant plus obscurs qu'ils seront plus près de la terre. Les parois des puits paraissent obscurs selon la profondeur parce que cette profondeur reçoit moins d'air lumineux; et les terrains de même cou-
leur que les jambes des hommes et des chevaux, sont plus éclairés entre des angles égaux que les susdites jambes.
Le frottement de la sagoma {Jorme^ terme d' architecture, instrument pour polir, racler
La nature a placé les feuilles des dernières branches de façon à ce que la sixième soit au-dessus de la première, et ainsi de suite. La branche, ou le fruit naissant dans l'année suivante de l'œil qui est au-dessus, en contact avec la tête de la feuille, reçoit l'eau qui descend^lorsquelagoutte tombe dans la concavité de l'œil ; et une branche ne couvre pas l'autre, parce que les branches poussent en sens différents, et la sixième seule pousse au-dessus de la première et bien au-dessus.
17 r. et V.
Géométrie, moufles et poids.
330 LES MANUSCRITS DE LEONAUD DE VIXCI
Du jugement que tu as à faire d'une œuvre de peinture. Tu as à considérer d'abord les figures, si elles ont le relief nécessaire à leur place et la lumière qu'il faut et que les ombres ne soient pas semblables au milieu et aux extrémités de la composition.
Autre chose est d être entouré par les ombres, autre chose est de les avoir d'un seul côté ; celles du milieu sont donc le premier cas ; elles sont ombragées par les figures obscures interposées entre elles. Celles-là sont ombragées d'un seul côté qui sont interposées entre la lumière et la composition ; car ou on ne voit pas la lumière, la composition la voit et il s'y représente l'obscurité de la composition; ou on ne voit pas la composition et la lumière en sort et s'y représente avec clarté.
En second lieu, que les figures soient disposées, selon le sens de la composition.
Troisièmement, que l'on voie tout de suite le caractère des figures.
Le paysage veut des arbres demi-éclairés
et demi-ombragés, quand le soleil est voilé par les nuages.
20 r. et V.
Position du soleil.
21 r. et V.
Quand le soleil est à l'orient, toutes les parties éclairées des plantes sont de très belle verdure.
Les lumières principales sont au milieu des plantes et les ombres vers leurs extrémités.
Des fumées des cités.
Les fumées sont mieux vues à l'orient, le soleil parait en transparence dans les formes et les éclaire et le toit de ces maisons est ombreux parce que leur obliquité ne peut être éclairée. La poussière aussi est plus lumineuse, suivant sa densité, vers le milieu.
Le soleil étant à l'orient, la fumée des vil-
les ne sera pas vue à l'occident, parce qu'elle n'est pas pénétrée par les rayons solaires.
Une partie importante de la peinture c'est le fond, sur lequel le contour des corps naturels qui ont une courbure convexe, se manifeste, encore que la couleur des corps soit identique au fond. Cela vient de ce que les termes convexes des corps ne sont pas éclairés de la même façon par la lumière qui éclaire le champ, de tels contours étant ou plus clairs ou plus obscurs que le champ.
Si de tels termes sont de la couleur du fond, on les verra mal.
Un tel parti-pris est à éviter pour le bon peintre dont l'intention est de faire paraître ses corps en deçà du champ; dans le cas susdit, il arrive le contraire.
24 r. et V,
Modification de la couleur végétale.
Des dispositions du jeune peintre.
Beaucoup ont désir et amour pour le dessin
et non disposition et on le voit chez les enfants sans application qui ne finissent jamais leur copie avec des ombres.
Ce peintre n'est pas louable qui ne fait bien qu'une seule chose à la fois, comme un nu, une tête, des draperies ou des animaux, ou des paysages, ou de semblables sujets particuliers, car il n'est pas d'esprit si épais qui, en s'étant tourné vers une chose seule, et l'ayant toujours mise en œuvre, ne la fasse bien.
Des arbres pénétrés par l'air.
Muscles des animaux.
Les concavités interposées entre les muscles ne doivent pas être rendues comme s'il y avait deux bâtons en contact ou deux battants séparés par un morceau de peau.
Parce que la peau ne peut descendre en certains angles, la nature les a remplis d'une petite quantité de graisse spongieuse avec de petites veines pleines d'air qui se condensent ou se raréfient, selon le mouvement des mus-
des ; dès lors la concavité a toujours une plus grande courbure que le muscle.
Perspective végétale.
Description de l'orme.
Représentation des arbres.
Description du noyer.
Lumières et reflets du feuillage.
29 r Description du sureau.
Pour les choses égales, il a telle proportion de grandeur à grandeur que celle de distance à distance, de l'œil qui les voit.
Des différences entre la force et le poids, et d'abord de la force.
Du ressort et du contrepoids, le ressort l'emporte par puissance pyramidale : mais le contrepoids a une puissance composée partie cylindrique, partie pyramidale. La cylindrique tire avec une égale puissance, au commencement et à la fin ; la pyramidale, comme à un moment et à un point et à chaque degré de mouvement et de temps, acquiert grandeur et vitesse, son mouvement étant libre et rapide. Dans le mouvement lent, fait par le poids, la puissance pyramidale cesse, il ne reste que la puissance cylindrique, laquelle est constante.
Ramification des plantes.
Les contours de chaque partie des corps ombreux se distinguent au meilleur degré de netteté dans les parties interposées entre les lumières et les ombres.
Le soleil donne esprit aux plants et vie aux plantes. J'essayai une fois de ne laisser qu'une petite racine à une courge et de la nourrir avec l'eau, cette courge conduisit à perfection tous ses fruits qui furent soixante^ courges, de l'espèce longue. Je reconnus, appliquant mon esprit avec soin sur ce phénomène vital, je reconnus, que la rosée de la nuit, par son humidité, pénétrait et nourrissait, par l'attache des grandes feuilles, la plante et ses enfants ou œufs qui ont à produire ses entants.
Donc toi, peintre qui n'a pas de telles règles pour échapper au blâme de ceux qui les observent, représente toute chose d'après nature et ne méprise pas l'étude, comme font les avides de gain.
Souviens-toi de situer les figures en observant que la lumière et l'ombre sont autres en un lieu obscur, autres pour un lieu clair,
autres pour un lieu obscur avec une lumière difïuse du soir ou de temps nuageux, autre dans l'air éclairé par le soleil.
Le soleil est chaud en lui-même par sa nature, puisque notre œil ne soutient pas son éclat. En outre ses rayons réfléchis par les miroirs convaves le prouvent : aucune chose créée ne résistera à la chaleur d'une telle percussion de rayon réfléchi. Et si tu dis que le miroir qui est froid jette des rayons chauds, je te réponds que le rayon vient du soleil.
Il n'y a aucune bosse sur les branches qui n'indique la place de quelque branche qui a manqué.
La goutte d'eau, le dévidoir, les roues qui tournent, les pierres sous l'eau, les tisons tournés en cercles ont des mouvements continus, dans d'autres mouvements discontinus.
Toujours la maîtresse branche va en dessous.
Ramification de l'orme.
Presque toutes les rectitudes des plantes se courbent, en tournant la partie convexe vers le Midi ; et leurs ramifications sont plus longues, grosses et épaisses au Midi qu'au Nord. Cela vient de ce que le soleil attire l'humidité vers la surface de la plante qui en est la plus voisine.
Les contours des corps sont la plus petite de toutes les choses.
Le contour est une surface qui n'est ni partie du corps, ni partie de l'air, mais un milieu interposé entre l'air et le corps.
Le contour latéral est le terme de la surface, ligne d'une épaisseur invisible ; toi donc, peintre, n'entoure pas les corps de lignes
surtout pour les choses plus petites que le naturel, qui, non seulement ne peuvent pas montrer de contours latéraux, mais ont, à distance, leurs membres invisibles.
Les fleurs qui voient le soleil mènent à bien leurs semences et non celles qui voient seulement la réflexion du soleil.
L'eau douce pénètre plus dans l'eau salée que celle-ci dans la douce.
Quadrature des surfaces sphériques.
Quadrature d'hémisphères.
Cubature et quadrature de la sphère.
Angle des proportions.
40 V Syphons.
Lampe ou plus l'huile baisse, plus le lumignon monte.
Oiseaux de mouvement oblique.
Vol des oiseaux.
Quadrature de la sphère.
La monnaie de Rome.
Quadrature des lunules.
Des yeux des animaux.
Syphon horloge.
Appareil à mercure.
45 ^'• Sagoma de plomb.
.j6 r. et V.
Géométrie.
O spéculateur des choses, je ne te louerai pas de connaître les choses que la nature conduit ordinairement par soi-même ; mais réjouis-toi de connaître la fin de ces choses que conçoit ton esprit.
Syphon de vif argent, pour faire du feu.
Pourquoi la mer est salée, parce que l'ardeur du soleil hâle et sèche l'humidité et la suce, la mer s augmente beaucoup de saveur de sel.
Mais si la salure venait du soleil, les autres eaux seraient salées.
Pline attribue cette salure à ce que chaque partie douce étant enlevée, il reste la partie âpre. On dit encore que la salure est une sudation de la terre.
(La suite folio 49 r.).
Le sel est en toute chose créé.
On tire le sel des lieux où passent les pierres et les vents marins sont salés.
Les paroles qui ne satisfont pas l'oreille de l'auditeur lui donnent ennui ou chagrin et tu en verras l'expression maintes fois en de nombreux bâillements. Toi qui parles devant des hommes dont tu recherches la bienveillance, quand tu vois de tels effets d'impatience, abrège ou change de raisonnement : si tu fais autrement tu gagneras de la haine et de l'inimitié au lieu de la grâce désirée.
Si tu veux connaître ce dont quelqu'un se délecte sans l'entendre parler, change plusieurs fois de raisonnement et celui qui le rend attentif sans bâillements, mouvements de sourcils et actions semblables, sois certain que la chose dont tu parles est celle qui le délecte.
49 ^• De la vibration de la terre.
Cubes et pyramides.
50 V, Formes et vitesses des navires.
Ramifications.
Pour vider les ports.
Des architraves d'une ou plusieurs pièces. Celles en plusieurs pièces sont plus puissantes ayant leur longueur du côté du centre du monde ; on le prouve parce que les pierres ont le nerf ou la fibre généralement par le travers, du côté des horizons opposés d'un même hémisphère à l'inverse de la fibre des plantes.
Pyramides et cercles.
344 ^ES MANUSCRITS DE LÉû.NAKD DE VINCI
Emploi de la Sagoma.
Que la Sagoma soit de Vénus (cuivre) ou de Jupiter (étain) ou de Saturne (plomb) et souvent rejetée dans le giron de sa mère, qu'on l'emploie avec de l'émeri. que la sagoma soit de Vénus et Jupiter, en faisant en sorte que Vénus s'en échappe (i).
Ceci veut dire que la Sagoma pèse sur le sagomé avec un poids perpendiculaire et ainsi le centre de l'objet en circonvolution ne se consumera pas, par manque de poids sur lui ; outre cela, le polissage aura qui le reçoive et le soutienne.
La perspective picturale a trois parties : la diminution quantitative des corps à diverses distances ; l'atténuation de leurs couleurs, la diminution des figures et des contours à diverses distances.
La perspective opère à distance deux pyramide': contraires ; l'une à l'angle dans l'œil
(i) Léonaid se moque ici du langage alchimique.
LES MANUSGRIIS DK LEONARD DE VINCI •?45
et la base éloignée jusqu'à l'horizon ; la seconde à la base du côté de l'œil et l'angle à l'horizon.
La première s'applique à l'universalité, embrassant les quantités des corps comme serait un grand paysage vu par un étroit soupirail. La seconde s'applique à une particularité qui se montre d'autant moindre qu'elle s'éloigne de l'œil.
La surface d'un corps participe à la couleur du corps qui l'éciaire.
Et aussi à la couleur de l'air qui s'interpose entre l'œil et ce corps, c'est-à-dire de la couleur du milieu transparent interposé entre la chose et l'œil.
Entre les couleurs de même qualité, la seconde ne sera pas de la même valeur. Ceci vient de la multiplication de la couleur propre au milieu interposé.
De la figure distante, on perd d'abord les extrémités et les parties menues.
De la vitesse des navires.
Mouvement, hélice.
Pesanteur.
Géométrie.
Sur la frappe des monnaies.
Leviers et contre-leviers.
Le vol des chauve-souris par nécessité a les ailes panniculées entièrement et cela est nécessaire parce qu'elles chassent quelquefois à l'envers et quelquefois obliquement parce que les animaux dont elles se nourrissent volètent en tous sens pour leur échapper.
Comment les oiseaux prennent leur essor.
Les papillons à quatre ailes égales et séparées volent toujours la queue haute, en s'en
faisant un timon pour n'importe quel mouvement. 11 abaisse la queue pour descendre, la lève pour monter.
Des trois espèces de situation des ailes quand les oiseaux descendent.
^'ol des insectes.
66 r. et v. 67 r. et v. 68 v. 6g
Géométrie.
L'Océan ne peut pas passer des racines aux sommets des monts, il s'élève en vapeur sous l'aspiration de la sécheresse du monde.
Laminage, dorure.
Moule à pyramide, tréfilage.
De l'Angle.
Il y a telle proportion d'effet à effet que de cause à cause. La section du triangle et de la
colonne à telle proportion dans ses puissances que dans ses bases, qui sont décuplées l'une de l'autre, et qui en figure circulaire, équivalent au centuple l'une de l'autre.
Le mouvement simple est ce qui meut la flèche dans l'air ; le mouvement composé est celui qui meut la pierre issue de la tronde.
Toute impression tend à durer.
Vernis (i).
74 I'- L'homme volant se mouvra du côté droit s'il plie le bras droit et étend le gauche; il se mouvra de droite à gauche, s'il change l'extension des bras.
Mouvement.
(i) La Cène de Milan, la bataille d'Anghiari ont été perdues pour des vernis ou procédés absurdes et mal calculés. Léon X a dédaigné Léonard parce que, s'informant d'un tableau commandé, on lui dit que l'artiste distillait du vernis.
Emploi de la « Sag-oma ».
76 r et V.
Poids et supports.
77 r et V.
Poids, soudure.
Fourneaux.
Balance.
80 V. 81 r. et V. 82 r.
Cordes et moufles.
Sagoma — Ensuples.
Puissance du tranchant.
Rappelle-toi les soudures avec lesquelles on a soudé la boule de S. Marie de la Fleur.
Nature de la chaleur.
Jamais en aucune partie du mouvement dérivé on ne trouvera une vitesse égale à celle du mouvement primitif.
Mouvement primitif et dérivé.
Cinq aspects du mouvement.
En haut, en bas, horizontal, oblique en haut, oblique en bas.
Mouvement.
Moufles.
Poulies.
Pour bien faire.
Par la branche du noyer qui est frappé et
battu quand il a conduit ses fruits à perfection ; on voit ceux qui, pour leurs œuvres devenues célèbres sont frappés par l'envie de diverses manières.
Le linge qu'on tient à la main dans l'eau courante laisse dans cette eau toutes ses saletés.
L'épine sur laquelle on a enté de bons fruits représente celui que nature n'avait pas destiné à la vertu, mais qui, à l'aide d'un maître y parvient. L'un chasse l'autre : par ces carrés, on entend la vie et les états humains.
Une même force est d'autant plus puissante qu'elle occupe un moindre lieu.
La vue est meilleure de loin, chez les gens âgés, parce que une mcine ciiose envoie une moindre impressicjn dans l'œil si elle est éloignée que quand elle est pn^clu-.
•^52 LES MANUSCRIIS DIv I,EONARD DR VINGT
91 r. et V.
Vents.
Vol de la mouche.
Vents, nuages.
93 r. et V Hydraulique.
94 r. et V.
Mécanique.
Flux et reflux.
Poids et moufles.
Vitruve apprit des animaux qui se meuvent à faire des chars, mais il ne sut pas que c'était le moyen de donner le carré égal à un cercle : ce fut trouvé par Archimède syracusam : la multiplication du demi-diamètre
LES MANUSCRITS DE LEONARD DE VINCI 'î'î^
d'un cercle par la moitié de sa circonférence fait un quadrilatère rectiligne égal au cercle.
Cas d'Antoine.
15 10. 26 septembre Antoine se cassa la jambe, il a été 40 jours à ne pas bouger.
DESSINS
(Aucun d'intérêt esthétique).
Ecrit vers 151 5, rubrique « Carnet dénotes)), reliure originale, composé de 188 pages du format 10-7.
MANUSCRIT M
Vers 15 15
Verso de la couverture
Hermès, philosophe.
L'angle droit est dit être le premier parfait entre les autres angles, parce qu'il se trouve au milieu de deux infinies extrémités d'autres espèces d'angles qui en diffèrent (obtus et aigus). Les angles étant égaux entre eux lui se trouve équidistant à chacun d'eux.
1, 2, 3 r, et V.
Géométrie.
Une copie de lanterne à deux rayons horizontaux.
Tel le mal qui ne me nuit pas, qu'est le bien qui ne m'aide pas.
Les joncs qui retiennent les petits brins de paille qu'ils noient.
Qui offense autrui n'a pas souci de soi.
Souflet dans les flammes, ingratitude.
Une ligne commencée à l'une des extrémités du monde peut être encore parallèle et équidistante à une autre ligne commencée à la partie opposée du monde, comme le montre notre Ptolémée dans sa Cosmographie, quand il montre que les villes situées à l'opposite, aux extrémités de la terre, sont en une même parallèle.
Des 5 postulats géométriques.
De la quantité continue et discontinue.
7 r. et V.
Postulats.
Suisset, c'est-a-dire calculateur {cistercien anglais du XII).
Tisber.
Ange de Fossombrone (xy*) italien.
Géométrie et mathématiques.
Expérience sur les balances.
Poids.
Pourquoi le sable à grains inégaux est poussé par l'eau qui court dessus avec différentes puissances de mouvement.
Poids.
42 y., 43 r., 44 Vitesse acquise.
360 LF.3 fllANLSCRITS DE LEONARD DE VINCI
Ondes de l'air.
Le poids qui descend librement acquiert à chaque degré de mouvement un degré de poids.
Ondes de l'eau.