V. — Vers 15015-16, au lieu de
Que servise vous i faciez Bien savons que vous ne traciez,
donnés par Ad(5), Ac (5), Ba, Be (6), Bu (1), Bu, By (8), B6 (9), Ca, Ce (10), Eb (5), He (11), Rt(19), Ro (13), Ga (14), Ja, Ju, JI (A5), Lo (16), 64, ye (AT), 20, 04, Maz (18), Coc (19), Jon) (26), on trouve les leçons suivantes :
10 Que se metre vous i faciez, Bien savons que vous ue traciez.
) Lo, Lw : €. puis en ot il tele h.; Lx : Que puis en orent il lel h. ) Nj:C.l. ami qui o.
JEVEROET Ra NsTionmne Had O Ed ME QU RO dMleRe MEN Le SOON OUR DER OMENEE (5) Ab, Ac, Eb : Q. s..nousif.
(6) Be : Quel s. que v. f. B. s. q. ne pourchaciés. (7) Bu : Quel ques. q. f.
(& Vers écrits dans By, après grattage, sur une autre version. (9) BÔ : Quel s. que v. f. Nous s. bien q. v. t. (10) Ce : vw. à ferriés B. s. q. ne porcachiés. (11) He : Quel sièrmon que v. nous f. B.S q.®v. n. caciés. Ri:itraviés B. saiq.v ne pourchaciés.
Ro : y chaciez B. voi q. v. ne pourchaciez.
(14) Ga : Quel ques. v. f. B. s.q. v%. n. chacies. Jl: q.v. n. chaciez.
(HO)ELOIB TS Nov TE (17) ye : vd. i ferez B. s. q. v. ne querez.
) Mas : Quel s. que v. traciés B. s. q. v. n. cachiés.
. (20) Même leçon dans Zp, mais de la seconde main. Lacune dans Bé, Bi, Tou Ze. Je n'ai pasle texte de Lf ni de Jy. Jo n’a que le premier vers de cette leçon, qui pourrait être aussi considéré comme le second de la 2° variante ; il a omis l’autre. Les deux vers sont omis dans ya. ‘ ‘
POÈME DE JEAN DE MEUN j 433
(Changement des premiers mots du premier vers de la bonne leçon).
ol e KT Ko; Ky, Kb:
20 Bien savons que vous ne chaciez Que servise vous i faciez.
(Interversion des deux vers de la bonne leçon). Bê (2), Bo (3), B6, y (4), Mar (3).
39- Or tost ailleurs vous pourchaciez, Bien savons que vous ne traciez.
(Le premier vers de la leçon originale est remplacé par un autre). La, Le (5), Li, Lu, Ly, Ld, Lg (6), Lh, LR (1), Lm (8), Lme, LS, Lms, Ls, Lt, Lv, Lw, Lx (6), Lz, 0 (8), Urb (9), Ma, Me, Mi, Mo, Mu (10), Fa, Fe, £a, ru, Z1.
4 Bien savons que vous ne traciez, Or tost ailleurs vous pourchaciez.
(Interversion des vers de la 3° variante).
Lb, Le, Lg (11), Lm (92), Lm*, Lmÿ, Lm’' (13), Dij, Min (14), Bt (13), Za (15), , Jb.
4o bis Bien savons que vous ne traciez, Pieça en estez porcachiez.
40 ter Bien savons que vous ne traciez, Barat, traison pourchaciez.
Lr.
(1) Ka: B. savez q.
Bo, Mar : v. n. traciez.
4) yv : Quelque s. 0. f.
) Le: B.s. nous qg. v. chactiez.
) Lg, Lx: v. n. chaciez.
LIÉENOUSS. DEN. CuUlE
(8) Lm, do : v, n. lrailiez.
(1) Lg : v. n. chaciez.
(42) Lm3 : g. nous trahissies O. hors a.
(43) Dans Zm, Bt, les deux vers sont accompagnés des lettres a, b, où b, c, qui indiquent qu’il faut les lire comme à la 3° variante ; mais j'ignore si cette rectification est du copiste ou d’un lecteur.
(14) Min : Or hors «. v. p.
(45) Za : B.5s. a quoi v. t.
Univ. de Lille. Trav. et Mém, Droit-Lelires. Tome VII — 28
4° quater Bien savons que vous ne traciez, Fors qu’estre 0 ly ne porchaciez.
My.
APANIEEO Bien savons que vous ne traciez Qu’a faire nostre cuer entrer.
DU 50 Bien savons que el ne traciez
Ne autre chose ne chaciez.
‘Le premier vers de la 4 variante est modifié, et le second est remplacé par un autre).
Na, Ne, Ni, No, Nu, Ny, Nb, Ne, Nd, Nf, Ng, Nh, Nj (A), No, 7, Sel (ti 6° Bien savons que vous noz traiez
Et autre chose ne chaciez.
(Premier vers de la 4° variante, modifié, et second vers de la 5°).
Mau.
La IVe variante, qui réduit à deux les v. 14169-74, réunit les mss. de Il, sauf quelques-uns, qui n’ont ici la bonne leçon que parce qu'ils mélangent plusieurs versions ; elle remonte donc, comme l’interpolation précédemment signalée entre les v. 8178-79, à l'ancêtre de IT. Elle marque une première division dans cette famille : d'une part, les mss. qui correspondent aux groupes XÆ, Z de la première partie du roman; d'autre part, ceux qui correspondent aux groupes M, N. Les quatre autres variantes établissent l’individualité de chacun de ces groupes et indiquent quels rapports existent entre eux : Z, M, N ont la faute du v. 9636 (var. IT°) ; Æ, M, Nla litanie intercalée entre les v. 4400-4041 (var. I°) et l'interpolation placée entre les v. 11229-93 (var. IIT°) ; mais, dans ce dernier cas, avec des différences qui séparent À de M, N; aux v. 13045-16 (var. V°), À se rapproche de la bonne leçon, ZL, M sont réunis, Na une leçon spéciale, qui dérive de celle de Z, M.
Mais les mss. de IT qui appartiennent, soit simultanément soit successivement, à plusieurs groupes sont nombreux. Tel ms. qui, pendant un certain temps, suit un groupe le quitte ensuite momentanément ou définitivement ; tel autre amalgame dans la même page des leçons d'origines différentes. La présence ou l'absence dans un ms. des variantes qui viennent d'être examinées ne suffisent donc
(1) Nj, Sel: B. s. q. vous ne traiez.
pas pour déterminer à quel groupe il appartient. Aussi ai-je dû reconstituer les prototypes de ces groupes par la collation intégrale de leurs représentants. Il serait inutile et trop long de publier les séries des variantes propres à chacun de ces groupes, mais j'en donnerai des extraits qui se répartissent sur toute l'étendue du poème ; et jy joindrai des listes de fautes communes à tous ces groupes ou à plusieurs d’entre eux. Ces énumérations ne feront pas double emploi, parce que, parmi les variantes placées au-dessous du texte critique, je ne donnerai de IT que celles de Z. Elles me permettront d'exposer en quelqueslignes la place qu'occupent dans chaque groupe ceux de leurs représentants que j'ai collationnés ; pour les mss. que je n’ai pas pu voir, elles seront un guide commode à qui en voudra rapidement apprécier la valeur.
Les mss. de IT qui ne rentrent pas dans un des groupes X, Z, M, N seront ensuite classés pär petits groupes spéciaux, ou individuellement examinés, suivant l'ordre dans lequel ils seront appelés par les cinq variantes signalées au début de ce chapitre.
Liste de fautes spéciales à Æ
Vers 4086 Que conchié sont li pluseur, pour Qu'el ne conclue Le peewr; v. 4098 Quant tant me lait avoir contraire, pour Aveir m. 1. t. de c.; v. M137-38 omis ; v. 4156 as, pour faus ; v. 4166 bouton, pour rose ; v. 4110 N'iert de mot, pour Ne de lui (1) ; v. 4185-94 remplacés par un vers: Que tu veignes a lon propos, ou simplement omis (Æa); v. 4207-8 intervertis ; v. 4214 amanz, pour Amours ; deux vers interpolés entre 4230-31 : As fw ore bien (ou b. 0.) entendu Ce que l'ai pour ton preu leu ; v. 4247-50 omis ; v. 4951 relaissasses, pour reneiasses ; v. 4253 bien, pour point ; v. 4266 Zelas, pour Vus Las; omission des v.4301-6, 4315-16,4521-22 ; v. 4399 Chartre qui prisoniers enlace, pour C’est C. qui prison soulage ; v. 4331 pourpre, pour {eigne ; v. 4365 nul mot entendre, pour neient aprendre ; v. 4368 Bien sai treslout, pour Veire entendre; v.4401-% omis ; v. 4405-6 intervertis ; v. 4432 loue assez, pour 2. et veut; v. 4445-46 omis ; v. 4531 blanche, pour feible ; v. 4833 gasté, pour güté ; v. 4586 Sans honte avoir, pour S’el le peut faire ; v. 4639 Con cele qui touz jourz m'a. pour Quant au
(1) M, N: Ne ferai (avec B).
436 CLASSEMENT DES MANUSGRITS
sermon seant m'a. : v. 4656 je croi, pour espeir ; v. 4126 Sans souspeçon, pour S. honte aveir ; v. 4165 Cesle vueil bien que tu ensives, pour C. v.je b.gq. l. sives ; v. 4185 trouble, pour obnuble ; v. 4991 ne se soucie, pour ne se fie(1); v. 4997 ül voil, pour bien ©. ; v. 5019 En la fin, pour Ou la fain; v. 5080 haut, pour saint ; v.5179 certain, pour ser ; v. 5250 laidenge, pour Les dammne ; deux vers interpolés entre 5250-51 : Car de lui ne leur souvient point, Pour leur avoir qu'adès les point ; v. 3353 et 5356 omis ; v. 5304-55 changés : N'onques a prendre n'embelissent Si (ou Qu'il) n'est pas droiz qu'il embelissent (ou s’e.), pour N'onc a preudome n'abeli N'i ne. p. d. qu'il abelisse ; v. 5381 dile, pour ci QUE v. 3397-98 terre : guerre, pour terres : guerres ; V. 5441-42 omis ; v. 5819 Je ne commant, pour Ja ne couvient; v. 5986 Et se revesl, pour Touz jourz se vest; v. 5951-52 omis ; v. 5956 L'autre si se prent à verdir, pour À pluseurs vont les fleurs mourir ; v. 5951-60 intervertis (5960, 5959, 5957, 5958); v. 5961 genoivre, pour genesle; v. 5962 verdoiant, pour nain seant ; deux vers interpolés entre 0962-63 : Chesne et mout d'autres arbres granz Se tlienent a terre gisanz; v. 6208 Sa suer et charnelment geüe, pour S. sereur raveit i eue ; v. 6253 remplacé par 6254, celui-ci par Et de richeces abondances ; v. 6255 lote, pour nues ; v. 6265-66 omis ; v. 6272 D'indigence et de povretez, pour Des eneurs el des poueslez.; v. 6314 Qui fait oscurcir, pour En l'air o.; v. 6315 Ce n'est que faute, pour Fors defaillance ; x. 6393 1 veut metre, pour t ameine ; v. 6332 As biens du ciel ou aler doïvent, pour Les choses qui estre receivent ; v. 6333 C'est a Dieu qu'est bien souverain, pour C’e. de touz biens les. ; v. 6359-60 intervertis (2) ; v. 6372 ci (ou or) endroit, pour ci t'enjoing ; v: 6459-62 omis ; v. 6477 amast, pour vousist; v. 6566 praiaus, pour puliaus ; v. 6635 ce peuz, pour ce deiz:; v. 6643 Fu de Sesile sire et rois (3), pour Est ore de S. r. ; v. 6644 Jesus li rois, pour Dieus li veraïs : v. 6649-54 omis ; v. 6655-56 intervertis; v. 6663 dui omis; v. 6669-70 omis; v. 6699-1738 omis ; v. 6771-72 intervertis; v. 6799 science, pour sentence; v. 6912 m'esteut, pour m'en dei(4); v. 1029-30 inter-
(1) M : n'estudie; N : n’a envie.
(2) Les mots de la rime sont intervertis dans Ba, Bà.
(3) Ba : Fu après.d. S. r.; Bâ: Refu puis d. S.r.; Jo: Fud. S. dus et r.
Lacune dans Be et Bi.
(4) M, N : m'en veuil.
verts ; v. 71148 Puis qu'autrement, pour Quant proprement; v. 7463 savez,pour pouez ; entre 7656-57, deux vers : Ne ne doute ne n'ait peur Mais soit certains et asseür (1); v. 8060 Se mon b. n’'eüst veu, pour SA n'e. m. b. v.; v. 8108 bel, pour Lait ; v. 8104-5 omis ; deux vers entre 8136-37 : Car l'amour a l'ame durra De celui qui vif remaindra ; v. 8204 aideroient, pour secourreient ; v. 8205-6 omis ; v. 8313-14 force : enforce, pour fourme : enfourme ; v. 8349 desduire, pour {enir ; v. 8374 es bois, pour aus chans ; v. 8397-98 omis ; v.8440 pensees, pour oiseuses ; v. 8481-82 omis ; v. 8543 wsage, pour #musage ; NV. 8593-94 convotent : protent, pour couveitent : espleitent ; v. 8607 Si n'avoit, pour Si n'ot 11; v. 8649 effroi, pour desrei; v. 8707 Ze dit et conferme, pour neïs Le c.; v. 81711 enfin, pour enclins ; v. 8186 Les voies, pour leur joies ; v. 8802 Puis après fonda en sa vie, pour P. f. ce dite.s. v.; v. 8824 clamee, pour couronee ; V. 8892 Valent (2), pour Vont bien ; v. 8939 seurpelices, pour swperfices ; v. 9016 en son domaïne, pour et se demeine ; V. 9057 Quant il la (ou sa) biauté, pour Qui quant b. li; v. 9274 Et ces riches biaus (ou trés r., ou r. d'or) (3) fermeor, pour E. c. ivorin miroer ; v. 9395-96 sigler sanz clocier : noncier, pour d'iluec s. choueir : voueir ; v. 9419 trop arlilleuse, pour artificieuse ; V. 9469-70 omis ; v. 9487 ne set, pour n'ose ; v. 9505 Quant Jasons primes, pour J. qui p.; v. 9506 Qui la, pour Quant les; v. 9613 qu’a droit les, pour que d. leur ; v. 9689 qui nel vueille, pour ow jenne ou vieille; deux vers entre 10094-95 (4) ; v. 10159 d'estrain, pour de fein ; v. 10153-61 en désordre (10152, 10157-60, 10153-56 et.entre 10156-61 deux vers ajoutés : De s’amie adonc mout s'esmaie Mout se dement et se gramote); deux vers entre 10190-91 : Ne peuent onques estre ensemble Par Povrelé qui les dessemble ; v. 10979-80 omis ;: v. 10993 commant, pour couvient ; v. 11047 vont preschant, pour vous preechent; v.11288crerote, pour garreie ; v. 19393 La saluerent, pour l'assaillent tantost; v. 12982 se pense a laire, pour se prent a traire; v. 13179 de son, pour dou biau; v. 13203 Et dessus se laissa cheoir, pour Seur le glaive se laist c.; v. 1321 l’escorce, pour la rive (5); v. 13238 conjura, pour ) ye : Mais de ce soit toul a.
) Ju: Vaillent.
NH CAtres Tr. [>
Cités plus bas.
5) M : l'arbre.
enivra ; v.13339 ree omis ; v.13690 Car maintome ont(1), pour C. mout 0. maïnt ; v. 14460 Qui 1or (ou son) avoir m'a., pour Q. {uit a mei s'a. : v. 14479 peüsse estre, pour eüsse eslé ; v. 14587 mari, pour seigneur ; v. 14653 Et s'en va quant à pris congié, pour Z4 de remaindre avons c. ; v. 14908 S'iluec, pour S'it vous ; v. 16898 signes, pour maisons (2) ; v. 1691 que je ne, pour qui le Jour ; v. 17318 franc voloir, pour eleccion ; v. 11333 certainement, pour lermineement ; v. 11346 Et qu'autre ne puisse tenir, pour S'il li veit autre fin t. ; v. 17349 et fable, pour e. semblable: v. 117538 Qui ainsi soit determinee (3), pour À. otroi je destinee; v. 17600 qu'il trouverent, pour ou à entrerent; v. 19559 Pour leur espece recouvrer (Ka : remuer), pour P. les choses continuer ; v. 19560 puist consumer, pour petst tuer ; v. 19629-30 Zt cil qui les grefes nourissent Etne voient ne ne visitent, pour Mais C.q. des g. n'escrivent Par qui li mortel touz jourz vivent ; v. 19954 beles, pour jennes ; v. 20017-18 Que bien la verité seüst : ….enun peüst, pour Car se b. 1. v. sent: .….i sont present ; v. 20093 Preterit c'onc present, pour C’onc pret. pres.; v. 20539-40 omis ; v. 20736 Lost, pour kaul (4) ; v. 20772 vie, pour vüuté (5) ; v. 20830 omis ; v. 20831 Lavive, pour Lavine (à la rime) ; un vers entre 20832-33 : Si precieuses ne si fines ; V. 20936 courrouce, pour tourmente ; v. 21065 sourist, pour s'ocist ;: V. 21093-94 omis ; v. 21131 bien, pour plus ; v. 21170 s'entraaisent, pour s’entreplaisent ; v. 21901 ainsi, pour ensemble ; v. 21909 nouvele, pour isnele ; v. 212%3 Du lion et est meins corsue, pour Que lil. elm. cremue ; v. 21952 bouzon, pour brandon ; v. 21962 et 21964 omis ; v. 21265 Fuiez vous en, pour Fuions nous en ; v.21341-42 endementiers : mout volentiers, pour m. v.:e.; v. 1348 Hastanz, pour Hastis ; v. 21389-90 intervertis : v. 21408 © fruis, pour retruis ; v. 21435 entiers, pour renliers ; v. 21452 Que rien ne face, pour Qu'il n.f.r.;v. 2453 Qui à barat puist, pour Q. ja p. aguiet ; v. 21454 Ne qui li veille, pour Quant ü di veut; v. 21471 Maleürees, pour Malicieuses : v. 21473-T4 intervertis et 21473 ainsi modifié : Dont sevent toute la sentence.
(1) B:C. maint en ont.
(2) M, N : saisons.
(3) Kb: À. s. el d.; 6x : A. est ore terminee. (4) N : fort.
) M, N : pechie.
pour D. eus ont toute la science (1) ; v. 21542 Se voz cuers, pour Se regart; v. 21546 foulez, pour boulez ; v. 21549 Bien le vous di, pour B. ©. redi;v. 21552 plus, pour mieuz ; v. 21559 set blasmer et set louer, pour s./.e. s.b.; v. 2561 tastez, pour goustez ; v. 21566 que monte, pour conoîstre ; v. 21567 Ne ne set, pour N'onc nus ne $S.; v. 21568 Qui n'a, pour S'# n'ot ; v. 21569 de savoir, pour d'aise aveir ; Y. 2510 Ci qui ne veut mesaise avoir, pour Q. n. v. m. saveir ; V. 21511 mote, pour nule ; v. 21598 Pour ce que riens ne Mi neüst, pour Senz c. q. der.in.; v. %1602 touchai (2), pour près sai; v. 21613 devant, pour dedenz ; v. 21616 Senti, pour S'en iert ; v. 21617 essaier, pour assaüllir ; v. 21618 Souvent faillir souvent hurter, pour S. A. s.f.:; v. 21631 Si sui Je bien, pour Sui bien ce cuit ; v. 21637 Par la sentelete qw’ai, pour P. !. sentele que j'ai ; v. 21639 pr'is, pour quis ; v. 21641 Si l’ai, pour Sui moi; v. 21642 À n'i entra, pour je n'i entrai; v. 21644 passer, pour poueir ; v. 21662 je, pour bien; v. 21699 bien, pourje; v. 21706 Qui iert plus, pour Q. p. sont; v. 21718 grant desirier,pour si grant desir ; V. 21T21 Puis que ….hochié, pour Quant. eslochié; v. 21736 qu'il me convient faire, pour qui me deie plaire; v. 21740 Si n'i met il, pour Mais il n'im.; v. 2114 de bas, pour et debaille ; v. 21745 Que m'esperance n'iert pas fable, pour Q. mes procès n'i. mais doutables; v. 1755 Et, pour Puis ; v. 21774 Mout en a or fet, pour M. e. f. ores.
Liste de fautes spéciales à Z
Les fautes spéciales à Z, et ne se retrouvant par conséquent pas dans les groupes X, M, N, ne sont pas très nombreuses. Voici les principales ; on remarquera que la plupart se trouvent vers la fin du poème : v. 4561 Zaz, pour leis; v. 5551 eles, pour Les genz ; v. 6581 vous moustre trés, pour #. pri mon t.; v. 6862 Se ül 1 prent (3), pour S'il? prendra ; v. 1152 apeler, pour a parler ; v. 1818 justice, pour venchance (4); v. 8327 C'onc, pour Qu'il ; v. 8117 Et or, pour Et qui; v. 8853 Ainz ne me, pour À mei ne; x. 8804 Et, pour Car; v. 9792 N'est nus, pour N’e. riens ; V. 9894 die ou doint, pour cont;
(1) Be: D. eles sevent la science.
(2) Be : baisai.
(3) M, N: Se il 1 a.
(4) M, N : l'amende.
v. 11799 banniz, pour bailliez ; v. 14682 s'en ala (et s'avala), pour se teva : v. 15701-2 intervertis ; v. 16108 Qu, pour A; v. 16127 d'autres, pour d'entrer ; v. 16135 l'un des deux /in omis ; v. 16156 de pleur son Cueuwr’, pour de plourer se; v. 16184 savrions, pour savreient ; v. 16680 travaillanz, pour bataillanz ; v. 16122 veut ja, pour r'eveut ; v.16750 division, pour déstinccion; v.16761-62 omis; v.16858 après, pour espès (1) ; v. 16904 parties, pour porcions (2) ;
17153 vivre, pour ensivre ; V. 117539 Pour ce, pour Que ce: x. 18102-3 Sa fame rafailier seir Ou sit (ou ci), pour Raf.s.f. asseur Ou lit ; v. 18969 r'ecenserai, pour raconterat ; v. 18342 fain, pour froît ;v.18344 gent, pour ceus ; v.18394s’esfroient, pour s'esmaient ; v. 18498 frenaisie, pour fantasie ; v. 18906 regions, pour roiaumes ; V. 18969 menlions, pour mistions ; v. 19083 formieres, pour faisieres ; v. 19210 Ainz me repent quant je Le fis, pour Mout m. r. dont ome [.; v. 19326 à voudra, pour 1? plaira ; v. 19502 s’en passent, pour s'apaisent (3); v. 19562 douloureus, pour desloïal ; v. 20156 Cist (ou Cü) ons sert, pour Est o. sers (4); v. 20198 toux, pour d’or ; v. 20467 Et garisl, pour Pour garü (5); v. 20823-24 omis.
Liste de fautes spéciales à M
Vers 4108 Qu'en brief terme vivre ne puis,pour En b.tens ja ne vivrat p. (6); v. 41834 toul le sien afaire, pour /i et son a.; v. 4156 Traîtres et honniz, pour T. faus h. (1); v. 43899 Ce est chartre et prison souz glace, pour C’e. c. qui p. soulage (8) ; v. 4724 doûl, pour veut (9); v. 4991 n’estudie, pour ne se fie (10); v. 5578 fort juslicier, pour justifier (A1) ; entre les v. 5634-35, répétition du v. 5595, suivi d’un autre : Qui bien set le cas raconter Dedenz te livre et
(1) Æ : dedenz. Des mss. de M ont espés, d'autres aprés; je crois que ces derniers ont quitté M pour se joindre à L.
(2) Même remarque que dans la note précédente à LIOReS de M.
(3) K, M, N':5se taisent.
(4) K, M : Que o. est sers; N : O. est sers.
(5) M : Qu'il g.; N : Qui g.
(6) K : E. b. t. j'en avrai le pis.
(TN: T./f.parjiurs; K :T. las h.
(8) À : q. p. enlace.
* (9) Æ : peut.
(10) N : n'a envie ; K : ne soucie.
(1) Æ : justicier ; N : a juslicier.
aconter ; v. 5637 À tantost, pour T. a ; v.5692 jadis, pour primes; V. 5116 vilainie, pour ribaudie ; v. 5124 Vous qui vous feigniez a si sage, pour Q.v.f.estres.s. ; v. 5898 di moi, pour respon; V. 5831 apresle, pour apareïlle; v. 5832 A ceus, pour Aus fos ; v. 6716 Et en la fin serves, pour Æ.s.e.1.f.: v. 6802 Queus qu'eus soient, pour Bones, males ; v. 6808 Qui (ou Que) i as mise cure et tens, pour Q.{ac.a. m.tant enz (1); v. 6832 itec, pour ou bec ; v. 6839-40 Ne ja tant courcié ne sera Quant bien pourpensé se sera, pour Nj.t. de meschie' n'avra Q.b. pourpenser se savra (2); v. 6844 Ou soit de sens ou le contraire, pour S’& penseit bien a son afaire ; v. 6861 savoir la chose, pour aveir science; v. 6864 Et assez tost, pour Fors tant qu'encor (3); v. 6932 Qui tant vous leigniez, pour Vous qui tant estes ; v. 6940 mantent, pour debailtent(4); v. 6950 parler apertement, pour bien p. proprement; v. 6956 »’ai je mie, pour ne faz je pas (3): v. 6962 instrumenz, pour argumenz (6); v. 696% pieça, pour senz eus ; v. 1087-88 intervertis ; v. 1142 Si les nomment, pour Les apele; v. 12179 Amis a vous je m'en conseil, pour Pour c'A.a v. me C.; v. 1292 AonsS, pour Cuers; v. 1345 se à sont sage, pour au meins lis.; v. 1485-86 omis ; v. 7490 - Par voz letres ou par voz lables, pour P. voiz par L. ou p. t. (T); v. 1569 escondiz, pour refusez ; v. 1511 le prote, pour Les ote; v. 1519 tuit coï, pour trestuit; v. 1596 bone, pour nete; v. 1598-601 Qu'il s'en (ou se) penseront tuit sans fable De recevoir cele priere Pour qu'il soit qui bien les requiere Ja nus n'i sera refusez, pour Ce n’est pas parole doutable P. qu'ils. q. b. L. r. Ja n'en sera boutez ariere Nus n'i deil estre r.; v. 1622 Se de trestouz poinz se leüssent, pour Se ja requesle n'en meüssent (8); v. 1807-8 Quant l'en veut... L'en les seut, pour Q. je vueil... Je les sueil; v. 1811 que je voise, pour qu’eïnsi l'aille; v. 1887 À ce fort chastel, pour Compainz au c.; v. 1993 Que je l'ai ce sachiez trové, pour Car j'a. c. s. esprouvé ; v. 8037 remplacé par 8038, et
D\N:Q.t.c. a.m. et tontemps; K:m. lonct.
(2) N a le premier vers de la bonne leçon etle second de M ; À omet ces deux vers et les deux suivants.
(8) N': Et des ore; K : F.t. qu'un poi.
(4) N : baisent.
(5) N : n'aime je pas; K omet les v. 6953-56.
(6) Æ : fondemens.
(OMNEEP pv 00 pat.
(SN :S,r. fait n'en eüssent.
celui-ci par Que si apovrie me virent; v. 8053 Se, pour Que; v. 8058 Fortune, pour Povreté; v. 8076 Que nos deus Cuers, pour Pour quoi n. c. (1); v. 8077 Et si bien, pour Car ainceis ; v. 8078 Que loiaus, pour Si que bons ; v. 8223-24 intervertis, avec Ou beles, pour Ou donez ; v. 8329 nus, pour {ens ; v. 8540 rondiaus, pour fabliaus ; v. 8406 parmenable, pour pardurable ; v. 8407-8 en leur latin : chascun matin, pour c. m.: €. L. L.; v. 8428 prendre bataille, pour emprendre estrif; v. 8435-37 Souz pavillons el souz courtines Par Ces prez e* par ces gaudines Des rainsiaus sus eus, pour Ci arbre vert par ces gaudines (2) Leur paveillons et leur courtines De leur rains s.e. (3); v. 8164 prioit, pour faiseit ; v. 8111 Et bien vouloil (4), pour Et-requereil; v. 8826 Qu'il soit mais nule tele fame (5), pour C'onques puis fust n. lelf.;v. 8860 De cul de costez, pour De braz de trumiaus ; deux vers entre 8862-63 : Que bien voi a vostre semblant Si com vous moustrez le semblant; v. 8863 Que point n'amez, pour Q. bien vei que ; v. 8866 Que je, pour Aëinz que ; v. 8816 donc, pour Lors (6) ; v. 8883 puis je, pour p. autre ; v. 8998 le sofisme, pour la men- - çonge ; v. 8999 Ze mençonge, pour le sofisme ; v. 8934 couvrechief, pour guindes (7); v. 8949 tesmoigne, pour raconte; v. 8950 de granz, pour pleins de ; v. 8963 Si a, pour Qu'eus ont; v. 8919 grant et qui tant poise, pour grosse el t. li p.; v. 8986 Fuir l'en couvient tout le cours, pour Sÿ l’en c. f. 1. c.; v. 9026 Sanz garder 1, pour S. regarder ; V. 9029 cerchant, pour traçant ; v. 9048 durement, pour malement ; v. 9085 Et se pourpense en son courage, pour £.s.pense e.s. fol c.; v. 9062 diverses, pour estranges ; v. 9081-82 omis ; v. 9083 Achete, pour Et de vair ; v. 9092 Pour moi jouer, pour P. vous baïisier ; v. 9097 Et, pour Maïs ; v. 9184 compaignon, pour ce pense on; v. 9190 Nus ons vivanz ce uist, pour N. 0. sicome il &. ; v. 922 peres, pour veisin ; v. 9229 Sont de voz cors seigneur et maistre (8), pour S. sis.
(1) N : Tant que n. c.
(2) À : Souz arbres v. el souz g.; N : Sur herbes ®. p. c. g. (3) N : Des rainsiaus 5. e.
(4) Me : Bien requeroit.
(5) Me : Que il fust puis n. tel f.
(6) X, N': ore.
(7) K, Net d’autres : guimples.
Giiss : S, si de vous seigneur et mestre.
de vous et m. ; v. 9242 venu, pour entr'eus ; v. 9261 Porter quant alez, pour Car q. vous a.; v. 9272 tissuz, pour coifes ; v. 9278 soussier, pour enragier ; v. 9285-88 omis ; v. 9343 Maintes foiz, pour Aulrefeiz ; v. 9353-54 intervertis ; v. 9364 Tout plein de mautalent et d’ire, pour Ront li les cheveus et descire ; v. 9366 Come lions fait dessus ourse (1), pour Pour neient fust L. seur 0. ; v. 9424 m'ouez dire, pour vous ai mis ; v. 9481 travaux, pour tourmenz ; V. 9456 En tele se s'amie chiere, pour Æ. t. que se senz preiere; v.9465 Mais puis que il sont espousé, pour M. quant sont puis entrespousé ; V. 9481 dessus Soi, pour seur son Col; v. 9513-14 entre 9516-17 (2) ; v. 9513 Bien cuidoient, pour Cuidierent tuil; v. 9532 après, pour avec; v. 9516 Est, pour Ont; v. 9678 Que nus beaus cors se doie vendre (3), pour Q. nobles c. se puisse ü. ; v. 9684 Si que il ne la perde mie, pour Si qu’'el nou deguerpisse m.(4) ; v. 9798 Li redone un nouvel assaut, pour Li renforce en ce point l'a.; v. 10179-80 intervertis; v. 10288 je venoie, pour jou trouveie ; v. 10304 Malebouche, pour ma besoigne ; v. 11039 Qui moult de mes oneurs, pour Q. mondaïines 0. ; v. 11080 nabüt, pour estat ; v. 12164 adrechier, pour peeschier ; v. 12298 chose, pour essoine ; V. 13221 un arbre, pour La rive(b); v. 133929 esrache omis ; v. 13352 gentement, pour sagement ; v. 13511-12 omis ; v. 13548 Aussi com pour coillir le vent (6), pour Si com pour prendre un pot de v. ; v. 18986 Trons, racines, fleurs el floureles, pour T. et raïins et fruiz et flouretes(T); v. 19038 Que jel faz aler et sentir, pour Jou f. estre, vivre els.; v. 19499 Et fait signe as genz qu’il, pour £. f. s. et dit qu'il (8); v. 19636 Tuil et toutes qui sont humain, pour Cont.e.t. en vivain (9) ; v. 19692 Que n’est nus (ou uns) oîiselez volanz, pour Q. ne peut estre oisitus où venz (10) ; v. 19812 Se cele, pour Se Za garce (A) ; v. 20660 /reste-
(1) N : Aussi comme l. sur o.
(2) 9515-16 omis dans Be, Ja.
(3) Me : Q. noble c. 8. d. 0.
(4) N': $S. qu'il ne la guerpisse m.
(o) Æ : l'escorce.
(6) Za : À. c. p. prendre l.v.
(0) N:T. rains, branches, fruiz et flouretes. (
8) N':Etf.s. que tuil.
(9) N':Elt.ett. souverain.
(10) De même Min, yv; Be: Que ne soit nus oiseaus volans; N:Q.n'est uns biaus poissons noanz; K : Q. li poissons qui est noanx.
(11) À, N: S’Atropos.
tant, pour flajotant ; v. 20947 helequins, pour #elequins : v. 21046 Et puis revetjouer du cymbre, pour Et laboure el fleute el limbre ; v. 21048 Et puis rejeue de la trompete, pour Et citole et trompe et chevrie; v. 21365-66 Les ot : forgier sol, pour À avoil : f.savoül; v. 21367-68 savoit (ou faisoit) : les avoit, pour ne sol : les of.
Liste de fautes spéciales à N
Vers 4156 parjur, pour honiz ; v. 4386 Ainz artet a delit entlent, pour À. s'a. et se delile en tant; v. 4JM n'a envie, pour ne se fie (1); v. 5030 ef touz sainz l'entras, pour ou saint air l'e.t.; v. 5047 . remplacé par trois vers : Soil rois chevaliers ou bourgeois Genis hons lalins ou françois, Ou soit vilains ou soit ribauz, pour S.7. c. ou ribauz ; v. 064 Mais que il aient, pour S’ü cuident aveir ; v. 5140 a finast (ou l’affinast), pour La faisnast (2) ; v. 5214 Qu'il en angoissent leur courage, pou Qu'il languissent en son servage ; v. 5353-54 intervertis; v. 5455-56 omis ; v. 5539 cuer, pour fi; v. 5541 Tillis, pour Venus ; entre 5648-49 deux vers : Liez bien fort, car desservi L'avoit, et donts’en esbahi; v. 5662 avoir, pour voetr; v. b667 Leur metra l'en, pour Z. en m.; v. 5197 S'il te plest mel, pour M. s'ù t. p.; v. 5869 Æradilus (ou Eradicus, Eraticus), pour Eraclitus ; v. 5891 Et qui, pour E. bien; v. 5892 Hons qui de gré puis ne S'i boule, pour Nus q. d. g. jus ne se D. ; v. 9951 florir, pour foillir ; v. 5961 Et la sont li geneste granit, pour ZL.s.1. g.geant,; v. 5962 coudre bien seant, pour cedre nain s.; V. 5999 Un fleuf, pour Cü fluns ; v. 61926 Dont flairent souef tes ouleurs, pour De moul desguisees couleurs ; v. 6272 Qu'il tiennent el des poestez, pour Des eneurs el 4. p.; v. 6279-80 omis : v. 6281 Teus, pour Queus ; entre 6349-50 : Son bon mestre et metre a martire ; entre 6350-51 : Et a haïr et a despire ; v. 650% Puis li revint, pour El p. resmul ; v. 6566 en (ou par) fangeries, pour par praeries ; v. 6590 S'aquiert, pour S’21 quiert ; v. 6619 je Le verrai, pour nous le verrons ; V. 6677 Fors, pour Fos ; v. 6797-800 omis ; v. 6808 et {on lens, pour tant enz; v. 8848 Tantsache parfont tire, pour T. ait leu p.;v. 6921 à la place de 6918, et v. 6929 omis : v. 6923 dis, pour 01; v. 6940 baisent, pour debaillent; .v. 6955 N'onques
(1) K : ne se soucie ; M : n'estudie.
(2) K : s'i meslast.
encore, pour N'onc en ma vie ; entre 6956-51 : Ne ja ne ferai en ma vie Ne pechié ne faz encor mie; v. 1040 la moteste, pour l’'Almageste ; M 1168 Les argumenz aus granz poeles, pour L. integumenz aus p.; entre 1314-15 deux vers : Et gardez que près n'en venez El de ce esloignier vous penez ; v. 1699-700 omis ; v. 1851-52 Ja voir abatus ne sera Ne ja pour ce ne s'en taira, pour J. ü. pour ce ne l'abatreit Non par Dieu pas qui le batreit ; v. 1853 -De dire, pour D'alendre; v. 1867 Ceci, pour O!ce; v. 1880 vous peüssiez, pour veie eüssiez ; v. 8113-14 omis ; v. 8167 Et comment que ele soil, pour Elsenz plus c. qu'el s.; entre 8168-69 deux vers : Ne jamais plus nes grevera Mais a tilant s'en passera; v. 8225 chapiaus, pour glaons; v. 8352 ne quierent que les, pour ne queurent fors aus; v. 8445 n'orent, pour n'aveit; v. 8515-16 omis; v. 8711 serf et honeure, pour enclins aeure; v. 8892 Font bonnes estranges, pour Vont bien es e.; v. 8995 presente (1), pour plaisant; v. 9250 Ou omis; v. 9273 Ces nobles dorez t., pour Et cù dioré t. ; v. 9411 a ce fouir, pour de s’en f.; v. 9510 Triplon, pour Tritons ; v. 96176 Qui sont a tel vilté, pour $S. a si grant v.; v. 9695 batre, pour reprendre (2) ; v. 9701-2 omis ; v. 9861-62 intervertis (9862 avec M: est soz et nices, pour fait trop que n.); v. 9880- 901 omis ; v. 9946 Bele ou jeune, pour Vieille j.; v. 9974 Aussi est, pour Ainsi set; entre 10011-12: Aëinz sont toujours 0 moi et ierent, entre 10019-13 : Que je sai bien pas nel troverent ; v. 10061-62 omis ; entre 10076-77 répétition de 10037-38 ; v. 10101-2 omis; v. 10144 Qui de fain ardent, pour Dont Fains îert ardenz (3); v. 104592 Z4, pour Fains (4); v. 10425-26 Zonc temps l'ai près de moi tenue Touz jourz est avec moi venue, pour Car L. t. est après lt. Esperance une feiz cree ; V. 10487 Si ne le devez pas, pour Si men devriez meins; V. 10647 fermement, pour seulement; v. 10702 Zaide, pour tele ; v. 10842 Qui a jurer les acoustume, pour Q. a parjurer-l'a.; v. 10ST une viez roisne, pour un coutel troine ; v. 11206 tout son, pour ti son ; v. 11573-74 omis ; v. 11584 Queus qu'eus soient cointes, pour Pour qu’e. s. riches ; v. 11597-98 intervertis ; v. 11608 Ce dient li p., pour Sistrent scribe et p.;
(1) Aussi dans Be.
(2) M : blasmer.
(8) À, L,.M : De J.i. a.
(4) L, M: Ain,
v. 11659 Zi coupons ainsi, pour Aënsi c. et; v. 11666 Tuit de ce fait parçonier somes, pour T. dou f. p. nous formes ; NW. 11778 Ou ja ne s'en verra, pour Tost se pourreit voeir ; V. 11860 Or vous vueil la nouvele (ou mouele) espondre, pour O0. en v. La mouele e. ; v. 19079 De tristrece fumee toussi, por D. triste f. roussi; entre 12114-15 deux vers : Ne sont il pas ce vous plevis Onques riens ne l'en fu avis ; vx. 12307 que se il bien, pour s'andui b. le; v. 19393 Si l'avironnerent tuit, pour Si l'assaillent tantost t. ; v. 12470 Ou par poisons ou par triacles (1), pour P. venins et p. tiriacles ; x. 12493 Se vous ne li acordissiez, pour S'Ous ne TOUS ji a. ; v. 19540 Me ting du tout, pour D. t. m'en t.; v.12595-96 omis; v. 19840 m’estuet, pour me voil ; v. 13043-46 omis; v. 13203 l'espee, pour le glaive; v. 13317 Et lende derrier, pour Demi pié da. ; v. 13349 si près, pour s'el peut; v. 13466 Se sont brisié ou teste, pour Brisant ou braz 0. t.; v. 13486 de jouir, pour senzj.: entre 13975-76 : Qui ne li puet estre rendue. entre 13976-TT : Pour ce se its'estmis en mue; v. 14117-18 Touz ou pluseurs se je peusse Moul volentiers les receüsse, pour T. 0. p. les receüsse (2) S'Ü teur pleüst et je peüsse ; v. 14082 La vieille d'autre part reva, pour Et l. v. aussi se leva ; v. 14839 N'encor Dangier pas, pour N'’e. atantp.;v.14938 Trestout maïntenantlont enclos, pour Souz treis paires de clés e.: v.15293-94 omis; v. 15413 éremblant, pour branle et; v. 13655 doubte, pour érive; v. 15102 Chaciez la adès mais qu’el fuie (3), pour C. £. puis qu'el tourne en fuie ; x. 15106 Gardez que n'i tournez le corps, pour Ne seit ja cornez vostre cors (4); v.15899 Car les especes font tant vivre, pour C. L. pieces t. les f. ©. ; v. 16009-10 placés entre 16012-13 ; v. 16048 nerbages, pour boscages ; v. 16938 Gardes, pour Garces; v. 17163-64 omis ; v. 18986 (voir p. 443, n. 7); v. 19636 (voir p. 443, n. 9) ; v. 19875-76 omis ; entre 20094-95 deux vers : Qui est de l’establissement As anciens dieus ensement; entre 20114-15 deux vers : Fu dieus en terre renommez Et ainsi fu il couronnez ; v. 20165-66 omis; v. 20318 Qui ont point de vie enterines Eves troubles ondes et fleuves Si con les lunes en sont preuves, pour Eves douces troubles et fines :
(1) Aussi dans B.
(2) KA :T. volentiers L. r.
G@) Æ : Chacier la dois que toux jourz fuie.
(4) K, L, M : lournez ®. c.
v. 20325-26 omis; entre 20334-35 deux vers : Or vous ai ge du parc parlé Tout ainsi come il est allé.
A partir du v. 20830 environ, les mss. de AN se divisent en deux groupes : les uns, les plus nombreux, continuent à être le plus souvent d'accord avec Æ ; les autres /Nb, Nd, Nf) se séparent complètement de X. Une variante du premier groupe est particulièrement intéressante, l'interpolation de dix vers entre 21428-99 :
Mais se je Raison creüsse,
Sachiez que sages fait eüsse,
De jour cler alasse et venisse (1),
Ne en tel lieu (2) ne me meïsse
Que ne veiïsse devant moi.
Mais ne la croirai pas. Pour quoi ?
Qu'’ele me veut arriere traire
La ou mes cueurs se veut plus traire (3), Ainz me garderai de (4) ses voies.
Mais or laissons les vieilles voies (5).
Dans X, les huit derniers de ces vers remplacent les v. 21497-98. Dans Xy et dans Jo, quiest constamment d'accord avec Æ à la fin du poème, les v. 21427-28 sont remplacés par dix vers, dont les deux premiers donnent une leçon meilleure que les deux premiers de N (6) :
Et se je bien Raison (Jo : s. R. très b.) creüsse, Ja de (Jo : par) nuit (7) bouté ne m'i fusse ;
et dont les huit autres sont exactement ceux de X. Il est évident que la leçon de Xy, Jo représente l'état primitif de l'interpolation. Le correcteur a certainement voulu, non pas ajouter, mais substituer aux v. 21427-28 les dix vers nouveaux, puisque le dernier de ceux-ci ne diffère du vers 21428 que par l'interversion de deux mots (8). X a supprimé les deux premiers vers du remanieur, soit parce qu'ils rimaient en -wsse comme les deux précédents, soit à
(1) X omet cler.
(2) À : Ne ja ou l.
(3) Æ : 5.0. atraire.
(4) Æ : Mais n'ai que faire d.
(BIPHEAUNECS TONER 7: ; +=
(6) Mau, qui suit À, a le premier vers, avec la terminaison creisse, mais n'a pas le second.
(7) Ce de nuit explique le De jour du 3% vers de N, premier de X.
(8) V. 21428 Mais or laissons les voies lees ; vers nouveau : M. o. LEMAUEC
cause de la faute conservée dans Maw (1); N a juxtaposé deux leçons en gardant les deux v. 21427-28, en même temps qu'il prenait les dix vers de l'ancêtre de Æ et de Jo.
Tous les mss. de N se retrouvent ensemble pour l'addition de 24 vers entre le dernier du poème et l’explicit, et de deux vers à la suite
de l'explicit :
Et puis que je fui esveillié
Du songe qui m'a traveillié,
Et mout i ai eü a faire
Ainz que je peüsse a chief traire De ce que j’avoie entrepris ;
Mais toutes voies ai je pris
Le bouton que je desiroie, Combien que traveilliez m’i soie, Et tout le soulaz de ma vie, Maugré Dangier ei Jalousie,
Et maugré Raison ensement,
Qui tant me laidenja forment ; Mais Amours m’avoit bien promis, Et aussi le me dist Amis,
Se je servoie loiaument,
Que j'aroie prochainement
Ma voulenté toute acomplie.
Fous est qui en Dieu re se fie,
Et quiconques blasme les songes Et die que ce sont mençonges ;
De cestui ne le di ge mie,
Car je tesmoigne et certifie
Que tout quanques j'ai recité
Est fine et pure verité.
Explicit le Romans de la Rose,
Ou l'Art d’Amours est toute enclose.
Nature rit, si com moi semble, Quant hic et hec joignent ensemble (2).
Communauté d'origine de X, Z,, M, N
Fautes communes à X, Z, M, N. — Les quatre groupes XÆ, Z, M, N, qu'on à vus unis par une même variante aux vers 14169-73, le sont en outre aux vers suivants : v. 4154 Par foi je m'en vueil,
(1) Voir p. 447, n. 6.
(2) Ces deux derniers vers sont de Gautier de Coinci, Sainte Léocade, v. 1239- 40, de l'édition de Méon.
pour J. m'en v. ce crei: v. 181 Maufé m'avroient envai, pour Maufez m'avreit bien e. ; v. 4619-20 jeunesse : dolente leesse, pour jouvente : L. d.; v. 5010 La, pour Lors; v. 5308 faudront, pour toudront; v. 1006 Touz jourz, pour Tencier; v. 1013 seürement, pour secreement; v. 1034 ceste (ou cele, let), pour taire; entre 7120-21 six vers interpolés (entre 7118-19 dans Æ)(1); v. 7164 chose, pour fable; v. 1468 ointes, pour teintes; v. 1606 prié, pour requis ; v. 1108 veez, pour sentez; v. 1112 criez, pour criant; v. 981 mouvanz, pour volanz ; v. 9676 venues (ou tenues), pour vendues ; V. 9822 Pour ce, pour À ce ; v. 9921-22 omis ; v. 10249-50 omis ; v. 10378 me trouveront, pour m'apercevront ; v. 10409 fuir, pour fuie ; V. 10440 ne de etre, pour en sa L.; v. 11558 en deliz (L, M, N), de deliz (K), pour ou de liz ; v. 11922 de nului, pour d'ome nul; v. 19316 prendre, pour rompre; v. 19571-72 intervertis ; v. 13628 mete, pour boute ; v. 14003-4 omis; v. 141384 laissassent, pour brisassent.
Fautes communes à X, M, N.—Onavu X, M, N réunis par une interpolation qui n'existe pas dans Z entre les v. 4400-1 ; les exemples de ce groupement sont extrêmement fréquents ; je ne les citerai pas tous, mais j'en donnerai un grand nombre, qui me permettront plus tard de classer d’autres mss. par de simples renvois: v. 4183 Ceste amour qui (N: si), pour C’est l'a. q.; v. 6136 fu puis (2), pour est or ; v. 1196 Je les, pour Bien L.; v. 1480 leur... leur, pour eus... leus; v. 8056 brace, pour face; v. 8345-46 seroit : feroit (M: avroit), pour seront: feront (3); v. 8600 Ow haïr (K), Ou qui het(N\, Ou qu'il het (M), pour Ou qui veut ; v. 8662 merveilleus (4), pour periülleus ; v. 8824 Qu'estre empereriz (5), pour Que emp. ; v. 8936 délices, pour devices ; v. 9124 nice, pour fole ; v. 9936 vo bon renon (6), pour vostré r.; v. 9258 aniaus, pour noiaus ; v. 9331 aussi (M, N), ainsi (K), pour avec ; v. 9726 voie, pour aie ; v. 9923 Car Juvenñaus neis (K : C.J. bien nous ou
(1) Cette interpolation paraît être mieux à sa place dans Æ (et 6a) que dan: L, M, N; je la crois néanmoins plus ancieñné däfs Z que dans X. Elle a été ajoutée ultérieurement en marge de Be et de Ce.
(2) Aussi dans Ba (Be manque).
(3) Be : seroit : aroïüt.
(4) Aussi dans Be.
(5) Aussi dans Be.
(6) Aussi dans Be.
Univ, de Lille. Trav. et Mem. Droit-Lettres. Tome VIT. — 29.
C. J. mout b.) aferme (1), pour Car i meismes bien a. ; v. 12188 devenu (2), pour ci venu ; v. 13042 Touz jourz par encherissement (3), pour Et t..j. p. enchierement ; v. 13082 faites, pour ferez ; v. 13994 d’eus omis ; v. 15199 soient, pour semblent; v. 15714 Renarz, pour Kengiers (4); v. 16144 precieuses, pour {respercanz; v. 1631718 omis ; v. 16364 Sanz nul autre (K) (5), S. ja a. (M, N), pour $. estrange; v. 16569 chier avroit, pour ameroûl; v. 16596 Zuisanz, pour naissanz ; V. 16642 Qu'un pou, pour Que trop ; v. 16648 el li voit, pour 27 veut ; v. 16764 en (ou a) terre (6), pour au centre; v. 16769 &2 ot si (1), pour 4 à ot; v. 17045 Et joinz piez trés (K : Et louz jourz par) dedenz saülli (8), pour £. j. p. en Ethnas.; v. 11386 Tout bien el tout mal (N. De b. et de m.) conoissanz, pour Et toux bons et toux c.; v. 17412 Ja ne l’en f'ust plus decevant, pour Mais que plus ne l'alast grevant; v. 17747 premission, pour prevision; v.11933-34intervertis ; v.17983 a Dieu, pour aus cieus; v. 11985 oste, pour ostent; v. 11986 fait (9), pour font; v. 18085-86 Et querissent lout a loisir Ou mieuz feissent, pour Et courussent ailleurs gesir O. m. celassent; v. 18117-18 omis; v. 18132 mauvais (ou naus) usages, pour en lewr courages ; v. 18139-40 entrapees: aprouvees, pour encowurpees : atrapees ; v. 18149-50 Et d'autre part dit Salemons (K), Et si redit rois S. (M, N), Se la verilé en disons, pour Si dil S. ltoutesveis Puis que par 1. v. vais ; N. 18156 Près sembient estre loing, pour Trés p.s. st L.; v. 18175 estre, pour et; v. 18188 Qui au mirouer se Conchange (K), Qui es m. sont comme angles (M, N), pour Seit li meiens Compoz ou sengles ; v. 18189 Pour la matire qu'est, pour D'une nature ou de; v. 18195 Qui la diversité, pour Qu'il si diversement; v. 18207 selonc ostacles, pour s'4 n'ont o.; v. 18211 De semblables choses, pour:Sembler c. entr'eus ; v..18298 Et ti
(1) Lr :C.J. meismes a.; Lv : Et J. meisme l'a.; ye : C. J. mout bien Ua My, ta : J. meismes a.
(2) Aussi dans Be.
(3) Aussi dans Be.
(4) Mot corrigé dans Be.
(5) Be : S. de nul.
(6) Be : a terre.
(7) Be : il ot lout. 6
(8) ye : Et a p. j. d. s. Du vers 16823 au v. 17473, je ne donnerai pas les variantes de Be, qui a reçu de très nombreuses corrections.
(9) Aussi dans Be.
grant nain sachiez t semblent (K), E. L. g. s. n. is. (M, N) (1), pour Æ£. 1. geant n. 1 ressemblent: v. 18956 Quant les vrais mirouers remirent, pour Q. vers L. m. se virent : v. 18261-62 intervertis ; v. 18285 eüssent, pour seëssent; v. 18987 Des diversitez, pour Ne des visions; v. 18288 Qui, pour Tant; v. 18313-14 loules voies : lenir voies, pour longues v. : loutes v.; v. 18338 aler, pour après ; v. 18341 faible, pour gent; v. 18355-36 Et tout ce leur semble dehors Et dient si com jou recors, pour Et de t. c. l. s. lores Qu'il seit einsi pour veir defores: entre 18356-57 quatre vers interpolés : Qu'il ont veu ce (K omet ce) apertement, Mais ce leur vient certainement (K : M. loutesvois n’en dout noient) De peeur ou de fantasie, De freeur, de melencolie ; v. 18365 El cuident bien (M, N), Et cuidierent (K), pour Qui veit ce cuide; v. 18585 Et flairs d'espices doucereuses, pour Et flaire e. oudoureuses ; v. 18386 Et toutes, pour Et gouste ; v. 18405 Cü qui, pour Ou s'il; v. 18409-10 omis; v. 18496 Cuident par nuit veoir (K : voisent) estries (2), pour C. estre p. n. e.; v. 18431 trois nuiz, pour £. feiz,; v. 18441-42 qu'eus songent (K a aussi des songes) : mençonges, pour vetes : venues; V. 18419-T3 Que l'ame s’estaou cors partie Et le cors est desaourné, pour Q.quant l'a.s’e. departlie Dou c. einsi d.; v. 18481 Qu’ele a perdu, pour Dont el suit ; v. 18529-34 omis ; v. 18535 dirai, pour euvre; v. 18556 ont plus de, pour tant ont grant: v. 18550 chieent, pour euvrent; v. 18553 elemenz, pour climaz; V.18563-64 omis; v. 18571 Car, pour Dont: v. 18579 de l'avoir nuisant, pour des amis poissanz ; \. 18580 Qui fait la gent, pour Douz est a leur; v. 18581 remplacé par 18582; v. 18582 Et par la trés grant ignorance, pour P. le defaut d'experience ; v. 18583 Qui bien avoir (K), Q. b. richece (M, N), pour Mais q. b. les; v. 18585 mout s'i craindroût, pour s'ê c.m.; v. 18588 Qui mout ol de biens el de graces (Æ : m. ot vertu et granz graces), pour De leur amour et de leur g.: v. 18693-24 intervertis; v. 18639-40 de l'escrilure : voient par nature, pour de letreüre : veit en l'escrilure ; v. 18657 plus granz avantages, pour trop plus d'a.; v. 18692 Maint en a l'en ve douloir, pour Car nus trop n'est bons a voueir ; v. 18698
(4) 6x : Eé li grant sachies ressemblent. Il semble que l'ancêtre commun de ces groupes ait eu : Æ. L. geant sachiez nain à ressemblent. (2) Aussi dans Be.
Plaisanz en faiz courtois en diz, pour Preuz e. [. el c. par DOC v. 18700 pareceus ne vains, pour pas pareuz AUS v.; V. 18712 as arz, pour a sens; V. 18718 seroil, pour sera; V. 18770 combat, pour defendu ; v. 18898 si grant chose, pour mie C.; V. 18899 Con d'a, pour D'a.; v. 18887 d'argent, d'or (M, N), henas d'or (K), pour neïs d’or ; v. 18848 Autre chose n'i pueent (K : c. cil n'i peut) prendre, pour S'il t veulent essemple p.; v. 18907 perülliez, pour tuit pareil ;: v. 18917-22 omis ; v. 18929 Les esperiz, pour leur rai; v. 18956 COMPOSsiCiONs, pour oposicions ; v. 18937-38 intervertis ; v. 18970 Seion leur, pour Tournant en ; v. 18978 Toul s'en va a definement, pour T. vw. a son commencement; v. 18988 Jusqu’a tant que, pour Quant qu'et peut tant qu’; v. 19012 compagnie, pour courteisie ; v. 19041 De toutes verluz seurabonde, pour D. {. Les v. abonde ; v. 19049 vaut, pour peut ; v. 19053 En cest, pour
C'est uns ; v. 19088 permanable, pour pardurable; v. 19229-30 Parjurez, faus el foi mentierres, Mescreanz, Simoniaus; vanlierres, pour Mescreanz, envieus, m., Parjurs, faussaires, ous, v.; V. 19988 Et pour (K.: El la) Fain qui le, pour Et Fu si fort le; v. 19298 jour, pour ce ; v 19299 Sÿ com fet ore, pour S. c. tu fais Las ; v. 19303 beles dianes, pour Belidienes ; v. 19307 Se hastent bouterel, pour S’efforcent vouloir ; v. 19350 Z: mauvais prophete, pour Li pseudo p.; v. 19364 Que (M, N: El q.) pour lui peussent, pour Qu'il ne peust sanz eus ; v. 19402 Et leur response où avrez, pour Si con saluer les savrez ; V. 19458 Nus ne la peüst retenir, pour Qu'’enviz l. p. l'en tenir ; v. 19459-62 omis; v. 19481 parlement, pour parement ; v. 19497 Et la (M, N: La) chartre adont leur, pour Et cit sa c. L. ; v. 19499 Et fait signe que il(M, N: g. luil) se, pour E. f. s. et dit qu'il se; v. 19517 Car, pour Qui: v. 19519 determine, pour dona terme; v. 19535 garder, pour aimer; V. 19582 pardurables, pour corrompables ; v. 19664 Voisent i a (K) (1), V. 4 tuit a (M, N), pour Qui touz les met a; v. 19684 soient durement penible, pour seit doulereus et D. ; v. 19686 S3 qu'en les voie en mi la face, pour S. que l'en L. v. e. la f. (2); v. 19736 et 19749 Gaudins:(3), pour Cadmus : v. 19848
(1) Ka : Ainz v. tout a.
(2) Be : Si qu’en L. v. ens en lor f.
G) Aa, Ke, Mau ont jadis au v.19736, et Gaudins (Mau: Gadins) au v. 19749; L : chascuns.aux deux vers; Be a chascu::s au v. 19736, il a modifié le v. 19749.
Celerent, pour Estortent; v. 19854 Ce est Radentus et Minos (N), Ce sont Radencus et M.(M), C'est Radantus et Liminose (K), pour C'e. Radamantus el M ; v. 19880 de noient, pour d’outrage ; v.19935 et champ dou parc poli (K : joli ou poli), pour e. p. d. c. joli; v. 19979 Et louz jourz les reverront naistre, pour Que l. j. nes veient renaistr'e; V. 20162 Mais, pour Ne; v. 20244 Les bestes, pour Le bestail ; v. 20295 est roonde, pour e. si ronde; v. 20360 eschaper nus, pour riens embler us; v. 20380 Qui sont pardurables. pour Et p.; v. 20404 Qui de la fontaine bevroit, pour Q. boivre une feiz en pourreit; v. 204920 cele eve, pour en l'e.; v. 20613 Que l’en vous a dit (M : Q. je v. ai d.), pour Que leù v. ai; entre 20638-39 deux vers : Mais Coinment que il vous aviengne De Raison vueil qu'il vous souviengne; V. 20642 Les biens que despenduz avez (K, M) (A), EL L. b. d. a. (N), pour L. b. d. ou jouez; v. 20706 Que bien pot on la voiz, pour Qui b. set la sentence; V. 20738 lair ai (2), pour laira ; entre 20810-11 une interpolation de 50 vers (3) :
Tel ymage n’ot mes en tour ; Plus avienent miracle entour (4) Qu'onc n’avint entour Medusa.
Mais ceste trop meilleur us à :
s' Vers Medusa riens ne duroit, Car en roche transfiguroit, Tant faisoit felonesses euvres, Par ses felons crins de couleuvres, Trestouz ceus qui la regardoient ; x Par nul engin ne s’en gardoient, Fors Perseüs, li fiz Jovis, Qui par l’escu la vit ou vis Que sa seur Pallas li livra.
Par cel escu se delivra (5); XV Par l’eseu le chief li toli, Si l’emporta touz jourz o li; — Mout le tint chier, mout s’i fiot, En maint estour mestier li ot :
Ses forz enemis en muoit,
(1) Des mss. de Æ ont L. b. d. en a.
(2) Be : ferai.
(3) Been a gardé les deux premiers vers etles six derniers. Cette interpolation
se retrouve daus d’autres mss. (Jo, Bu, Bù, Mas), avec quelques variantes qu'il serait sans intérêt, sauf exceptions, de signaler.
(4) Be intervertit les vers 1 et 11 : Moul avenoit m. e. N'ot mais itel y.e. t.
(5) Maz omet les vers XIII-XIV.
FOX Les autres a glaive tuoit.
Mais ne la vit que par l’escu, Car il n’eüst ja puis vescu ; Ses escuz li ert mirouers, Car teus ert ou chief li pouers XXV S'il la regardast face a face Roche devenist en la place.
Mais l’ymage dont ci vous conte Les vertuz Medusa seurmonte, Qu'’el ne sert pas de genz tuer XXX Ne d’eus faire en roche muer.
Ceste de roche les remue, En leur forme les continue (1), Voire en meilleur qu’onques ne furent (2) ; Ne qu’onques mais avoir ne purent.
XXXV Cele nuist et ceste profite, Cele ocist, ceste ressuscite, Cele les eslevez mout grieve (3) Et ceste les grevez relieve (4) ; Car qui de ceste s’aprochast XL Et tout veïst et tout touchast, S’il fust ainz en roche muez Et de son droit sens remuez (5), Si fust il a touz jourz gueriz De touz maus et de touz periz.
XLV Si m'aist Dieus, se je poisse, Volentiers plus près (6) la veïsse, Voire, par Dieu ! par tout touchasse (7), Se de si près en aprochasse (8); Mais ele (9) est digne et vertueuse, ir Tant est de biauté precieuse.
v. 20819 En fer, pour En metaus ; v. 20833 Ne si beles enfaçonees,
(1) Bu: Etenl.f.l. remue; Bü : Et en sa f. propre mue; Muz : Et de sa VER l. remue.
(2) Bu : que devant f.; Maz: que devant n'orent; Bû : Vont e. m. que devant n'orent.
(G) Bü :1l e. grevasl; Mas : L. relevés grevast ; Bu: Ceste l. grevez relevast.
(4) Bü, Maz: C. 1. g. relevast; Bu: Cele L. relevez grevast.
(5) Jo, Bu, Bù, Maz: Ou d.; Bù, Maz ajoutent Ja puis roche ne devenisl En son droil sens s'en revenist.
(6) Be: V. de pr.
(1) Be : Volentiers p. lout lat,
(8) Be : p.i ad.
(9) Be: Care.
pour Ne de si bele façon nees ; v. 20840 Si que ül, pour Si fort qu'il; v. 20859 Car s'aucune, pour Par foi s'une ; v. 21196 veoir, pour fenir ; v. 21134 manie (1), pour debaille ; v. 21181 respont La demoisele (2), pour respondi la pucele, etc.
Fautes communes à L, M, N.— Ces trois groupes unis, à l'exclusion de Æ, par la variante du v.96928, le sont encore par les suivantes : v. 4187 Or, pour Donc (3); v. 4846 douce, pour mole ; v. 4853 d'avoirs, pour d'eneurs ; v. 5251-52 maleürez: desmesurez, pour d.:m (4); v. 7159-60 intervertis; v. 7239-40 intervertis ; v. 7278-76 intervertis ; v. 1271-78 omis; v. 7294 comandemenz, pour comanz gardez ; v. 1308 retrairez (ou recrerez), pour tarderez ; v. 1438 Cointes, pour Gentis ; v. 1514 voudront, pour veulent ; v. 1161-62 placés entre les v. 7766-67 ; v. 8118 Destruiz, pour Despiz ; v. 8645 Que nus force ne lor meüst, pour Q. n. par f. nes est; v. 8654 S'il iert qui les seust requerre (L,-M), S'u fust a. bienl.s.r. {(N), pour Se l'en les saveit bien r.; v. 8655-56 omis; v. 9060-61 de plusors (N:de moul de) figures Ou de, pour de plus vüls f. Con de; v. 9095 Envers, pour Ne vers; v. 9201-2 placés avant 9199-200 ; v. 9200 sort et afolé, pour d'amours a.; v. 9300 desrompue, pour recousue (5) ; v. 9416 conscience, pour science ; v. 9475 trop, pour cele ; v. 9326 seignourie, pour simonie ; v. 9655 forfait, pour force; v. 9985 Et, pour Que ; v. 10015 m'en vois, pour m'en part; v. 10054 plaisant, pour poissant ; v. 10132 vienent, pour venrez; v. 10269 Dolenz, pour D'iuec ; v. IST Recevoient, pour Releneient; v. 11558 en deliz (6), pour ou de liz,; v. 11793 Le chief, pour La clef; v. 12243-44 forfait, pour mesfait ; v. 13189-90 sera : laissera, pour sereit : laïissereit; v. 13692 leçon, pour chançon ; v. 44452 serez, pour seiez ; v. 14667 trop, pour tant; v. 15488 et fiers, pour terriers ; v. 15554 que ne l'ocie mie, pour merci qu'el ne l'ocie ; v. 17018 trop sont tart (L), trop tart sont (M, N), pour atarts.;v.17190 faire, pour vouleir ; v. 17817-18 estrangleroient: le trouveroient, pour estranglereil : peliz sereit ; v. 18456 eltrois foiz vivent, pour f. f. revivent ; v. 19611 son, pour leur ; v. 19650
(1) Aussi dans Be.
(2) Aussi dans Be.
(3) ÀÆ omet les v. 4185-94.
(4) K : desmesurez : effreez.
(5) Æ : descousue.
(6) K : de deliz.
home, pour touz jourz ; v. 19658 letres, pour regles; Y. 19952 franches, pour fresches.
Fautes communes à Æ, L, M.— K, L, M ne sont que très rarement réunis en l'absence de N : v. 9719 en reclus (X, L), encluse (M) 4), pour en regle; v. 9181 mais que, pour pour q.; v. 10072 Ma dame, pour Ha d. (2); v. 10144 De fain, pour Don! Fains (3) ; v. 11778 Tost en porroit estre delivre, pour T. se p. voucir d. (4); v. 14316 S5 se, pour Qu’el se; v. 14562 male chiere, pour laide c.
Fautes communes à À, L, N. — Le groupement X, Z, N ne se présente que dans quelques cas dont on ne saurait faire grand état ; les mots aus genz du v. 4844 : Que mieux vaul aus genz el proufile (3), sont omis par les trois groupes, mais dans des conditions différentes pour chacun d'eux; dans N ils sont simplement remplacés par assez : Q. m.v. assez e. p.; les représentants de Z ont essayé, chacun à sa façon, de restituer au vers le pied qui lui manquait après la disparition de aus genz : Q. m.v. et que plus p., Q. trop m. v. et plus p., Q. mout v. m. el plus p., etc.; X a Dont elle v. m. et pr., mais il donne aus genz au v. 4846 { Vauti mieuz aus genz que debonaire, pour Que La douce et la d.) ; v. 11462 vueille, pour sueülle ; v. 11490 de tel, pour ceste ; v. 12167 voulons. pour venons; soueir du v. 13394: Ainz qu'el puisse a soueir entendre, est omis dans les trois groupes : Ainçois qu’el p. ace e. (L), Ainçois qu'ele y p. e. (N), Ainçois qu'ele y p. point e. (K), mais il en serait peut-être de même dans M si celui-ci n'avait omis les v. 13393-94.
Fautes communes à X, N. — Vers 4353 malage, pour rage; v. 5536 vivoil, pour regne ot (6); v. 5662 Ne peut nus (K : n. ons) ensemble avoir, pour N. pol n.e. voueir ; V. 6749 peuz (1), pour sez; V. 1348 Servir devez (K), Devez servir (N), pour Vous Lo s.; v. 8162 souvent, pour griement (8); v. 8391 rainsiaus (N), rain-
(1) Me: Ja con recluse; Mo a aujourd'hui en rigle, mais écrit au XVe siècle,
à la place d’un mot gratté, qui était sans doute encluse.
(2) N : Ha ma d.
(3) N : Qui de fain, variante qui semble se rattacher à celle de K, L, M.
(4) N: Ou ja ne s’en verra d.; cette leçon, avec verra, se rapproche plus de la bonne que de celle de K, L, M.
(9) M : Dont m. v. a. g.e. p.
(6) Aussi dans B.
(7) Aussi dans B.
(8) M : forment.
siaus et ramoissiaus (K), pour ramiaus ; v. 8100 A trestoutes fames trop seure (1), pour À toutes f. t. asseure ; v. 10196 ï entrent (2), pour Ze hantent; entre 15764-65, quatre vers de Bi(3); v. 15803 gielent, pour drecent ; v. 17382 mie decevant, pour pas de ce me vant ; V. 19692 poissons nouanz, pour oësel ou vent (4) ; v. 19784 qui bien t prende garde, pour q. leur prouece esgarde : v. 19809-10 Ze mortloire : et pert la memoire, pour leur mourie : tout delecherie; v. 19812 Se Atropos, pour Sea garce(S); v. 19819 Ci ra trois groinz qu'en son sein muce, pour Ses f. g.en s.s. li M. ; V. 19847 confusions, pour {ributacions ; v. 19849-50 omis ; v. 19871 Pourpensez vous et ne, pour Plus nuisanz que vous ne ; v. 19875-76 omis; v. 19877 Et atendrez, pour Ne ne craindrez ; \. 19937-38 intervertis; v. 19953 Que cueillent au printens, pour Toutes en leur p.; v. 19960 Fresches couleurs fines et vives (N), F. c. netes et fines (K), pour Fines c. fresches el vives; v. 19984 Les pastures riens ne leur coustent, pour Cuil. p. r. n. C.; v. 19989-90 omis ; v. 20021 En preterit, pour Æ. partie ; v. 20098 Touz Jourz leur est aparissanz, pour Qui t..j. 1. e. parissanz ; v. 20053 Mais, pour Ne; v. 20067 touz jourz, pour en ce; v. 20134 par tout, pour vineus; v. 20136 soutilla, pour semilla ; v. 20165-66 omis; v. 20209 court (K), corde (N), pour teil; v. 20607-8 intervertis; v. 20765 Et s'il est a., pour Si rest veirs qu'a. ; v. 20768 Laïissént, pour Lairont; v. 20769 donne, pour donra; v. 209%7-48 galebruns (K), malebruns (N) : el bruns, pour hatebis : et bis ; v. 20970 pourtraite, pour graislete; v. 21035 À cloches, pour À roues; v. 21041 conduit (K), c'on dit (N), pour «& treble, etc. J'ai déjà signalé (p. #47), à propos des variantes spéciales à AN, une interpolation commune à Æ, Nentre les v. 214?8-99.
Fautes communes à M, N.— Vers 4170 Ne ferai (6), pour Ne de lui; v. 4809 nices, pour cornarz (1); v. 5250 avec, pour come ; v. 5383-84 intervertis ; v. 5874 De touz, pour Touz (8); v. 6392 T'ont si
(1) Aussi dans Be ; M : À toutes preudefames 5.
(2) Aussi dans Ba.
(3) Voir ces vers p. 399.
(4) M : oiselez volansz.
(5) M : Se cele.
(6) Aussi dans B et d'autres mss. ; Æ : N'iert de moi.
(1) K : musarz.
(8) Le vers est complètement changé dans K : C’onques un jour n'en desmentirent.
en umour (1), pour T'o. ton athanor; v. 6458 Cossuemus, pour Suetontius (2) ; v. 6644 Car ainsi le voul dieus li rois, pour Qu'a. L.
v. d. li verais (3); v. 6862 Se 1 à a, pour S’X 1 prendra; v. 6912
vueil, pour dei (4); v. T181 Or l'ai puis teus trois moz (M), O. l'a.
ci l. deus m. (N), pour Mais p. la. t. d. m.:v. 1246 Avoi dist ü
par le cors Dé, pour Veiz d.i. p.l. douz c. D.; v. 1384 mal(5),
pour blasme ; v. 1620 Et ü se font, pour Mais i. [. leur; v. T134 Ce qu'il blasmera si blasmez, pour C. qu'il vourra blasmer b.; v. 11790 savrez, pour pensez (6); v. 1815 ou lipriez, pour ou si li plaist ; v. 1818 l'amende (T1), pour venchance ; v. 1920 prendre, pour conquerre; V. 8543-44 intervertis, et Par quoi vous rendez le musage, pour Ainz que ne vous ost le m.; NV. 8107-8 Juvenaus neïs le conferme (N : n. afferme) C'onques fame ne trouva ferme Et redit (N : le dit) par sentence ferme Et le jure (8) aussi etafferme (N : El devant touz auteurs l'a.), pour J. n. 1. c. Quir. p.s. f. (9); v. 8728 Ruffi (M), Ruphis (N), pour Rufins ; v. 8130 S3 li dist par parole, pour Li d. une p.; aux v. 8193-96 M donne : Car puis qu'il l'ota fame eue D'Argenteuil nonaïin revestue De verilé sans fanfelue Fu la couille a Pierre lolue, pour C. p. qu’il l'ot si com mei semble Par l'acort d'ambedeus ensemble D'A.n.Tr.F, lc. a. P. {.; N prépose les vers 8795-94 de la leçon commune aux quatre suivants : Æt que il ot a fame eùe D'A. n.7r. F. L.c. à P. t. Et ce (10) fu bien chose see ; v. 8819 dist ele, pour vouleir ; v. 8892 Font bien (M), F. bones (N), pour Vont bien (11); v. 8943 Otympiadès, pour Alcipiadès ; v. 9074 Car aussi bien se Dieus me - gart (12), pour Aussi b. s. D. m. regart ; v. 9001 tout paoureus Si que, pour si p. Que je; entre 9156-57 deux vers : Æf qui toutes
JT: To.tant e. am.; Ja: Tant t'o.e. l'am.; K : T'ont ore ainsi. K : Cenlonius.
K : Qu'a. l. ©. Jesus li rois.
K : m’estuel.
Aussi dans B, Ca.
Le vers est complètement changé dans X : Si en voudra mieuz vostre
(7) Aussi dans Be; L : justice.
(8) Mu : E. l. livre.
; (9) La est ici avec N:J,n:noùûs a. Co f.n.t.f. Il 1.4 p:s. PE. d. CNE Te (10) Car ce dans Lw, qui a la leçon de N.
11) K : Valent.
12) K : Autressi b.s D. m. g.
vous cercheroil Toutes putes vous trouveroit (1); v. 9303-4 D'un cuir lout blanc sanz ferreüre Tele (2) sera vostre ceinture, pour Mais dirai vous de quel ceinture D'u. ce. t.b.s. f.; v. 9330 charauderesse, pour chareïeresse ; V. 9338 Les cuers, pour Andeus ; v. 9339 Andeus, pour Les cueurs; v. 9502 Ne nus n'issoit de, pour N'isseit nus hors d&.; v. 9%504 N'onc nus n'avoit (M), Ne n. n'a. (N), pour N'onques n’a. (3) ; v. 9612 maïstre, pour prince; v. 9644 Haches, pour Coultiaus ; v. JT10 De quelque part qu'et soit venue, pour Quant el vendra de quelque rue ; v. 11058 Li habiz, pour La robe ; v. 11238 a grant planté, pour a poesté ; v.11980 Ou ææaætiij® (M), Ou æææiij® (N), pour Toul dreit ou xxx; v. 11604 xææiij*, pour æatij® ; V. 11621-22 As porteeurs des fais porter Pour ce fuient il tel porter (N : P. c.s'en veulent deporter),pour À. p. d. f. douleir P.c.f.i.t.vouleir ; v. 11726 mescroit, pour btasme ; v. 12300 Que tout prouvé, pour Veire p.; v. 19836 Nus n'i entra ne uine ter, pour N. n'i vient ui nus n'1vint îer ; v. 19898 Car touz a honte les meisse, pour Par toux les leus ou je venisse ; v. 13329 grosses, pour lourdes (4); v. 13468 Palamirus, pour Palinurus ; v. 13821 soliers (5), pour clotez ; v. 13961 condicion, pour procession; v. 14418 Ou de blanc fil un luisselel, pour O. d.f. u. lumuisselet ; v. 44876 trair, pour servir ; v. 14993 Que se jamais vous 1, pour Car s.. je. j. v.; V. 15006 guerrotie, pour voudreie (6); v. 15447 eue, pour tenue(T); v. 15636 Entour, pour Entre; v. 15804 Et engins de pluseurs (N : maintes) manieres (M ajoute Granz Caillous de plaisanz prieres, Qui valoient mieux que perrieres), pour Granz caillous de plaisanz prieres (8) ; v. 16060 Pourtraïiz biaus bache liers ou (N: chevaliers et) rois, pour Tenanz b.b. a r.(9); v. 16178pourroient, pour se pourreit; V. 16180 Qui furent bon peintre
(4) Aussi dans Za : E. q. bien v. encercheroit T.; Bé, Ra, Bo, BÔ, B6, yv: E. q. b. 6. (Bo, B6, B6 : i) regarderoit T.; Ri, Ro, Jo : E. q. b. vous esprouceroit T.; Li: E. q. b. prendre garde à voudroit T.; Mar : Q. b toutes vous requerroit T,.; Lw a la leçon de M, N.
(2) Za : Dece s.
(3) K : N'onc n'a. lions.
(4) Æ, Be : rudes.
(5) Aussi dans C ; Æ : coffre.
(6) Æ : pourroie.
(7) L : demie.
(8) K :G.c.d.pesanz mañnieres.
(9) Æ : Qui furent bach. ar.
appelés, pour Que je mout b. p. apel les ; v. 16374 Que*tantost li, pour Come ele li; v. 16492 a leur, pour neës au; v. 16683 Coupa li les cheveus as forces; pour C. les ©. a ses f.; entre 16728-29 deux vers : Æt com Genius l'escouta Ne la seurquist ne ne hasta; v. 17778 pouoil (N: pourroil) estre, pour pol «ler; \. 18013-14 omis; v. 18784 es palais principiers, pour es palerneus fumiers ; v. 19096 Que it ait riens, pour Q. ce seit jamais; v. 19268 Que nus, pour Ne riens ; v. 19349 bien traite, pour recete: v. 19370 clains, pour plainz:; entre 20036-37 répétition des v. 5999-602; v. 20772 pechié, pour vülé (1).
Fautes communes à X, M. -- Les fautes communes à X, M, l'exclusion de Z et N, sont peu MERE: en voici tre quelques-unes : v. 4269 Æ{ se tu bien le, pour E. s. ceslwi b.; v. 4468 Qui a peine sont, pour Q. puis s. enviz ; v. 4899 Ci qui font (M), C. q. ont (X), pour Ne quel f. (2) ; v. 5214 Qu'ele les lient (ÆX), Qui la lienent(M), pour Qu'il languissent ; v. 5134 Commant je donques que, pour C.j. pour ce q.; V. 8444 fines, pour leiaus ; v. 8445 n'esloient (K), n’esloit (M), pour n’aveit fait (3); v. 8739 Oulaz (K), Un laz (M), pour Ou harz; v. 9613 qu'a droit les, pour que à. leur ; v. 13076 Que nus ne vous en peut (4), pour Que ne ©. e. puis riens; v. 13179 de son pas, pour dou biau p. ; V. 13322 plus biau, pour meins lail; v. 13435 a longue aleine, pour à une a.; V. 13489 Sachiez, pour Sache ; v. 13690 Car maint home ont (K), C. m.en ont (M), pour C. moult ont maint; v. 11345 Qu'autrement n'en puist, pour Quant a. peut; v. 20246 nule noire, pour beste noire.
Fautes communes à X, Z.—X, L ont à peine deux outrois fautes, ” très peu significatives, qui leur soient spécialement communes : v. 9175 feton, pour fot et; v. 11936 puissent estre m., pour puisse estre la m. (5). |
Fautes communes à Z, N. — L, N paraissent unis, à l'exclusion de X, M, par les variantes suivantes : v. 4627 perdront, pour perdent; v. 5179 leur, pour sewr (6); v. 5242 omission de /arge : Pour
(1) Æ : vie.
(2) B: C. que f.; Ga : C. q.0.; N : Dès qu'il f. (3) N : n'orent f.
(4) Aussi dans Be; N : C’on n. v. e. peut riens. (5) N: puisse ore e. m.
(6) Æ : certain.
leur cuer qui esl(ou qu’il ont ou moult) charilable (L), P. 1. bons Cuers c. (N), pour P. {. c. large etc.; v. 6559 chace, pour giete ; v. 6581 Pour ce vous moustre trés (N : m. je) chier pere, pour PL. C. v. pri mon {. C. p.; V. 1840 garanz, pour tesmoinz ; v. 8053 Onc, pour Que ; v. 8256 sera, pour l'avront; v. 9367-68 intervertis ; v. 9705 recerchier, pour reverchier; v. 11753 De quoi, pour À q: (1); v. 12656 par moi, pour p. pot(2); v. 13317 Demi derrier et devant (L), Et tende d. et 4. (N), pour Demi pié d.etd. (dans les deux groupes, pié est omis; là variante de N a pu être introduite par quelqu'un qui cherchait à rétablir le vers faux de Z; mais ilest possible aussi que les deux fautes soient indépendantes l’une de l'autre); v. 14703 Enz, pour Sus ; v. 14994 Si me, pour Si nous.
Fautes communes à Z, M.— I, M ont en commun, à l'exclusion de X, N, les variantes qui suivent : v. 4687 entiers, pour entr'eus ; v. 9523-24 omis: v. 9897 tenir, pour servir (3); v. 19964 Et que destourbier, pour Que de d.; V. 14559 pris omis; v. 14681 ala, pour va ; v. 16009 #reuvent, pour éreuve; v. 16018 choses, pour fourmes ; v. 19919 reciler, pour retenir; v. 19945 besteletes, pour berbietes ; v. 19950 vertueuse, pour merveilleuse ; v. 19965 Mais, pour N'eus; v.20183 d'ennui, pour d'eneur; v. 20430 d'autrui, pour d'ailleurs. Dans les deux exemples suivants, N a une variante spéciale qui peut avoir: remplacé l'une aussi bien que l’autre des deux leçons : v. 10152 Aïnz (Z, M), pour Fains (N : Il); v. 17308 voiz (L, M), pour wevre (N: chose).
Appréciation de la valeur des groupes X, Z, M, N
Des différentes combinaisons dans lesquelles on vient de voir alterner les groupes X, Z, M, N, il ressort de toute évidence que le texte de chacun des trois groupes Æ, M, N a subi de nombreuses corrections empruntées ‘à d'autres versions. À défaut de cette évidence, il serait facile d'en fournir d’autres preuves. Dans la liste des variantes communes à Æ, M, N, j'ai noté celles qui se retrouvent dans B ou Be; si j'avais allongé cette liste, le nombre des renvois à Be aurait augmenté d'autant; même avec la liste réduite,
(1)-M : Par q.
(2) K : p. tout; M omet les v. 12655-58.
(3) Passage omis dans NW.
telle que je l'ai donnée, il aurait été notablement plus considérable sans les multiples lacunes de Be et surtout de Bi.
Le fait que M, N ne sont unis à Be, sauf exceptions, que quand ils accompagnent Æ, montre que c'est par celui-ci que l'union s’est accomplie. (ette attestation est encore confirmée par les nombreuses variantes qui unissent Æ, à l'exclusion de M, N, à Be ou à B. En voici des exemples (1) : v. 4218 mot (Be), pour lui ; deux vers interpolés entre 4298-99 (2) ; v. 4561 du delil(Ba), &es deliz(K), pour des leis; v. 4884 verriez, pour verreient; v. 5326 Maïs ce n'est pas (Be), pour M.n'entent pas; deux vers interpolés entre 5382-83 : Les pans liez (B : nouez) a la ceinture Tant con tresltouxz li mondes dure (3); v. 5484 disl Raisons (Be), pour d. ele or; v. 5527 dormoil, pour iert touz jourz ; v. 6310 en plus bas (Be), pour érebuchier ; v. 6689 autrement (Ba) (4), pour autre ome; 2%6 vers interpolés entre 6916-17 (Ba) (8); v. 71168 enseignemenz (Ba)(6), pour inlegumenz ; v. 1220 comment (Be), pour souvent; v. 1430 du tout (Be), pour ce crei ; v. 1433 avenir, pour ja venir ; v. 8622 pardonoil (Be), pour sermoneit ; v. 9100 pereceus (Be), pour pouereus ; v. 9565 Se coururent(ÆK), Sic. (Be), pour S'escourserent; v. 9957-58 intervertis (Be) (1); v. 10238 jetasse, pour ostasse ; v. 10416 À pot que n'ai, pour Près que je n'ai; v. 13262 comme (Be), pour pis que; v. 13322 plus biau (Be), pour meins lail ; V. 133929 rudes (Be), pour lourdes ; v. 13361 bouche (Be), pour gueule ; v. 13800 entendant (Be), pour entendre ; v. 13837 vraiement (Be), pour erraument ; v. 14458 Aînz (Be), pour Or; v. 15194 voir, pour dreit ; v. 15332 douce (Be) (8), pour toute; v. 15655 autre, pour quelque; v. 16529-30
(4) Pour éviter des complications inutiles, je ne citerai que des variantes de X qui se retrouvent dans Ba et Be, sans m'occuper des autres représentants de B; si la variante n'existe que dans Ba ou dans Be, je l’indiquerai entre{( ).
(2) Aussi dans J (voir ces vers p. 359).
(3) Ces vers sont intervertis dans Za : Tant,com porroit grant aleüre Les pans laciés a la ceinture.
(4) Lacune dans Be.
(5) Déplacés dans Be (voir p. 388 et p. 380, n 12). Cette interpolation existe aussi dans J, Ri, Ro, He, Bu, xw. Dans xw et dans Bu, elle est placée entre les v. 6920-21. Elle a été publiée par M. J.-A. Herbert, d'après xw, dans le Genilemans Magazine, an. 1906; elle sera donnée en appendice dans mon édition du poème.
(6) Lacune dans Be.
(7) Lacune dans Ba.
(8) Lacune dans Ba.
omis (Be); v. 16704 Le nous (Be), pour nes; v. 16787 reont (Be), pour rondece ; V. 16762 estables (Be), pour melables. Ba s'arrête au v. 16798 ; les exemples qui suivent sont empruntés à Be seul et à Æ : v. 17485-86 intervertis ; v. 17590 s'avenoit, pour s'ü ravient : v. 18010 chacier, pour traitier ; v. 18092 Genius, pour li prestres ; v. 19756 Mout estes de, pour Mout avez les ; v. 20165-66 omis ; v. 20433 deduit, pour conduil ; v. 20503 De feuilles, pour Æt de feuille ; v. 21144 enchantez, pour tentez ; v. 21455-56 omis: v. 21478 flateeur, pour flajoteeur. |
M, N, réunis ou séparés l’un de l’autre, ont quelques fautes de B qui ne se retrouvent pas dans Æ ; on peut les expliquer soit par leur présence déjà chez un ancêtre de X. M, N, dont Æ aurait corrigé la leçon, soit par des emprunts directement faits par M et N. Ces cas particuliers n’empéêchent pas qu'on doive considérer Æ comme l'intermédiaire par qui M, AN ont reçu la plupart des leçons qu'ils doivent à B. Du côté de B, l'intermédiaire a été l'un des mss. de la branche dont font partie Be et Bi(1); c'est ce que prouvent les fautes communes à Æ et Be à l'exclusion de Ba; outre les exemples qu'on vient d'en voir, j'en signalerai deux antres tout à fait typiques, que j'ai notés ailleurs : celui des v. 15645-46 dans l'étude de J (2), et celui des vers 15745-64 dans l'étude de Bù (3). Ce dernier exemple montre Æ et N juxtaposant deux leçons d'origines différentes, celle de la version commune et celle qui la remplace dans Bi.
On trouvera signalées ailleurs des fautes communes à Æ et à d'autres mss., notamment aux représentants de J, surtout à Jo. Plusieurs des variantes communes à y< et à Æ se représentent dans y: sous une forme plus ancienne que dans Æ (4).
(1) Si j'ai laissé Bi de côté dans la comparaison de K, M, N avec B, c’est à cause de ses nombreuses et considérables lacunes : non seulement la plupart des fautes communes à K et Be devraient se retrouver dans Bi, mais Æ a des fautes de Bi que n'a pas Be, par exemple v. 15685-86 En l'erboie (Bi: E. l’erbe) souz l'olivier (Bi : s. un 0.) S'ombroioient les (Bi: S'ombroient de coste) un vivier, pour Sous un peuplier en l'erbe esteient Jousle un vivier ou s'ombreieient. Jo a ja même faute: En herboi sous un olivier S'ombroient dessous .j. vivier.
2) Voir l'étude de J.
(3) Voir p. 399.
(4) Voir l'étude de ye. Voir aussi p. 447 une variante plus ancienne dans Jo que dans la plupart des mss. de Æ. Ce n’est peut-être pas par un simple hasard que le v. 5510, omis dans Jo, ne vient dans Æ qu'après le v. 5512.
Met N, lorsqu'ils sont alliés à Æ, participent à ses multiples arrangements du texte ; lorsqu'ils sont séparés de lui, c'est souvent Æ qui les a quittés ; mais souvent aussi ce sont eux qui ont changé de direction.
On vient de voir N, en compagnie de Æ, juxtaposer à la leçon commune des v. 15745-64 la version correspondante d'une autre famille; aux v. 21427-9%8, c’est la variante de X lui-même quil juxtapose à la bonne leçon (1).
M interpole deux vers entre 12904-5 : Par touz les lieus ou je venisse Mout chier achater leur feisse. Le premier de ces vers n'est autre que le v. 12898 de la leçon commune, qui est remplacé dans M, N par Que louz a honte les meïsse : le v. 12898 n’existant plus chez l'ancêtre de M, N, il est évident que M, pour l'intercaler entre 12904-5, l'a emprunté à une autre version. Le v. 15804 est remplacé dans N par un vers tout différent; M donne ce vers de N, puis celui de la leçon commune, puis un quatrième que la rime exigeait (2); il semble, à première vue, que M accouple ici deux leçons, la bonne et celle de N ; cependant il serait aussi légitime de supposer que c'est N qui a abrégé la leçon de M. Et cette dernière hypothèse me parait être conforme à la réalité. Les séries de quatre vers sur une seule rime, obtenues par l’addition de deux vers nouveaux placés l’un à la suite d'un vers de l'original, l'autre à la suite du vers suivant (1, 1bis, 2, 2bis), sont assez fréquentes dans N pour qu'on puisse y voir un procédé du remanieur à qui nous devons ce groupe (3). Quoiqu'il en soit, on se trouve en face d'un dilemme dont chacun des termes dénonce l’incohérence de M : ou toutes ces séries monorimes remontent au prototype de AN, et N, pour une raison quelconque, a réduit celles des v. 15803-4 ; dans ce cas, M, pour garder trois de ces variantes et rejeter les trois autres, a dû s'inspirer de plusieurs versions ; ou l'ancêtre de N n'avait pas la dernière série, et M n'a pu l'obtenir qu’en combinant la leçon commune avec celle de N. .
Aux v. 19847-48, au lieu de par leur tribulacions Estortent Les
(1) Voir p. 448.
(2) Voir p. 459.
(3) J'en ai précédemment signalé un exemple dans la première partie du roman : V. 1195-97 (p. 287), et dans la seconde partie, cinq, dont deux sont aussi dans M : v. 6349-51 (p. 444), v. 10011:13 (p. 445), v. 13975-77 (p. 446), et v. 8707-8 p. 458), v. 8193-96 (p. 458).
confessions, K, N ont p.{. confusions Celerent 1. c. Gette variante ne peut être décomposée ; il est évident que les deux mots #ributa- Cions el Estorlent ont été simultanément remplacés par confusions et Celerent; cependant M n'a que la moitié de la variante : p. /. tributacions Celerent !. c.; il fond donc, ici encore, deux leçons. Nous retrouverons ailleurs M en relations avec d’autres groupes. Non seulement le prototype de M combinait des extraits de différentes versions, mais chacun de ses représentants apporte à son tour de nouvelles contaminations au texte ancestral. , La comparaison de Z avec À, M, N n'infirme en rien l’homogénété de son texte; elle laisse au contraire l'impression que ce texte est antérieur à celui de leur prototype; impression qui est soutenue par des arguments du genre de celui-ci : malgré l’omission dans X, Z, M, N des v. 9921-92 : Neïs Salomons n'en pot trouver Tant les seust bien esprouver, L n'en à pas moins gardé sans le moditier le vers 9993 : Car 1 meismes bien aferme, que la disparition du nom de Salomon a rendu inintelligible; l'ancêtre de K, M, N, pour lui donner un sens, a substitué /uvenaus à 01 (L) : sa variante est donc postérieure à celle de Z, dont elle dérive. L n'a aucune variante de À ; les fautes communes à Ab et à Z sont rares et insignifiantes (voir p. 355-506) ; l'absence de 4b lorsque Ac se rencontre avec L prouve que ce n’est pas celui-ci qui est venu à À {voir p. 357). Jamais Z n'est avec B ou C'en l'absence de £b, He. Les variantes des v. 7468 ointes (K, L, M, N et Be, Bü) (2), pour teintes ; v. 17814 se vivroient (L, Be), pour chevireient, sont sans importance ; d’ailleurs Be pourrait être l'emprunteur. J'ai signalé précédemment (p. 407, n. 2, 3) deux variantes communes à Ce et à Z, mais Ce étant dans chacun des cas séparé de Ca, c'est lui qui a emprunté les variantes ; lorsque Ca et Z sont ensemble (voir p. 409), c'est probablement Ca qui est venu à Z. J'ai eu déjà l'occasion de noter quelques variantes communes à L et à £b, He (voir p. #11, 415, #14). Les v. 7761-62, omis dans Eb: sont placés dans Be entre 7164-65, dans Z,.M, N entre 7766- 67 : les v. 7160 et 7762 commençant tous deux par les mêmes mots Et prent, il n'est pas surprenant que plusieurs copistes aient transcrit le v. 7763 à la suite du v. 7160, puis aient cherché à réparer
(4) Voir cette variante p. 449.
(2) Ba a la bonne leçon; Bd suit assez souvent Z.
Unit. de Lille. Trav. et Mem. Droit-Lettres. Tome VII. — 30.
leur erreur dès qu'ils l'ont aperçue. Les v. 9199-200, omis dans AC, B, Eb, He, se trouvent dans L, M, N entre 9202-53 ; cette fois, il ne s’agit pas d'un simple bourdon; on peut donc supposer que 2, ayant omis les v.9199-200 en même temps que AC, Be, Eb, He, les a reçus plus tard d'un correcteur, et qu'ensuite cette correction marginale a été maladroitement introduite dans le texte. Gomme on n’emprunte pas une lacune à un tiers, on devrait admettre un même ancêtre pour AC, Be, Eb, He et L,et de cet ancêtre pourraient provenir les quelques autres variantes communes à ces mss.; mais ces fautes sont si rares que l'explication, pour être plausible, n'en reste pas moins douteuse.
Représentants de X, Z, M, N
Il reste à dire des groupes X, Z, M, N quels en sont les représentants. Je considère comme tels non pas tous les mss. qui leur ont fait des emprunts plus ou moins nombreux, mais ceux seulement dont le texte, soit dans tout le cours du poème, soit dans une partie de quelque étendue, a leur texte pour base.
Font partie de X, totalement ou partiellement, Xa, Ke, Ki, Ko, Ey, Kb, et Li, Nh.
Il arrive quelquefois à Æa, lorsqu'il s'écarte des autres représentants de Æ, de se trouver seul avec J, M, N ou B; comme ces groupes ont de très nombreuses affinités avec Æ, on ne peüt affirmer dans ces cas si C’est Xa ou l'ancêtre commun des autres mss. de X qui à dévié : v. 1348 Servir devez et honorer (Ka), D.s.e. h. (B,N), Servez les el les honorez (autres mss. de Æ), pour Vous Lo servir e. h.; V. 8622 pardonoil (Ka, Be), pour sermoneit ; v. 8662 merveilleus (Ka, Be, M, N), pour perilleus ; v. 16484 mari (Ka, M, N), pour osteus ; V. 18879 Mais morz par sa grant difference (Ka, M, N), M. mal par mortel d. (autres mss. de Æ), pour Qui p. 5. mortel d.; v. 18936 composicions (Ka, M, N), pour oposicions ; v. 20156 Qu'ons est sers (Ka, M), O. e. s. (N), pour Est 0. 5. v. 20244 les bestes (Ka, M, N), pour Le bestail.
Ke se sépare du groupe depuis le v. 8543 jusqu'au v. 9958, de
même au v. 11047, puis du v. 12158 au v. 13262. A part ces exceptions, il représente fidèlement X.
Ki a été examiné dans le groupe I (p. 421).
Ko reste fidèle au groupe jusqu'au v. 15540 environ, puis s'en sépare ; alors, pendant à peu près 3000 vers, il reproduit régulièrément les fautes de Z ; il a ensuite des fautes spéciales à d’autres mss., notamment à M et à Ca; en même temps que Ca il se retrouve de nouveau avec Æ du v. 19440 au v. 20070 environ. Il quitte ensuite une seconde fois X, pour suivre définitivement Z, tandis que Ca, qui a aussi, en même temps que lui, quitté Æ, n’a pas toutes les variantes de Z. Ko a des fautes spéciales en commun avec Æa : v. 8953 Qui lors, pour Car lins ; v. 117397 grant (leçon de Z), pour franc; v. 18207 oracles, pour ostacles ; v. 18441 des songes, pour que songent de X.
Ky a la bonne leçon contre Æ aux v. 21065, 21131, 21959, 21965, 21548, 21616, 21637 ; il n’a pas les deux vers interpolés par X entre 21754-55 ; 1l a la leçon de M au v. 20734.
Kb entre dans le groupe ÆX probablement au v. 7300, premier d'un cahier dont l'écriture diffère de celle des précédents ; auparavant il faisait partie de Z. Au v. 1294 il est encore avec Z; il n'y est plus au v. 7308: dès le v. 7348 il a une faute caractéristique de X, qu'il ne quittera plus qu'entre les v. 13322-857.
Lt, étudié avec le groupe Z{(p. 480), fait partie de Æ jusqu'au v. 8314, puis entre les v. 14452-908; il suit plus spécialement Xy.
Nh, étudié avec le groupe N (p. 486), suit Æ entre les v. 6208-593
et entre les v. 7010-9056.
LaiLe Li, Lo, LusLuiLlo; Lo Ld LÉ Las Lh, Li EL, Lm, Em, Lmt, Lnÿ, Lmi, Lmv, Lmÿ, Lp, La, Lr, Ls, Lt, Lo, Pin aLt eE22%)0,09 D, Urv. |
ILest difficile de suivre un ordre rigoureusement logique dans l'examen des représentants de L. L'ordre alphabétique aurait sa raison d’être pour certaines parties du poème; dans d’autres parties, il serait en contradiction avec des affinités nouvelles : Zv et Lw, par exemple, sont intimement unis durant presque tout le cours du poème; Zæ se joint de bonne heure à eux; cependant, aux v. 9521-
24, Lu avec Le, La, Lo, Ly forment un groupe spécial, dans lequel n'entrent ni Lw, ni Læ: et d'autre part, Lo, de ce groupe, fait partie de L, et l'on a vu, à la variante des v. 15015-16, Ze associé à Zb, La, Lim, Lmt, Lnÿ, Lm.
Autant que possible, je suivrai un ordre correspondant au plus ou moins de fidélité de chaque ms. vis-à-vis de l'ancêtre commun, tout en cherchant à ne pas séparer ceux qui ont entre eux des attaches particulières.
Lo a été examiné dans le groupe I (p. 421).
La est pour le poème de Jean de Meun, comme pour celui de Guillaume de Lorris, le plus ancien représentant de Z. Ses fautes individuelles ne sont pas rares, mais son texte ne présente aucune variante empruntée à d’autres groupes. Il n'en serait probablement pas de même des copies qu'on a pu en tirer après qu'il eut reçu, en marge, des additions provenant de B ou d'ailleurs.
Lb aussi représente fidèlement Z, bien qu'aux v. 5015-16 il ait la 4° variante au lieu de la 3°. Cependant il a la bonne leçon contre £ au v. 1034. Il est diflicile de décider si ses variantes du v. 14682 : El la vieille aussi s'en va, et du v. 19630 : Par cui tuit li mortel vivent, procèdent de celles de Z ou de la leçon primitive ; il serait assez tentant de les considérer comme antérieures aux variantes de L, qui les aurait modifiées pour rétablir la mesure du vers.
Les fautes de Z qui ne se retrouvent pas dans >, sont rares et peu importantes : le cas se présente aux v. 52492, 5551, 7034, 9799, 9897, 10144, 13394, 15447, 17190, 17153, ete.
x oppose la bonne leçon aux variantes de Z aux v. 5179, 7034, 8804, 9792, 9897, 11799, 13317, 14559, 14681, 14689, 14703, 19945, 20055, etc. ; il a la variante de M seul au v. 4156 : de N seul aux v. 4844, 17308; de M, N au v. 7178 ouvrirent (L : couvrirent, KE: rendirent), pour vestirent.
LC, Ld, Lo, Lv, Ly, en intervertissant les mots du v. 9591, le font rimer avec le v. 9524, et suppriment les v. 9522 et 9593 (le v. 9524 a été considéré comme faisant double emploi avec 9322). On a ainsi:
Riche tuit egaument estoient, Car naturelment s’entramoient (1),
(1) Même leçon dans Min
p. 548, la leçon de A , avec la variante Et pour Car au second vers. Cf. . D18, 2çon de Ro.
au lieu de ; Riche esteient tuil egaument Et s’entrameient leiaument.
Einsi paisiblement viveient, Car naturelment s’entrameient,
Le est un représentant fidèle de Z; les fautes de son groupe qu'il n'a pas gardées sont relativement très rares et de peu d'importance. Il a la bonne lecon contre ZL aux v. 5179, 6581, 7034, 9181, 9726, 9799, 9897, 13189-90, 18317 ; il intervertit les v. 5383-84, avec M, N. Avec quelques représentants de Z (La, Le, Lo, etc.), il donne v. 6566 /raieries, pour praieries; v. 9894 doint, pour cont(L : die).
Ld, jusqu'au v. 14080 environ, suit fidèlement Z, à peu près dans les mêmes conditions que Zc, et en lui opposant la bonne lecon aux v. 4687, 5551, 6581, 9181, 9526. 9897, 10144, 13317. Avec Be, K, il remplace au v. 1220 souvent par comment. Il a les variantes de Le signalées précédemment aux v. 6566, 9521-24, 9894; celle de Ze au v. 6392 T'ont en ta (Le : la) chalor eschaufé, pour T'o. ton athanor e. Du v. 14080 au v. 14980 environ, Za suit X. Du v. 14980 au v. 148930 environ, il suit de nouveau Z; il a cependant, au v. 15194, avec B, K, Rif, etc., voir, pour dreit. Du v. 18930 au v. 19970 environ, il ne suit plus ni Z, ni Æ; toutefois il a la variante de Z au v. 19502. Dès le v. 19994 il est revenu à Z, qu'il ne quittera plus, sauf au v. 21080, où il oppose la bonne leçon à la variante de L, M: Vint a la feste pour veillier, pour F. a cele f. v.
Il semble que Zg ne cesse jamais d’une façon continue de suivre L, sauf peut-être du v. 9200 au v. 10740 environ; toutefois, pour les nombreuses fautes qu'il a en commun avec Z, X, M, N, ou plusieurs de ces groupes réunis, il n’est pas toujours possible d'affirmer qu'il les doive à l'un plutôt qu'à l’autre. Il a la bonne lecon contre Z aux v. 5551, 7152, 11799; contre Z, N au v. 4627: contre Z, ÆX, M, N aux v. 4154, 7034. D'autre part, il a les variantes de Æ aux v. 4137-38 (omis), 8313-14; de M aux v 8899, 12164 adrechier, pour peeschier (K : despechier); de M. N, semble-t-il, au v. 8943 AZimpiadès (Lg), Olimpiadès (M, N), pour A/cipiadés ; de Aa, M, N, Be au v. 8662; de Be (Ba fait défaut) au v. 4853 deniers, pour d'eneurs (L, M, N : d'avoirs). Au v. 9200, il a encore une faute de Z, M, N; à partir de là jusqu'au v. 10740 environ, il n’a plus de Z que les variantes qui se retrouvent en
même temps dans Æ, sauf celles des v. 9526, 9985. qui ne sont que dans Z, M, N. En même temps il a des fautes de X : v. 9300, 9395- 96, 9419, 9487: deux vers interpolés entre 10094-9%5, etc. ; ou il oppose la bonne leçon à Æ : v. 9565, 9689, 9957-58 (intervertis). A partir du v. 15080 environ, il suit Z beaucoup plus régulièrement, en lui opposant toutefois encore la bonne leçon aux v. 15447, 19043 (de, pour a), 19083, 20905 (Z{, pour Que). Par contre, dans cette dernière partie, de nombreux groupes de vers sont omis : v. 17817- 18, 17963-66, 17971-80, 18103-6, 18145-62, 18210-28, 18255-74, 18281-86, 18317-18, 18355-60, 18905-6, 18909-12, 18985-86, 19009-12, 20947-48, 20969-70, 21031-32, 21047-50. |
Lh n’oppose que rarement la leçon originale aux variantes de L : v. 3179, 13317; au v. 4844 il se rencontre avec N, mais peut-être par hasard : il s'agissait de remettre sur pieds un vers trop court de L, et plusieurs correcteurs ont pu le faire à l'aide de la même cheville (1); en tout cas, il n'y a probablement pas emprunt direct à N. Toutes ces corrections se retrouvent chez d'autres représentants de Z. On se rappellera que ZA a perdu de nombreux feuillets.
Lj a beaucoup de fautes individuelles.
Lf est une copie très altérée; il a de très nombreuses variantes qui lui sont propres ; en outre, plusieurs milliers de vers lui ont été rapportés, au XV° siècle (2), sur des feuillets nouveaux. Il serait donc inutile, et d'ailleurs impossible, d'entrer dans le détail de ses différentes leçons. I fait essentiellement partie de Z, mais dérive d'une copie qui avait reçu des additions empruntées à une autre version; c'est ainsi, par exemple, qu'il a les deux v. 95%3-2%4, inconnus de Z.
Lp, dans sa partie ancienne, est du groupe Z; il en a à peu près toutes les variantes. Il lui arrive cependant quelquefois d'avoir la bonne leçon contre Z, notamment aux v. 5010, 5551, 7159, 9655, 9729, 9792, 9897, 10144, 11936, 19307, 192964, 18109-3, 20183.
Le fait régulièrement partie de Z jusqu'au v. 16680, sauf de très rares Corrections, Comme, par exemple, celle du v. 1018, où il oppose la bonne leçon à la faute de Z. Du v. 16680 au v. 19396 inclusivement, il ne reproduit qu'une variante de Z, celle du v. 17308. Il se relrouve ensuite pendant quelque temps avec Z. Au v. 19945, il a de
(1) Voir p. 456.
(2) Voir ci-dessus p. 183.
nouveau contre Z la bonne leçon, et durant une centaine de versil a des variantes de Æ : v. 19979 (aussi dans M, N): v. 19984 (aussi dans N); v. 19989-90 omis (aussi dans N); v. 19998 Ne or toit Le tor d'une plume, pour N. {. coust le pris d'u. p. (1), etc. Il est encore avec Æ (et N) au v. 20067, mais c’est pour la dernière fois; au v. 20156, il se retrouve avec Z. Ce n'est probablement pas directement à un ms. de Æ que Le a emprunté ces leçons, mais à quelque texte apparenté à X, tel que Ca.
Pour exposer avec plus de clarté la composition de Li, je le diviserai en trois parties, dont la seconde sera comprise entre les v. 8657 et 15010.
1° La première partie a pour base Z, mais avec de nombreuses infidélités. D'une part, Z£ a la bonne lecon contre Z, seul ou accompagné de X, M ou N, aux v. 3010, 6581, 7034, 7468 (2), 7818, 1840, 8055, 8118, 8256 (3). D'autre part il a des variantes en commun avec Be et les mss. qui ont le chapitre apocryphe sur Faux-Semblant. Outre celles des v. 8157, 8228, 8296, 8593-94, qui seront données plus tard, je noterai : v. 4378 dispensee, pour de pensee (avec 84, B) ; v. 4587-88 intervertis (avec Jo); v. 4841-42 intervertis (avec Jo): v. 5951 (avec Jo, B. N); v. 6548-46 omis (avec Be); v. 84926 boscages, pour ramages (avec Æ); v. 8481-82 omis (avec Æ, Ga).
% Zi omet encore les v. 8655-36 avec Z, M, N ; mais à partir de là, jusqu'au v. 15010, on peut le considérer comme étranger à Z; il n'a plus de lui que de très rares variantes, qui sont manifestement des rencontres accidentelles ou des emprunts : v. 9726 (avec 7, A, L, N); v. 9192 (avec L); v. 10054 (avec Z, M, N, Be, Ca). Ges trois exemples, où il s’agit de simples substitutions de mots, sont sans importance ; celui des v. 9060-61, où Zi, avec Ga et Ro, réunit les termes contradictoires de deux leçons, celle de Z et la bonne, est plus intéressant (4). Un peu plus loin, nouvelle contradiction analogue, mais cette fois en compagnie de / : certains mss. ont, aux deux v. 9161 et 9163, eur au lieu de vous, Li,avec J,a lew
(1) N': Ne L tost vaillant u. p.
(2) lei, Li n’a pas exactement la bonne leçon, mais peintes, pour teintes (K, L. M, N:oîntes).
(3) 11 manque au ms. les v. 7533-76.
(4) Voir p. 508.
au v. M61, mais vous au v. 9163. Les v. 9921-22, qui manquent dans X, L, M, N, manquent aussi à leur place dans Z4, mais sont intercalés dans ce ms. entre les v. 9894-95; ils y sont évidemment une addition, à l'origine marginale, empruntée à une autre famille. Dans cette seconde partie, Zi a des fautes assez nombreuses en commun avec certains des mss. qui ont le chapitre apocryphe sur Faux-Semblant, et avec Be. Plusieurs de ces variantes seront données lorsque j'examinerai ces mss. (1); en voici d'autres : v. 8680 en, pour sus (avec Æ, 6); v. 8980 omis (avec Ja, Jo); v. 9300 (avec Æ, Ja); v. 9835-36 intervertis (avec 62); v. 10139 (avec Æ); deux vers entre 11064-65 ‘avec B, Jo); v. 11261 Et s'il avient qu'on (avec 62), pour Et s'aucuns vient qui; v. 11280 treisieme (avec 6x, Be, Za), pour frentieme ; v. 11871 mais {avec Be), pour La. À partir du v. 11400, les fautes spéciales à Li et 8. deviennent plus nombreuses : v. 11400 Zewr, pour Za; v. 11493 home, pour moine; v. 11435 pourroie (aussi Ga), pour pourrai je; v. 11593 heraudie, pour renardie ; v. 11539-40 intervertis (2); v. 11620 doloir (aussi M), pour souvent; v. 11707 Ai, pour Faz; v. 11735-36 ostelieres : bordelieres, pour 0. 0.; v. 11738 De quoi l'en doit (aussi y»), pour Dont l'en deie; v. 11840 erent, pour sont; v. 11918 Ne me, pour Mais ne; v. 12027-28 intervertis et modifiés : Et quant leur genz furent parties (3) Sis'en vont en quatre parties, pour S. s'e. v. e. q. p. Si con 1. g. orentp.; v. 12092 En sa main destre, pour De traïson, etc. Il en va ainsi jusqu'au v. 14184 environ. Au v. 14705, les deux mss. ont de nouveau une variante commune, "'aprist toute la maniere, pour ma. d'entrer la m.(4). Je signalerai encore deux variantes spéciales à Zi et Dij : v. 11545-46 omis, et v. 11547-48 intervertis. La rencontre de Zi avec Tou au v. 14696 ne peut guère être regardée comme fortuite : Teles que vous sembleront beles (Li), El qui vous devront sembler b. (Tou), pour Toutes fresches toutes nouveles.
(1) Celles des v. 8700, 8936, interpolations entre 9156-57, entre 10094-95, v. 10409- 10, 12751, 12871 13026, 13042 (voir p. 503).
(2) Mas a exactement la leçon de Li : Prevost, baillif et cil maieur, Faussonnier et terminaieur, pour F. el termeieeur, B., bedel, Drm
(3) Max : Q. 1. g. . deparlies.
(4) Des fautes qui viennent d'être signalées, celles des v. 11261, 11374, 41423 11435, 11539-40, 12027-28, 12092, 14705 se retrouvent dans Maz.
3° Li se retrouve avec Z aux v. 15013-16, et ne le quitte plus que très rarement : c'est à peine si l’on peut dès lors citer quatre ou cinq variantes de Z auxquelles il oppose la bonne leçon : v. 18447 (L),16009(Z, M), 17153 (L); v. A611 devant(K, L, N), pour dedenz. Au v. 19910 : Aënz me repent dont home fis, il n'a qu'une partie de la variante de Z : Ainz, pour Mout, mais pas je Le, pour ome ; v. 19630 : Par qui li mortel vivent, il n'a niles mots {ouz jourz de la bonne leçon ni le mot ome qui les remplace dans Z.
LR fait essentiellement partie jusqu'au v. 15488 inclusivement de Z, dont il reproduit la plupart des fautes que j'ai signalées comme appartenant à ce groupe; pas toutes cependant : contre Z, il a la bonne leçon aux v. 4157, 4627, 5010, 5179, 7034, 8053,9593 24 (omis), 9726, 9792, 9921-22, 10152, 10440. Après le v. 15488, il ne présente plus que quelques variantes de Z; il n’a pas celles des v. 15554, 15701-2 (intervertis), 16108, 16127,16135,16156,16184, 16680, 16858, 16904 ; il a cependant encore celles des v. 16722, 16780, 16761-62 (omis), et 17034 regarder, pour retarder ; ensuite, les rencontres avec Z deviennent extrêmement rares ; par contre, elles deviennent fréquentes avec /, XÀ. Le chapitre apocryphe des privilèges de Faux- Semblant, inconnu de Z, existe dans ZA, mais entre les v. 11006-7, et non, comme dans les autres groupes, entre les v. 1122293; or, il occupe la même place dans 77; en outre, la version de ce chapitre est la même dans les deux mss., avec des variantes de détail qui leur sont spéciales : v. LXXII esperilaus, pour émperiaus ; v. CxXXxIII-1V Mais qui de ces confessions Nous laira faire abusions, pour Et qui de tel confession Entent la consecucion. Il existe donc une relation certaine entre Zk et Jl; l'un doit à l’autre, ou à l'ancêtre de l’autre, le chapitre de Faux-Semblant. ZA, déjà au v. 8374, a bois, pour chans, avec Æ ; après le v. 15488, ses variantes de X deviennent nombreuses: v. 16144, 16317-18 (omis), 16484, 17382, 17419, 18139, etc. Toutes ces dernières se retrouvent dans J}; pour le v. 8374, JI a vignes au lieu de bois, mais d'autres mss. de J ont bois, qu'à dû avoir aussi un ancêtre de J/. Entre les v. 10830-31, ZA interpole 40 vers avec B et M, et cette interpolation existe également dans 7, y compris J7. De sorte qu'il est tout naturel d'admettre que les variantes de B et de X qui se retrouvent dans
Lk lui viennent d'un ancêtre de J7 (1); aussi peut-il arriver que, pour une même faute, la variante de ZA se rapproche plus de celle de J{ que de celle de X; c'est ainsi que le vers 18188: Seit 17 meiens compos ou sangles, est devenu dans J7 et Jo : S. li mireoirs ©. ou s., dans ZAR : 19. le mireoir espès ou s., dans Æ : Qui au mireoir se conchange (dans M, N : Qui es mireoirs sont comme angles). En somme, le texte de ZA est un composé des textes de Zet de J.
Lm?, Lm8, Lq, Lu, avant le v. 18906, n’opposent que très rarement la bonne leçon aux fautes de Z, et encore est-ce à des fautes peu importantes. Au v. 18906, ils cessent d'être avec Z; ils ont alors en général la bonne leçon, avec cependant quelques variantes de X'; à partir du v. 19458, ils ont, jusqu'au v. 20067, presque toutes les fautes de X ; au v. 20156, ils sont revenus à Z et ne le quittent plus.
Lmè, Lm*, sauf quelques corrections isolées de part et d'autre, ne se séparent du groupe précédent qu'entre les v. 7230-9450 environ. Aux v. 7239-40, ils ne suivent plus L;ils ‘’intervertissent -pas avec lui les v. 7275-76, mais avec lui ils omettent les v. 72717- 78 ; ils l’'accompagnent encore au v. 7294, mais plus au v. 7508, dont ils doivent probablement la bonne leçon à X. Du v. 7348 au v. 9396, ils suivent À, tout en donnant les v. 8481-82, omis dans X, et la bonne leçon, contre X, au v. 9100. Ils ont les v. 9469-70, omis dans K; ils sont probablement déjà revenus à Z, qu'ils suivront désormais dans les mêmes conditions que ZLm?, LmS, Lq, Lu.
Lmÿ, Lm7, Ly suivent Z depuis le début du poème jusqu’au v. 18906, et du v. 19994 à la fin, sauf quelques corrections, qui sont souvent les mêmes que dans ZLm?, Lm8, La, Lu ; du v. 18906 inclusivement au v. 19994 exclusivement, ils opposent généralement la bonne leçon aux variantes de Z. Toutefois Zmf a reçu en surcharge ou sur ratures de nombreuses corrections, sous lesquelles il n’est pas toujours possible de retrouver la leçon du copiste.
Lmÿ peut être, lui aussi, considéré comme faisant partie du
(1) Peut-être cependant pas ‘toutes: le v: 10825 de LA:.Qui montee est en grant esveil, paraît être üne combinaison de B: Q. m.e.e.g. orgueil, et de la leçon commune: Q. pour mei rest e. g, esveil, qui est aussi celle de J; quelques variantes de À existent dans LA qui ne se retrouvent pas dans J': v. 18086, v. 18117-18 omis,
groupe précédent jusqu'au v. 18906. Cependant il interpole entre les v. 1122%2-%3 le chapitre apocryphe sur: Faux-Semblant, suivant la variante 7e. Dans la variante des v. 1469-74, il semble réunir, comme 74 el =2, en se rapprochant surtout de 4, les leçons de Z el de N. Il réduit à 13 les v.6802-900. Du v. 18906 au v. 19480 environ, il n'est plus avec Z, et pas encore avec Æ; à partir du v. 19497 au moins, 11 suit À jusqu'à la fin du poème: ‘il n'en a cependant pas les deux vers interpolés entre 21754-55.
Ls fait partie de Z, bien qu'il en ait corrigé de nombreuses fautes, dans la proportion de 1 pour 8. Il a quelques variantes spéciales à certains représentants de Z, par exemple, avec La et quelques autres mss. : omission des v. 8567-68 ; v. 15714 sengliers, pour rengiers. Il interpole entre 4418-19 deux vers qui proviennent-de B, où ils se trouvent entre 4414-15 : Car mort bee lout a luer Se n’estoit le continuer. Il a de rares fautes de Æ : v. 5662 /Be, K), 13221 (K), 17747 (X, M, N). Entre les v. 18880 et 19980 environ, Zs a si peu de fautes de Z qu'il semble avoir quitté momentanément ce groupe.
Lo et Lw sont spécialement unis depuis le début de la seconde partie du roman jusqu'au v. 8696, puis du v. 11132 à la fin, par des variantes très nombreuses, dont il suffira de donner quelques exemples : v. 4106 Mis qu’en tous mes (Lv), M. qui t. m. (Lw), pour Qu'en trestouz m.; v. A130-0r n'ai je mais, pour Sin oi ce crei; v. “131 Grant folie fis (Lv), G-f. lors f. (Lw), pour Aënz fis g.fo.; v. M56 Traîtres et faus hons, pour T. f. honiz; v. 187 que du, pour de bien...; v. 8637 Il ne puel pardonner, pour Je ne m'en pardoing ; v. 8643 privilege, pour exemple; v.8669 Combien, pour Comment ; x. 8696 Tout aient elles, pour Combien qu'eus aient ; v. 11132 S’ü s'en fuioit après fuirotent, pour S’ vouleit fuire eus le sivreient; v. 11144 Voire sans desploier baniere, pour $. d. au vent b.; v. 11145 Haï diex se ne (Le), Ha d. tune (Law), pour Et se d'eus ne; v. 11152 Si que en sotent tuit seignor, pour Qu'il en s. dou tout s.; v. 11158 Ne ja ne vueilles plus, pour La ne te deïz lu pas; v. 160 Plus ne vueil parler de ce towr, pour N'en v. or plus dire a ©. t...3; v. 11575-16 Qu'aucun emolument n'en vient Pour ce de povre ne me souvient, pour Je n'ai cure de povres genz Leur eslaz n'est ne biaus ne genz; v. 11599-600 Æinsi desqueuvrent et je des-
queuvre Pour mauvaise gent aperceuvre, pour El pour les felons aperceivre Qui ne cessent des genz deceivre: v. 11627 Et sieges vuelent a la table, pour E. des s. aiment aus t., etc. L'union entre ces deux mss. est parfois si étroite que si le vers d'une variante est faux dans l’un, il se retrouve tel dans l’autre, et l'identité s'étend souvent jusqu'à la graphie. Néanmoins, même dans les parties du poème où ces deux mss. sont associés, leurs textes présentent des divergences dont plusieurs paraissent provenir de corrections empruntées à d'autres copies. D'autre part, entre les v. 8696 et 11139, ils se rencontrent souvent, quand se rejoignent les groupes auxquels ils appartiennent alors.
Tous deux ont la plupart des variantes de Z. Je laisse provisoirement de côté celles qui sont comprises entre les v. 8696-11152. Je ne tiens aucun compte de celles des v. 5179, 11753, 17539, remplacées dans les deux mss. par d'autres fautes qui ne laissent pas voir si elles ont été substituées à la bonne leçon ou à celle de Z (v. 5179 Et est aventures encores; v. 11753 Par quoi (Lw\, P. on (Lo); v. 17539 Qui n’est fors d.). Hors ces cas, Zr et Lw ont toutes les variantes de Z, sauf celles des v. 7034, 12571-72 (intervertis), 13394, 14452, 14681, 16184, 17034, 17153, 18102-3, 18498, 19502, 19611, 20198, auxquelles ils opposent la bonne leçon. Malgré qu'ils s'associent souvent dans la 4" partie du roinan à Æ et J, je m'abstiendrai de signaler dans la 2e partie, parce qu'elles ne sont pas suffisamment importantes, les fautes qu’ils ont en commun avec chacun des représentants de ces groupes. IIS se rencontrent quelquefois avec Be : v. 6318 fors Le defaut, pour f. pur à. ; v. 6367-68 intervertis (aussi dans Ba); v. 6590 S'avra, pour S' quiert ; \. 8313 le grain, pour des blez (aussi dans Ba); v. 1147 ainçois, pour mais se; \.12694 Et Jalousie ça vieigne (Le, Lw),E.JT.jarevaigne (Be), pour À J. la riaigne (1). Il ne s'ensuit pas pourtant qu'ils aient connu directement Be.
Lorsque, entre les v. 8696-11132, les deux mss. sont séparés, Zr mêle aux leçons de Z celles d'une version apparentée à Æ, J, Be : v. 8802 (avec X, J, 6x); v.9505-6 (avec X); v. 9993 (avec Æ, M, N): v. 9957-58 intervertis (avec Æ, Be) et v. 9957 clamee, pour proucee (avec Be); v. 9963-64 omis (avec Be). Liv puise à une autre
(4) Æ. J. c. sus v. (Jo), E. J. par ci v. (Za), E J. sort. (Rt, Ro).
source : il mélange les leçons de N à celles de Z:; il a encore de L, à l'exclusion de N, les variantes des v.9175(Z, Æ), 9719 (X, L, M\, 10144 (X, L, M), 10152 (Z, M):ila de N, à l'exclusion de Z, celles des v. 8707-8 (M, N), 8711 (N), 8795-96 (M, N), 88992 (N), 8995 (N), deux vers entre 9156-57 (M, N), v. 92336 (X, M, N), 9958 (Æ, M, N), 9273 (N), interpolation entre 10076-77 (N), v. 104925-26 (N), 10702 (N), 10842 (N), 11057 (N).
J'ai dit, dans l'étude de C (1), que je considère comme fortuite la rencontre de Zv, Zav avec ce groupe aux v. 5191-99 et 5984.
Le texte de Zæ est un amalgame de nombreuses versions. Il a pour les v. 4301-2 la leçon de J, avec la variante de Urb : Rien, pour Bains (voir p. 50%, n.4); jusqu’au v.6370 environ, il fait alterner les variantes de X avec celles de Z ; ces variantes peuvent avoir la même origine que celles de Urb, bien que la concordance entre les deux textes ne puisse être précisée, à cause de la multiplicité de leurs sources. Cependant Zx a, v 4156, la leçon de M seul: Traitres el honiz, pour T. faus h. (Urb avec Æ : T. las h.); v. 4689, une faute Spéciale à La, Jo : amer, pour entr'eus (L: entiers, K et Urb : entr'eus). Mais ces deux rencontres pourraient être accidentelles. Après le v. 6370, jusqu'au v. 9660 environ, Lx a presque toutes les fautes de Z, plus fidèle à ce groupe que Ur6; cependant, au v. 96%8, il a une leçon spéciale à Rÿ et à +: (2). Ensuite, et jusqu’à la fin du poème, c'est surtout à Lo que se rattache Zæ. Quand cette union commence-t-elle exactement? Gette question, d’ailleurs sans intérêt, serait difficile à résoudre, parce que les deux mss., déjà parents avant ce rapprochement, de par leur ancêtre Z, ont toujours eu de nombreuses fautes communes ; mais à ce lien s’en est substitué un nouveau plus étroit, que quelques exemples seulement, choisis entre des centaines d’autres, suffiront à rendre évident : v. 10071-72 intervertis, avec modification du second devenu le premier : Biaus douz amis se diex me gart, pour Aa dame que d. ©. regart; v. 10094 Et d'autres mains giex delilables (Lx), E.d a. g. in. d.(Lv), pour Etd'outrageus mès d.; v. 10269 À tant, pour D'iluec (L, M, N : Dolens); v. 10440 Haslivement par une leclre, pour De
(4) Page 410, où, par mégarde, j'ai laissé au groupe Zw, Lw la dénomination de N, que je lui avais donnée dans un premier classement.
(2) Il n’est pas impossible-que cette faute ait été commise indépendamment
par plusieurs copistes, sous l'influence du v. 9626 Pour serjans au prince baillier. Ri omet les v. 9625-26. Voir p. 429, n. 4.
leune de tens en sa L.: v. 12982 Un grant sermon repeust (Lo : reprent a) faire, pour À son propos se prent a traire; v. 19307 S'efforce de vomir son mangier (1), pour S’esforcent vouloir de
1.; V. 9811-19 intervertis et modifiés : Et se cesle nel secourust De fain lous erragiez morust, pour Et d.f.e.m. Se la garce n. 8:; v. 20456 Qu'il fu sers, pour. Est ons s. On a vu précédemment que Zw est intimement uni à Zv, sauf entre les v. 8696- 11132; lorsque le groupe se reconstitue, Zæ en fait naturellement partie. Bien que le chapitre apocryphe des privilèges de Faux-Semblant ne soit ni dans Zv ni dans Z4v, il se trouve dans Zæ, mais placé entre les v.11218-19 (au lieu d'être entre les v. 11222-25); il y suit la version de Ze et Zi (v. cxvi-vir omis), plus spécialement celle de Zi {v. exxvinr essaier, pour laissier). Ge n’est pas ia seule infidélité que Læ ait faite à Lo.
= Dij, sans avoir l'interpolation de X, M, N entre les v. 4400-1 (variante [), a la faute de Z, M, N au v. 9628 (var. Il); on devrait en conclure qu'il fait partie de Z; mais il a l'interpolation de M, N seuls entre les v. 11222-9%3 (var. III), tandis qu'il est avec Z aux v. 14169-74 (var. IV) et qu'il n'en diffère aux v. 15015-16 (var. V) que par l'interversion des deux vers. Il se présente donc comme manquant d'unité. C’est un mélange des leçons de Z, M, Æ. Si l'on veut se faire une idée approximative de sa composition, il faut le diviser en plusieurs parties.
1o Jusqu'au v. 5632, il a quelques leçons spéciales à A, et quelquesunes de M, bien qu'il n'ait pas adopté leur interpolation entre les v. 4400-1. Avec M, il a v. 4440 maintes, pour loutes ; v. 4512 Aussi con s'ele, pour Pour neient fust neis; v. 4811 musardie, pour cornardie. Avec K, v. 4809 musarz, pour cornarz (2); v. 51140 pourchacierres, pour preechierres ; \. 5140 s'i meslast, pour Za faisnast; entre 5382-83 deux vers interpolés (3).
2° Du v. 5632 au v.11571, ce ms fait essentiellement partie de M. Cependant, il peut encore avoir, mais c'est très rare, des lecons de Æ, par exemple, v. 6565 en maintes parties, pour en leu de poulies.
(1) co S'esforçoit v.s. m.
(2) M,'N: nices.
(3 de . p. 462. Ces deux vers proviennent de B, mais B a rnouez au 1 lieu de se
3° Après le v. 11371, les variantes communes à Dij et M deviennent rares, sans disparaitre complètement ; en voici quelques exemples encore : v. 12298 ; v. 19314 Ne ses amis, pour Jamais a.; v. 12702 se j'eschape et je, pour se je lie. et; v. 15043-44 nus ne l'achat Qui, pour n. qui l'a. N'i; v. 13300 feus, pour ses; v. 13468 Palammitus (Dij), Palamirus (M), pour Palinurus; V. 13516 s'ele est, pour come; v. 13630 Soit a, pour Ow tout en; v. 14301-2 intervertis. En général, Dij suit L; ii lui oppose cependant la bonne leçon aux v. 14682, 16184, 17153, 18102-3, 18969, 19326, 20198.
4 Durant les 2700 derniers vers environ du poème, tout en suivant Z, il le modifie par de fréquentes variantes qui se retrouvent dans Ca, et par la plupart desquelles il rejoint À, M, N, à qui Ca est allié : v. 19076 de trinilé (aussi dans X, M, N), pour d'eternité; v. 19406 Zors escerit et cele li dile, pour L. e. cil el c.'d. ; v. 19458 (aussi dans À, M, N); v. 19519 {aussi dans X, M, N); v. 19604 Donques li devroit (aussi dans Be, N), pour Dont li redevreilt; v. 19713 Droitement (aussi dans Ze, K, N), pour Reidement ; v. 19803 Zarrenesse {aussi dans Min, Za), pour a revesche (1) ; v. 19937-38 intervertis (aussi dans A); v. 19937 Qui va (aussi dans N), pour Saïllanz ; v. 19953 (aussi dans X, AN); v. 19954 (aussi dans Æ); v. 20021 {aussi dans X, N); v. 20785 Lors elle s'est haut escorcie (Dij), Adont Se. bien h. e. (Ca), pour Lors s’est Venus h.secorcie, etc.
Lr, qui, dansle poème de Guillaume de Lorris, fait d'abord partie de Æ, puis bientôt le quitte pour suivre N, se rattache plus spécialement à Z dans le poème de Jean de Meun. Il semble n’avoir plus fait d'emprunt direct à X ni à N: lorsqu'il se retrouve avec ces groupes, c'est toujours en compagnie d'un autre groupe, qui a pu être l'intermédiaire de la rencontre. Cet intermédiaire est le plus souvent Z, dont Zr reproduit en moyenne, réparties dans tout le cours du poème, sept fautes sur neuf. Au v. 4156, il a une variante spéciale de M, et l'on peut supposer qu'il doit à ce groupe deux fautes communes à X, M, N aux v. 9923 et 15714. Mais certainement ce n’est pas à M lui-même qu'il a emprunté ces rares variantes, mais à un parent éloigné de M.
(4) M: la rubesche; N: la rimesche.
Voici quelques fautes communes à Zr et à d'autres mss.; la plupart peuvent avoir la même origine que les précédentes : v. 6581 lo (Za, Ze, Zi, y), pour pri; v. 6136 (X, M, N,etc.); v. 6749 (K, N, etc.); v. 8149 Pirotheüs (K, Lv, Lw, Za, Ze), pour Pirüthous ; v. 10647 (N, My, Dii, etc.) ; v. 11172 jusqu’en ou jusqu'a (Be, K, N, Za, Ze, Ri, etc.), pour devant; v. 13082 (X, M, N,etc.); v. 14255 Atant (Le), pour En teil; v. 15332 (X, B, etc.); v. 19307 (Le, TD LE).
Lz, considéré seulement dans sa partie ancienne, est du groupe Z, mais avec déjà des corrections empruntées probablement à B ; aux variantes de Z, seul ou accompagné de M, N ou X, il oppose la bonne leçon aux v. 4627, 5010, 7438, 9523-24 omis), 9726, 10052, 10072, 10132, 10249-50 (omis), 10269 (D'angui, pour D'iuec; L, M, N : Doulenz), 11799, 11936, 13317, 14134,14316,14459, 14559, 14681, 14703, 15447,17696 (savoit d'astronomie, pour sait par a.), 18498. Entre 5368-69, il interpole deux vers : Les pans noez a la seinture Tant con tu L'euves terre dure; ces vers existent, un peu différents, dans B, K, Za, mais placés entre 5382-83 (voir p. 462); leur déplacement dans Zz est l'indice d’un emprunt. Au v. 7348 il est avec B,Æ,N ; au v. 9936 avec Be, K, M, N; entre 10048-49, il interpole deux vers de B : Lors si aillent leurs pois purer Ci qui la l'ont fait enmurer. À partir de cette dernière variante, peut-être déjà antérieurement, le copiste suit directement un ms. de B, plus spécialement apparenté à Be, Bi, jusqu'au v. 10948 au moins, mais il le fait avec des hésitations; par exemple, s'il omet avec Be, Bi les vers 10141-25350, il ménage à leur place un blanc de deux lignes ; les v. 10827-86, omis dans B5 (1), ne sont pas à leur place dans Zz, mais reportés entre 10948-49: ils sont selon la leçon de Be, bien que Be les ait à leur place; Bi ayant omis les v. 10945-11168, j'ignore si .son ancêtre présentait le même déplacement que Zz. Lorsque Zz suit B, il en corrige parfois les variantes, peut-être d'après Z, et c'est probablement à l'aide de B qu'il corrige parfois L. En outre, de nombreuses corrections, ajoutées au texte du copiste, sont empruntées à B.
Li fait partie de Æ jusqu'au v. 8314 inclusivement, et entre les v. 14452-908. Il suit Z entre les v. 8314-14452, 15015-18769, et
(1) Bi omet en outre les v. 10821-26.
du v. 20153 à la fin du poème. Entre les v. 14908-15045 et 18882- 19582, il a généralement la bonne leçon contre Æ et contre Z. Même ailleurs, quand il suit plus régulièrement Z, il peut encore avoir contre lui la bonne leçon, par exemple aux v. 9181, 9897, 13317, 16009, 19562.
Urb a, dans tout le cours du poème, environ les deux tiers des fautes de Z; cependant, jusqu'au v. 4533, il a avec X de nombreuses variantes en commun, dont l’une est particulièrement instructive : ainsi que Æ (et 6x), il omet les v. 4445-46, mais, ce que ne fait pas Æ (ni 9%), 1l les donne entre les v. 4450-51, d'où cette conclusion que très probablement un de ses ancêtres les avait reçus en marge, empruntés à un autre groupe. Par l'intermédiaire de ces variantes de X, il peutse trouver associé à d'autres groupes : v. 170 à M, N ; v. 4213 à Be; v. 4269 à M; v. 4353 à N; v. 4405-6 (inervertis) à J'; souvent à 0x.
En même temps qu'il fait de nombreux emprunts à X, il en fait aussi à J'; je signale notamment les deux vers 4301-2 (voir p. 504). Il a aussi, concurremment avec J, el peut-être par son intermédiaire, des fautes de B: interpolation de deux vers entre 4228-29 (1) et entre 4420-91, variantes des v. 4271, 4338.
Dans Zm,il faut étudier à partles feuillets 72-11 (v. 10862-20396).
Jusqu'au v. 10861, et à partir du v. 20397, le ms. fait partie de Z, tout en lui opposant la bonne lecon aux v. 5551, 6581, 7034, 9181, 9792, 9897, 10500, 21080. Il se rencontre, peut-être par hasard, avec N aux v. 4844 et 10647.
Les feuillets 12-111 forment cinq cahiers, dont les caractères de l'écriture ne se distinguent pas de ceux du reste du ms., mais dont l'encre est différente, et les colonnes de 35 lignes au lieu de 40. Le texte des feuillets 72 et 73 n'offre rien de particulier, mais dès le feuillet T4, à partir du v. 11935, commence une série d'omissions très nombreuses et souvent très étendues. Je ne cilerai que les premières, à titre d'exemple : sont supprimés les v. 11235-40, 11251- 54, 11269-352, 11561-64, 11573-74, 11577-896, etc. Après le v. 14798, ces omissions cessent pendant quelque temps, mais elles recom-
(1) Aux deux vers de B, Urb en ajoute six autres : Et me conseilleroit en foi.
Par foi, fis ge, el je l'otroi. Si me mis du lout en sa garde, Car qui a Reson ne resgarde Mout jet au siecle d'anemis ; Cerlainnemenl le vous plevis.
Univ, de Lille, 1rav, et Mém. Droit-Letires. Tome VII — 31
mencent de plus belle à partir du v. 16184 et se continuent jusqu'au feuillet 111. Parmi les omissions que je viens de citer, l'une supprime 284 vers, une autre 320; il y en a plusieurs aussi étendues ; la plus considérable est celle des v. 17263-874. Assez souvent l’abréviateur est obligé de modifier le vers qui suit une lacune, pour le raccorder au précédent ; c'est un travail qui n'a pas dû lui donner beaucoup de peine. Exemples : v. 12559-60 (v. 12347-58 omis) Or dites sans dilation Briement s'avrés solution, pour Sans faire enjamais mencion Vous avrez m'assotucion ; v. 13095 (v. 13057- 94 omis) Encore el vous ferai entendre, pour Ça avant s'ous voulez e. ; v. 13489 (v. 13481-88 omis) Ou elle s'en repentira, pour Sache qu'els’e. r. Deux fois seulement il a remplacé les passages qu'il supprimait par quelques vers de sa composition : les v. 11901- 26 par Ci a bonne religion Ou ti n'a fors regibion ; les v. 19519- 884 par Melés lous vos martiaus en vevre, Assez eschauffe qui bien oevre; N'aîés pas Les bras enmouffés, Martelés, forgiés et soufflés. Le texte qu'on retrouve à travers ce résumé représente plusieurs leçons ; souvent celle de Z, seul ou accompagné de M, N ou Æ (v. 11936, 12167, 19571-72 intervertis, 12656, 13317, 13628, 13692, 14667, 14924 à 16184 constamment, 19083, 19210) ; quelquefois celle de X (de ÆX seul aux v. 18298, 20209; de X, M, N aux v. 18387 est entre les, pour sente. ses, 18409-10 omis, 18639- 40, 18719) ; ou bien la bonne leçon contre Z (contre Z seul aux v. 13394, 14703, 16904, 17034, 19326, 20183, etc. ; contre L, M au v. 14559 ; contre Z, N au v. 19307; contre Z, M; N aux v. 12243-44, 13098 ; contre L, M, N, K aux v. 14134, 19502), et très souvent contre X.
Font partie de M, totalement ou partiellement, Ma, Me, Mi, Mo, Mu, My.
Il n'est pas rare, surtout vers la fin du poème, que Ma ait la variante de N, quelquefois de X, tandis que les autres représentants de M ont la bonne leçon ; dans ce cas, il est difficile de dire qui est resté fidèle à la version de l'ancêtre commun, qui lui a substitué celle d'une autre famille. Mais lorsque tous ces mss., ou la plupart, sont réunis Contre Ma par une faute spéciale, il semble bien que ce soit ce dernier qui ait changé. Le cas est assez fréquent ; mais étant
donné le manque d'intérêt de ce groupe, je m'abstiendrai d'en donner des exemples.
Me suit assez régulièrement M jusqu'au v. 8705 environ, maisil n’est plus avec lui au v. 8708; il y est de nouveau au v. 8798, mais pas au v. 8130, et ainsi de suite. Jusqu'à la fin du poème, il fait alterner les leçons de Z avec celles de M; il a aussi des variantes de N, par exemple, celles des v. 9695, 10647, 11157, 12393, 12470, 13466, 146892.
Le texte de Mi a pour base celui de M; cependant, quelquefois il remplace les leçons de ce groupe par celles de N. Il a même des lacunes de N, notamment celle des v. 9880-901. Étant donnés les rapports qui existent entre M et N, il est impossible d'affirmer, lorsque Mi se sépare des autres représentants, peu nombreux, de M, pour suivre N, que c’est lui, et non l'ancêtre de M, qui a quitté son groupe. Mais souvent aussi, dans la seconde moitié du poème, Mi a la bonne leçon à la fois contre M et N, et, dans ce cas au moins, il faut admettre qu'il a puisé à plusieurs sources. Il a la bonne leçon contre M, N et À aux v. 16144, 16317-18 (omis), 16364, 16648, 16769, etc. |
Mu suit M jusqu'au v. 7808 inclusivement ; il le quitte au v. 7811, pour Z, jusqu'au v. 8058 ; du v. 8070 au v. 9798 il est de nouveau avec M; il n'y.est plus entre les v. 9800-918; entre 9918 et 10058 il est avec M ou N; de 10058 à 11876 avec N; de 11876 à 14084 avec ZL ; puis à partir de 14084 avec M. Quel que soit d’ailleurs le groupe qu'il suive, il lui fait des intidélités : v. 4405-6 intervertis (avec J, X); v. 6590 (avec N); v. 9469-70 omis (avec J, Æ); v. 9655 (bonne leçon contre M), etc.
My fait alterner les lecons de Z avec celles de M. Il a, en effet, les fautes spéciales à Z aux v. 4844, 6862, 7818, 13317, 14315, 16108, 16127, 16156, 16680, 16750, 16761-62, 16858, 16904, 17696, 17814, 18262, 18349, 18344, 18394, 18655 (sachiez, pour sachent), 18687 (a, pour vers), 18739 (Et, pour Qui), 19326, 19562, 20198, 20525 (que a la, pour qu'en cele), 20823-24 (omis), 20938 (maistrises, pour devises). Des fautes communes à My età M, en l'absence de Z, je ne citerai qu'un certain nombre, prises dans toutes les parties du poème : v. 4108, 4134, 4329, 4599, 5864 (envie, pour cegüe), 8607-8 (intervertis), 8700, 8892, 9719, 12164, 13188-89, 13352, 13548, 18986,
19038, 19499, 19636, 19699, 19812, 20613, 20660, 21365-66, 21367-68, etc. My a aussi des variantes spéciales à N : v. 6691 (Astalus, pour Athalus), 6808, 9880-901 (omis), 9957-58 (intervertis), 11057, 11621- 99, 19393, 13304, 13466, 13993 (aussi dans 2, C, He), 14682, 19854. Des fautes communes à My et N qui viennent d’être mentionnées, Ma n’a que celle des v. 11621-22, et en partie seulement (1). Celle du v. 6808, qui ne se retrouve dans aucun des autres mss. de M, est peu importante ; elle consiste en l'addition de fout, qui rétablit dans N la mesure du vers faussée dans M ; il n’est pas impossible que l’auteur de My ait fait spontanément la même correction. Les v. 9880-901, omis dans My comme dans N, le sont aussi dans Mi, tandis qu'ils existent dans Ma, Me, Mu, et dans Dij, qui, en cette partie du poème, suit M ; les correcteurs empruntent si rarement des jacunes qu'il est peu vraisemblable que celle de N ait été introduite en deux fois dans Mi et dans My : ou elle remonte à l’ancêtre commun de M,N, et les représentants de M qui ne l'ont pas l'ont corrigée avec le secours d’une autre version ; ou Mi et My forment un groupement spécial dans M. Cette dernière hypothèse est appuyée par une autre omission, particulière à ces deux mêmes mss., celle des v. 13188-89 ; mais elle se concilie difficilement avec le cas, qui n’est pas rare, où Ma et Mi ont une faute commune qui n'existe pas chez les autres représentants de M (2); ni avec le cas contraire, où Ma et Mi ont la bonne leçon contre une variante commune aux autres mss. (la variante commune à My et à N du v. 11057 existe également dans Me et dans Mu, tandis que Mi a la bonne leçon avec Ma) ; ni avec le cas, rare, où Ma et Mi ont une variante, tandis que Me et My en ont une autre. Toutes les autres variantes que j'ai citées comme étant communes à My et à N seul se. retrouvent dans Me, sauf celle des v. 11621-22 ; mais ici Me n’a pas davantage la variante des autres mss. de M; il a remplacé l'une ou l'autre par une correction que la rime rapproche de la bonne leçon : douloir Pour ce ne l’osent il mouvoir, au lieu de d4.P. ce fuient il lel vouloir (Ma, Mi : porter P. ce fuient il tel porter ; Mu, My,
(1) Voir ci-dessous.
(@) Ma, Mi, Mu ont, v. 4687, Des gens entiers (avec L), pour D. g. entr eus; My a D. g. amer (avec La et Læ, Jo); Me: Des gieus d’amer; de même v.
18034 Alheten (My avec La), Alhetem (Me), Atheni (Ma, Mi avec N), pour Athacen.
N :p. P. ce S'en veulent deporter). Mu a celles des v. 9957-58, 11057, 11621-22, 13394, mais pas celles des v. 9880-9041, 12393, 13:66, 139933 ; pour les autres, ce ms. fait défaut ; Mi, outre celles des v. 9880-901 (omis), a aussi celles des v. 6691, 9957-8, 13466, en partie celle des v. 11621-22 (1), mais pas celles des v. 6808, 11087, 19393, 13993, 19854.
Ainsi My a successivement des leçons de Z, de M etde N. Il a ia bonne leçon contre X, Z, N et contre tous les autres mss. de M au v. 7034, contre Z, N et les autres mss. de M au v. 19943-44. Il a au v. 12079 pensee, pour fumee, avec C, Eb, He, Tou, Li, Za: je ne cite cette variante que parce que My se retrouve avec Za et d’autres mss. dans l’omission des vers cvnr-?# du chapitre apocryphe sur Faux-Semblant (2) et dans l’interversion des v. 15015- 16 (3). Enfin, au v. 19210 Mout me repent quant je le fis, il fond, mais peut-être par hasard, la leçon de Z seul : Ainz m. r. q.j. 1. f., avec la bonne : Mout m.r. q.omef.
Le prototype de N est très facile à reconstituer, grâce au nombre de ses représentants et surtout à la fidélité de la plupart d’entre eux : Na, Ne, Ni, No, Nu, Ny, Nb, Ne, Na, Nf, N9, Nh, Nj, No.
Na, Ne, Ni, No, Nc n'appellent aucune observation particulière.
Je considère comme fortuite la rencontre de Ng avec d’autres groupes dans deux ou trois variantes que n’a pas N : v. 5560 seroût, pour vivreil; v. 9001 s’ele peüst, pour s'il li pleust; v.16070 nature, pour malire.
Nb oppose une dizaine de fois, soit la bonne leçon, soit des variantes d'un autre groupe, au texte de N; ces modifications sont généralement minimes; il ne semble pas cependant qu'on ait pu les faire sans le secours d’un tiers ms. : v. 4996 pas vaillant maaïlle (avec M, L), pour p. une m. (N : v. une m.); v. 8313-14 (avec X) ; v. 8600 (bonne leçon contre N); v. 8654 (avec L, M); v. 8TI1 Jupiter encline et honneure, pour Et J. enclins aeure (N : Et J. serf et h.); v. 9250 Ou chascuns vous hurle et defoule, pour O. c. v
(1) Voir ci-dessus (p. 484).
(2) Voir p. 430, n. 6.
(3) Voir p. 433-34.
herce et a. (N : C. v. hurte'et gourfoule); v. 13435 (avec K, M); v. 13466 (bonne leçon contre N); v. 13486 (bonne leçon contre N); v. 134 (bonne leçon contre N, X, L, M): v. 14528 fruiant, pour friant (N : frioit).
Nüä et Nf ont quelques fautes, très rares, qui leur sont spécialement communes, par exemple l'interversion des v. 15245-46. La rencontre de Nfavec À dans l'omission des v. 8841-42 est probablement fortuite.
On a vu déjà (p. 447) que Nb, Na, Nf se séparent des autres mss. du groupe un peu avant la fin du poème. Na et Nf ont tous deux la bonne lecon aux v. 20787 (N, Ab, Eb, Ce et d'autres : bouzon, où boujon, pour brandon) et 20797 (N : d'ivoire, pour d'argent), tandis que Nb est encore avec N'; les trois mss. ont l'interpolation de N et de X, M entre les v. 2081011, mais peut-être par l'intermédiaire de M: au v. 20819 ND a la bonne leçon contre N, K, M, tandis que Na et Nf sont avec ces groupes ; au v. 20938 les trois mss. ont la variante de Z ; ensuite tous trois suivent M.
Ny a, de-ci de-là, corrigé des fautes de N, mais il ne s’agit en général que de variantes de mots : v. 4627, 7006, 7040, 8188 (A : ef, pour aus), 8600,9250 (Ou chascuns vous herche et gourfoule), 9402 (N : apenser, pour pourpenser), 10440, 11793, 19656, 13203, 14598 (fruiant, avec Nb), 18456; il a aussi des fautes qui ne sont pas de N et se retrouvent dans d’autres mss.: v. 5864 signe, pour cegüe ; x. 7205 di, pour cri(N:pri), v. 1271 be, pour bon (N : brief) ; v. 15216 ce sont, pour ce di. Ces erreurs peuvent avoir la même origine que les justes rectifications signalées plus haut, mais elles sont trop peu nombreuses et trop peu importantes pour qu'on puisse en déterminer la provenance. La même observation s'applique aux v. 13304- 500 environ et 15554-714 environ, qui ne suivent pas le texte de N.
Nh, dans le poème de Guillaume de Lorris, a quelques rares fautes de M, mais, en général, il fait partié d'abord du groupe XÆ, avec quelques leçons empruntées à N; puis du groupe AN, avec quelques variantes de Æ. Il a, en outre, des liens de parenté spéciale avec Nj. Dans le poème de Jean de Meun, il présente de nouveau toutes ces particularités. Il serait trop long et complètement inutile d'exposer tous les remaniements que son texte a subis: dans les grandes lignes, il suit d'abord N jusqu'au v. 6170 environ : du v. 6208
au v. 6593 il est avec X, qu'il quitte pour N jusqu'au v. 7010 à peu près ; de nouveau, il a pour base Æ jusqu'au v. 9056; après quoi il revient à N jusqu'au v. 18932; ensuite, il ne suit plus, sauf exceptions, ni l'un ni l’autre de ces groupes. Lorsqu'il suit l’un des deux groupes, il ne se prive pas d'emprunter des variantes à l’autre, et aussi à des tiers ; par exemple, au v. 4156 il a la bonne lecon contre N et contre À; au v. 4432, alors qu'il a encore pour base N, il emprunte la variante de Æ ; au v. 4687, il oppose à N, Æ la variante de Z, M, etc. S
La parenté de NA avec Nj se manifeste dans les passages où tous deux, ayant une même base, font les mêmes emprunts à d'autres groupes ; elle est aussi attestée par des fautes spéciales : v. 4386 Ainz Ss art et delite et esprent (1), pour À. s'a. etse d. en tant; v. 0214 Qu'il angoïssent en son courage (N : Qu'il en à. leur c.), pour Qu'il languissent en Son Servage; NV. 5344 espille, pour esparpille: V. 5199-60 devon : moyon, pour doien : moien; v. 6654 penonchel, pour paonet.
Nj, qu'on vient de voir associé à Nh, n'a cependant pas avec lui l'interpolation de Æ, M, N entre les v. 4400-1, bien qu'il suive d'abord N dans les mêmes conditions que lui, faisant exceptions comme lui pour les v. 4156, 4687. En opposition encore avec Nh, il n'a pas au v. 4432 la leçon de X. Lorsqu'aux v. 6208 et suivants NA quitte N pour Æ, ANj ne le suit pas; pourtant on peut à peine dire qu'il reste avec N, tant il lui oppose de bonnes leçons ; ainsi, v. 6392 il a presque la bonne leçon : T'ont ten achanor eschaufe ; v. 6458 Suetoines, pour Suetonius (N : Cossuemus). Lorsqu'après le v. 6593, NA est revenu à N, il se retrouve avec Nj: mais, même alors, ils se séparent encore souvent. Il en est ainsi pendant tout le cours du poème.
Nu et Nov, qui dans la première partie du roman sont spécialement unis l'un à l’autre, ne le sont pas moins dans la seconde ; par exemple, tous deux omettent le v. 10426, tous deux ont : v. 16685 parla, pour pela de N (bonne leçon degela); v. 19307 bouterent, pour boterei de N (bonne leçon routoir); v.1 9736 et 19749 Caurdins, pour Gaudins de N (bonne leçon Cadmus).
4) Même leçon dans ro.
Manuscrits autres que X, M, N ayant la variante I.
Les mss. autres que X, M, N qui ont la variante 1 sont Mar, Li, Ca, ye, 6.
Mar: a été étudié avec le groupe I (p. #18), Lt avec L (p. 480).
ta. — te, dans la première partie du roman, amalgame les leçons de I et de II. Il en est de même dans la seconde partie. Il serait sans aucun intérêt d'exposer en détail la variété de ses leçons; il me suffira de donner quelques exemples typiques de ses incohérences. Il intercale entre les v. 4304-35 six vers de B, C, ÆEb, He (1). C’est très probablement à C qu'illes doit, car il luia fait d’autres emprunts, par exemple, deux vers entre 5884-85 : Et contre fole amours le lieng Qu'autres ne faice ton cuer sien (2). Mais il est aussi le débiteur de B; il a de lui, entre autres, six vers entre 21082-83 (3). C'est entre les deux passages provenant de GC qui viennent d’être cités que se trouve la variante I, empruntée à X, M, N, c'est-à-dire une interpolation de 106 vers entre 4400-{. Malgré ce rapprochement avec À, M, N, éa n'a pas les variantes II, IV, V de ces groupes; c'est qu’à partir du v. 8645 il suit surtout Z; il a dès lors, et jusqu'à la fin du poème, des fautes spéciales à Z; outre celles des v. 14169-74 et 15015-16 (var. IV et V), je citerai encore celles des v. 14689, 15701-2 (intervertis), 18342, 18344, 18394, 18906, 19910, 19569, 20467; mais il est loin de les avoir toutes. L'interpolation entre les v. 4400-41 n’est pas la seule qu’il ait en commun avec X, M, N, mais pour plusieurs, qui existent à la fois dans certains mss. de 2 et dans X, M, N, celle, par exemple, de 50 vers entre 20810-11, et celle de deux vers entre 21754-55, il est difficile de dire à qui il les a prises. :
y. — ys a la variante I, avec X, M, N, la variante II avec Æ seul; comme Æ encore, il n’a pas la variante IT; mais Æ a aussi les variantes IV et V, tandis que y: a la bonne leçon. On pourrait supposer que y: est avec Æ pendant la première partie du poème et l'a quitté pendant la seconde moitié; il n’en est pas ainsi. Dans tout le cours du poème il a des leçons de X, il en a de L, et il a aussi
(1) Voir ces vers p. 411-12.
(2) D'ailleurs j'ai déjà signalé, pour le poème de Guillaume de Lorris, des emprunts de £a à C.
(3) Voir ces vers p. 392.
de bonnes leçons contre X et Z. Je le montrerai en divisant, pour plus de clarté, le ms. en deux parties : avant le chapitre apocryphe sur Faux-Semblant et après.
Dès le v. 4086, il a une leçon spéciale à Æ : Quar conchié en sont li plusours (voir p. 435). Il est de même avec Æ seul aux v. 4401-4 (omis), 4405-6 (intervertis), 4432, 4561, 5951-52 (omis), 6566, 6663, 7430, 8607; il ajoute avec lui deux vers entre 7656-57, deux entre 10094-95, deux entre 10190-91. Il a aussi des fautes communes à Æ età M, N: v. 8824, 9993. Il a quelques fautes de M, N qui ont été remplacées par d’autres dans Æ : v. 6644, 6912, 8899 ; cette particularité, qu'on pourrait relever dans d'autres mss., témoigne que ces fautes existaient dans l'ancêtre commun à X, M, N. Deux fois ÆÀ oppose la bonne leçon à une variante commune à y: et M, N: v. 8943 et 9502; il est probable que Æ 3 corrigé la faute initiale à l’aide d'une tierce version. Sur quelques points, la comparaison de yzavec À mérite une attention spéciale, bien qu'on ne puisse en tirer aucune conclusion assurée : les v. 7119-20 manquent dans : ; dans Æ ils sont précédés d’une interpolation de six vers, qui dans L, M, N suitle v. 1120; cette interpolation existe aussi dans :, comme dans Æ, à la suite du v. 7118, circonstance qui invite à supposer que les deux vers qui manquent à y: manquaient aussi à l'ancêtre de X. Les v. 10640-44 sont en désordre dans 7: et dans Æ; dans : : 10643-44, 10640-42 ; dans Æ : 10643, 10641-42, 10644, plus un vers nouveau : Que chascuns orra(ou oie) la sentence, qui remplace, pour la rime, le v. 10640. L'origine de cette faute peut être un bourdon, occasionné par la similitude des rimes des v. 10639-40 et 10643-44. La faute la plus ancienne est certainement celle de ye. Le texte de y: ne peut être tiré de celui de Æ, puisqu'il manque à ce dernier un vers de l'original qui se retrouve dans ;:; on ne supposera pas que l’auteur de ye ait rétabli ce vers d'après une autre version, car, s’il en avait eu une à sa disposition, il Paurait simplement reproduite; il n'avait d’ailleurs aucune raison de modifier la lecon de Æ, dont le sens est suflisant. Au contraire, on comprend très bien que l'auteur de Æ ait corrigé le texte de ye, puisque celui-ci est bizarrement construit, d’un sens à peine perceptible, et fait sur vre quatre vers sur la même rime. y: représente donc, au moins dans ce passage, un état plus ancien de X. On pourrait croire qu'il en est de même pour tout le poème et expliquer ainsi le fait qu'un
très grand nombre des fautes de Æ ne se retrouvent pas dans 7: ; on irait contre la vraisemblance : ;: a de nombreuses fautes de Z, auxquelles X oppose la bonne leçon : v. 4855, 5249, 5251-52, 6559, 6862, 7152, 7159-60 (intervertis), 1239-40 (intervertis), 7278-76 (intervertis), 7294, 7308, 7438, 1761-62 (déplacés), 7818, 8053, 8118, 8256, 8645, 8654, 8655-56 (omis), 9300, 10054; il a même une faute qui ne se trouve que dans quelques mss. de Z, l'omission des v. 8567-68. Il n’est pas absolument impossible que Æ ait corrigé toutes ces erreurs, mais c'est peu probable. D'autre part, y: peut avoir la bonne leçon à la fois contre Z et Æ : v. 5179, 9175, 9181, 9676, 9719, 9726, 9751, 9822, 10249-50 (omis), 10378. Il est donc extrêmement probable que : représente au moins trois versions : À, Z et une autre. On n'oubliera pas que, pour le poème de Guillaume de Lorris, la juxtaposition de différentes leçons dans ce ms. est incontestable.
Après le chapitre sur Faux-Semblant, ;: continue à reproduire, jusqu'à la fin du poème, des fautes de Æ; j'en citerai quelques-unes : v. 11988 (Æ seul); quatre vers entre 15764-65 (Æ, N, J); v. 16144, 17045, 18936, 19350 ; cinquante vers interpolés entre 20810-11 (X, M, N); deux entre 21754-55 (ÆX, N). Dans cette partie encore du poème, la comparaison de ;: avec Æ laisse entrevoir un état plus ancien de ce groupe: v. 18692 De son corps et de son avoir (y:), Maiïint en a l'en veu douloir (K, M, N), pour Car nus trop n'est bons a voueir : très probablement le vers était omis dans le prototype de ces mss. On pourrait en dire autant du v. 16317 : ce vers et le suivant manquent dans XÀ, M, N'; dans y:,ils sont devenus: Et ne leissiez pour rien a dire Ce qu'aviez commencié a dire, pour Et bien entendre a la matire Que vous m'avez empris a dire. On peut supposer que l'ancêtre de X, M, N a supprimé le v. 16318 parce qu'il était solitaire, el que l’auteur de y: lui a donné un compagnon.
7e a jusqu à la fin du poème des leçons de Z, que n'ont ni Æ, ni M, niN:v.15701-2 (intervertis), 16135, 16156, 16722, 16750, 16904, 18102-3 (1), 18262, 18342, 18344, 18394, 18906, 18969, 19083, 19210, 19326, 19562, 20156, 20467, 20823-24 (omis). D'autre part, il oppose souvent la bonne leçon aux fautes communes à Æ, L, M, N:on en a vu deux exemples non douteux dans les variantes IV et V.
6e. — 6x à la, variante I avec X, M, N; il n'a pas la variante II,
(4) ye a remplacé au v. 18103 Ou cit de L par Illuec.
de Z, M, N°: on peut donc s'attendre à le voir suivre Æ : maisila la variante IIT de M, Net de quelques autres mss. très altérés, et, avec ces derniers (Lx, My, Za, Ze, Zi, ru), il omet les v. Lvm?s-29 de cette variante. Cette constatation n'implique pas nécessairement une fusion de plusieurs leçons, parce que, l'écriture du ms. ayant changé avec le premier vers de la variante LIL, on peut supposer que 6 représente une version jusqu'au v. 11229 inclusivement, et ensuite une seconde. L'écriture changeant de nouveau douze cents vers plus loin, on pourrait expliquer de la même façon le fait que £# n'a pas les variantes IV et V des mss. avec lesquels il est réuni à la variante IT. En réalité, dans chacune des tranches du ms. écrite par la même main, le texte est très mélangé : il a des fautes de Æ : v. 4207-8 (intervertis), deux vers interpolés entre 4228-29; v. 4247-50 (omis) ; v.4405-6 (intervertis), etc.; mais ils’en faut qu'illes ait toutes; illen ade Z: v. 4301-2; v. 4465-66 (intervertis), ete.; il en a de communes à Æ, J, desquelles je citerai seulement une interpolation de deux vers entre 5382-85 et une de 26 vers entre 6916-17. Au v. 5527, B, K, Ja et d'autres mss. ont dormoit, au lieu de £ert toux jourz; 6 a réuni les deux leçons dans un vers dépourvu de mesure et de sens : Se Justice ert tousjours dormoit gisant; c'est peut-être une variante de même origine qu'il faut voir dans le v.5662 Ne pot nuls ensemble avoir (bonne leçon : N. p. n. e. voueir ; K,J: NN. p.n. ons e. avoir) ; et peut-être encore dans les vers 6359-60, dont les deux mots de la rime seulement sont intervertis, tandis que ÆX intervertit les deux vers entiers.
Il serait sans intérêt de suivre ce ms. dans toutes ses variations.
Manuscrits autres que Z, M, N ayant la variante IL
Les mss autres que Z, M, N qui ont la variante IT sont Coc, Ke, to, Mau, Min, Za, Ze, Zi, Fa. Fe, ya, rv.
Coc a été examiné dans le groupe I (p. 422), Æ'e l'a été avec X (p. 466), > à propos de la variante T(p. 488).
Mau. - L'examen, dans Mau, des cinq passages d'après lesquels j'ai marqué une première division dans la famille IT avertit déjà de . la multiplicité des leçons de ce ms.:il n'a pas la variante I, de X, M, N;ila la variante Il, de Z, M, N': on peut supposer que dans ces deux cas il suit Z: pour la variante IT il est avec Æ, pour la
variante IV avec Z:; pour la variante V, qui porte sur deux vers. il a réuni le 4 vers du 4 groupe de cette variante au 2° vers de N, en altérant l'un et l’autre. En réalité, pour montrer ce que doit Mau aux différents groupes qu'il a mis à Contribution, il faudrait le détailler ligne par ligne, jusqu'au v. 19686, à partir duquel il suit régulièrement AX. Il donne alternativement, jusqu'au v. 16020 environ, des leçons de Z et de N, quelques-unes de Æ ; après le v. 16020, je n'ai relevé qu'une faute spéciale à Z (v. 18344 gent, pour ceus), qui peut avoir été introduite indépendamment de part et d'autre. Jusqu'au moment ou Maw semble avoir quitté définitivement Z, il ne présente jamais une bonne leçon qui ne se rencontre au moins dans l’un des groupes Z, N ou ÆX; mais entre le passage où il laisse Z (v. 16020 environ) et celui où il se rattache à X, il lui arrive assez souvent d'opposer la leçon originale à la fois à Æ et à N, par exemple, aux v. 16317-18 (omis dans Æ, M, N, mais pas dans Mau), 16569, 16898, 16938, etc. Il est difficile de croire qu'il ait emprunté ces leçons à Z, quand il ne lui doit plus aucune faute; du reste, il oppose aussi, pendant le même intervalle, la bonne leçon à ZL, À, N, M réunis : v. 182692, 18969.
Je ne citerai des fautes de Mau que celles qui ne se retrouvent que dans l’un des groupes Z, N, X; seules elles peuvent donner une idée des variations de ce ms., mais une idée très incomplète, puisque, la plupart des leçons qu'il leur doit étant communes à plusieurs d’entre eux, il est impossible pour celles-ci de savoir auquel elles ont été empruntées: v. 4561 (L), 4844 (N), 4884 (Æ), 5030 (N), 5047 (N), 8851 (L), 6862 (L), 6924-29 (N), 6940 (N), 7880 (N), 8327 (L), 8853 (L), 8854 (L), 8892 (M), 9792 (L), 9894 (L), interpolation entre 11222-93 (K), etc.
En résumé, jusqu'au v. 16020 environ, Mau fond les textes de Z et de Net dans cet amalgame fait entrer quelques leçons de Æ; ül doit notamment à Æ la longue interpolation placée entre les v. 11922-93 ; du v. 16020 au v. 19686, il combine N,. Æ, et une version qui n'a pas les fautes de ces deux dernières ; à partir du v. 19686, il suit Æ (1).
Min. — Le texte de Min a pour base celui de Z, mais il est
(4) Au v. 21471 il a la bonne leçon contre Æ ; c'est sa seule infidélité à X dans cette dernière partie du poème.
altéré par de nombreuses leçons empruntées à C. Je noterai seulement quelques-unes de ces dernières : v. 4684 que tu l'en desacointes, pour gar que plus ne l'acoinles ; v. 4130 nul plus, pour Zi tierz ; v. 6081 destrempe, pour tempesle ; v. 6344 Chascun, pour Ça jus ; v. 6855 merveilleuse, pour semilleuse ; v. 9330 acoupteresse, pour Charaïeresse ; V. 10139 esteule, pour chaume ; v. 11217 embracier, pour embacler ; v. 12346 grant pec, pour pitié ; v. 13241 Troie, pour terre; v. 13107-8 com s'ù eùst Plus acaté qu'il ne deust, pour ne si notee Con qui l'avreil chier achetee ; v. 14998 A grant paour a morte chiere, pour Qui face peeureuse c.
C'est par l'intermédiaire d’un ancêtre de Ca, mais pas de Ce,que Min est allié à C ; il a en effet de nombreuses variantes de Ca que n’a pas Ce. A la vérité, la plupart de ces variantes sont insignifiantes, et pour celles-là on pourrait croire que la rencontre est fortuite ou que Ce a spontanément corrigé; mais quelques-unes se prêtent difficilement à cette explication : v. 4946 sait feinare, pour seit graindre ; V. 13353 discerne, pour descrive ; v. 14053 Qui un poulain nourri avroit, pour Q. nourrir u.p. savreit. Dans un cas pourtant, au v. 9498, Ce et Min semblent être réunis contre Ca, mais il est probable, ainsi que je l’ai montré précédemment (p. 407), que Ca n’a ici la bonne leçon que pour lavoir empruntée à une autre famille. Enfin, Min a de nombreuses variantes de Ca jusqu'à la fin du roman, même quand ce ms. est séparé de Ce : v. 19307 ostoir, pour voutoir ; v. 19693 cestui, pour cest bon; v. 19736 Com fist Gaudins dame Pallas, pour Cadmus au dit d. P., etc; par Ca il se trouve alors allié à X, M, N.
Za. — Za a les variantes IL, IV, Vi avec L; mais avec M, N, contre Z, il a la variante IF; c’est la preuve qu’il combine les leçons de plusieurs groupes. Il a les variantes spéciales de Z aux v. 6862, 1818, 15701-2 (intervertis), 16127, 16135, 16156, 16680, 16750, 16761- 62 (omis), 16904, 20823-24 (omis) ; mais pas celles des v. 4561, 5551, 6581, 7152, 11799, 14682, 16108, 16858, 18102-3, 18262, 18342, 18344, 18498, 18906, 18969, 19083, 19210, 19326, 19502, 19562, 20156, 20198, 20467. Outre la variante III, qu'il a avec M, N, voici d’autres fautes (1) qu'il partage avec différents groupes, à l'exclusion de Z: v. 4170 (B,
(1) De ces fautes, celles des v. 5469, 5864, 5962, 6392, 6643, 6689, 9456, 11155, 11172, 12079, 15355, 15640, 17708, 19307, 19743, 19849-50, 20122, 20124 se retrouvent dans Zi.
M, N): v. M98(B,C,K, M, N); v: 4935 (B, C, He, K, M, N); deux vers interpolés entre 5382-83 (B. Æ, Ja, etc.) (1); v. 5469 (B, He); vV. 9821: (B, Ki Ja): N:158860(B, Ca; He, EN) ON: 5864 (Be, M); v. 5962 (K);, v. 6392 T'en ont ore si (ou ore si for!) eschaufé (Be, K, Jo) (2), pour T'ont ton athanor e.; v. 6643 Fu après (Ba ; Be fair défaut), pour £st ore : v. 6644 (K); v. 6689 (Ba, J, K); v. 6136 (Ba, K, M, N); v. 6149 (B, K, N); v. 6184 en lire (Ca, Min) (3), pour es livres ; v. 1993 L’en, pour Nus, et v. 1924 Jamais ni savroil assener, pour N’ par sei n'i peul a., avec interversion de ces deux vers (B); v. 8075-76 inlervertis (Ba, Ja): v. 8100 Zi mesdisant (Ja), pour Li mendiant ; v. 8146 (Be, C, He, M, N); v. 8397-98 omis (X); v. 8662 (Be, Ka, M, N); deux vers interpolés entre 9156-57 (M, N); v. 9303-4 (M, N) ; v. 9409-10 omis (Be); v. 9456 (M); v. 9468 Que cil qui soloit (M), pour Sÿ q. €. q. seut ; v. 9957-58 intervertis (Be, X, y); v. 10126 (Ba, K,N); v. 41039 (M); v. 11455 finent (Be, Jo, Ri, Ro), pour cessent; v. 11172 EÂBeSK; NOR NA AAMBO(Be; 02014) av 42012:(C, ELU; Tou, Li, My) ; v.: 19694 (Be,: Jo, -Ri, Lo, Lao) ;. v. 12985-86 omis (Be); v. 13042 (Be, K, M, N); v. 13290 desrouz (B, He, K, M, N, Ri), pour touz rouz; v. 1351-12 omis (M) ; v. 13548 (M, Ri); v. 1393 (B, C, He, K,M, N, Ri, Ro, Jo, Ga); v. 14990 lost a la voie (Be, Jo, Ri), pour lantost a ©.; v. 14531 combien (Be, Jo, Ri), pour coment ; V. 15350 doutoit(Be), pour cremeil ; v. 15355 angoisseus (Be), pour engoursez : V. 15310 n'eüst (B, K), pour e.: v. 15640 fussent (Be), pour Les ewst; v. 16250 Jist(Ca), pour fu; v. 16414 plus d'une (N, Jo, Ri), pour demie; v. 16445 doit(Ca, M,N), pour peut ; v. 16562 Car bien a (Ca), pour Qu'ele a b. ; v. 16566 ja omis (Ca, Æ); v. 16670 El font les (B), pour Entre L.; v. 17485-6 intervertis (Be, K); v. 17100 etement (K), pour climaz ; v. 17106 ainsi (K, Ca), pour si bien; v. 11725-26 omis (RG, Ja); v. 17747 (K, M, N); v. 17153-54 omis (Æ, Ri); vV. 17184 vient (Jo), pour naist; v. 11933-534 omis (Be), v. 17955 (Ca, He); v. 18016 couvrir (K, M, N), pour coëntir; v. 18034 Bucayn (Za), Buchaym (Ca), Buchayn (He), pour ÆAucaën ; v. 18245 sont (Be, K\), pour ont; v. 18257 ieus (K, M, N, Ca), pour eus ; v. 18499-
(1) Voir p. 462, n. 3.
(2) ore sie. (Za, Jo, y); or si forte. (Be, Ze); T'o. en tour si f. e (Zi). (3) Ze, Zi: en lui.
100omis (X, M, N); v. 18444 Et par tout le monde ainsi queurent (Æ, M, N), pour £. p. L. m. a. s'en q.; v. 18550 (Ca, He); v. 18567 miches (X), pour chiches; v. 18733 nomeroïe (M, N, Jo, Ri, Ro), pour &rouveroîe ; v. 18753-54 omis (Le, Lw) ; v. 19208 Quant il est de tel pourveunce (Ca), pour Q. je Le truis d.t. prouvence ; v. 19307 (Ca, Jo); v. 19349 repete (Ca), pour recete (1); v. 19354 Tout semble ele estre charitable (Ca), pour T. s. ele humble et c. (2); v. 19743 Qui li (Ca, Be, K, M, N), pour Et ti; v. 19808 (Ca, Dij); v. 19849-50 omis (Ca, X, N) ; v. 19852 S3 Les craindrote je (Jo), pour Si sui je trop couarz ; v.19853 Se dire Les nons (Jo), pour Se cez prevoz nomer ; V. 20122 tresfoi (Jo), pour cerfout; v. 20124 plaisant (Jo, K), pour paisible ; v. 20829 en son regart (Za), en regardant (Be, Bi), pour en ses resiaus. Dans la suite, les fautes communes à Za et à Be et Bi (Ba manque) deviennent particulièrement nombreuses ; l'exemple qui précède et d'autres parmi ceux qui suivent prouvent que ce n'est ni à Be ni à B? que Za les a empruntées, mais à un ms. apparenté à Be et Bi: v. 20891 remplacé par 20892, et v. 20892 remplacé par Ne onques riens avoir n'en porent (Za), Ne o. avenir ni p. (Be), Ainz tant bien pener ne se p. (Bi); v. 20908 Ma douce amie (Bi: dame) amendement, pour Merci d. a. en demant; deux vers entre 20910-11 : De vostre dous ris savoureus El de vos biaus yeus amoureus (Bi : à. deliteus ; Be:EÆ. d. v. 1. rians et doux), etc. Cependant, Za n'a pas toutes les variantes communes à ces deux mss., même dans les pages où il est le plus étroitement uni à eux ; c'est qu'en effet il n’a pas cessé d'utiliser plusieurs leçons. Les v. 20825-26 de la leçon commune : $e voul a pourtraire deduire Si fist une image d'ivuire, sont remplacés dans Be, Bi par Se v. a (Be : de) p. entremetre (Bi: p. de mestre)S.f.u.1.si(Bi: lant)nele; Za a combiné les deux versions en faisant suivre les deux vers de la leçon commune des deux suivants : 82 fist et portret l'ymagete Si bien compassee et si nete. Les deux v. 20823-24 étant omis dans Za comme dans Z, c'est apparemment la leçon de Z qu'il a réunie à celle de Be, Bi. Un autre exemple non moins curieux se retrouve un peu plus loin de la juxtaposition de la leçon commune à celle
(4) M, N : bien traile.
(2) MONA TT. sc ele c.; K-: Ti soit èle c.
de Bi; on a vu précédemment (p. 385) que Bi, allongeant une lacune de Be, avait dû remplacer le v. 20951 par un autre, afin de le faire rimer avec le v. 20962; Za a les v. 20951-61 de la version commune, qui manquent dans Bi, mais donne en même temps le v. 20951 de ce ms. : Por sembler de gentil parage, qu'il a intercalé entre les v. 20934-55 ; et comme il fallait à ce vers une rime, il l’a fait suivre de ceux-ci: Humble, cortoise, sanz outrüge, Et fame de haute lignie, Honorable et bien enseignie. Mais déjà au début du poème on trouve de semblables arrangements : le v. 5527, dans Za, a une variante de B,J,K : dormoit, pour tertlouz jourz; en outre, ce vers et le suivant sont encadrés entre deux vers apocryphes, Et si soies bien entendans et Que tu vas ci mout despisant(1); on a ainsi quatre vers consécutifs de même terminaison : entendans, gisans, soffisans, despisant. Ze (2), dont on verra que Za partage souvent les variantes, n’a que les deux premiers de ces quatre vers, c’est-à-dire un des vers apocryphes et un de la bonne leçon, celui-ci sans la variante dormoîit. Il n'est guère croyable que ce soit l’auteur de ce ms. qui, utilisant une meilleure version pour corriger le v. 5527, n'aurait gardé des quatre vers en ans que les deux qui riment insuffisamment et se trouvent dénués de sens. Voici plutôt comment les choses ont dû se passer : un ancêtre de Ze avait la bonne leçon au v. 5527, mais il lui manquait le v. 5528 ; un correcteur, pour donner une rime au v. 5527, a fabriqué le vers Æ14 si soies bien entendans, qu'il a placé avant lui. Ensuite l’auteur de Za, qui avait à sa disposition la leçon de Ze et celle de Be, J, K,se trouvant en face de trois vers en ans, au lieu d’en supprimer un, en a ajouté un quatrième. Je vois de même un amalgame de la lecon commune des deux vers 5693-94 : Or fai se bien l'as entendu Ce que lu m'as requis rendu, avec celle de 2 : 0. l'a. ce m'est avis rendu Le jugement qu'as entendu, dans celle de Za : O. la. c. m'e. à. r. Ta requeste se l'as entendu. Voici un autre exemple du même procédé : les v.17817-18 : Li raz neis l'estrangleroit Quant au berçueil peliz seroil, Sont devenus dans Z : Li rat n. l'estranglerotent Q. à. b. le troveroient ; Za, avec estrangleroient : petit girrotient, a gardé le pluriel de Z, tout en prenant le mot petit à la leçon originale. :
(1) xw a la leçon de Za, avec, au dernier vers, ainsi, pour ci moul, (2) De même Zx.
Ze. — Ze S'arrête au v. 11950. Il est très intimement uni à Za, témoin les variantes suivantes (1) : v. 5018 Qu’a (Ze : Que) poi li est comment qu'il aut, pour Aënz vieignent li freil el li chaul: v. 5187 si forl enserrees, pour a usure prestees ; v. 3224 El La despensent (2) et abalent, pour Qu'il s'en aaisent el esbatent ; v. 5286 enlasse, pour amasse ; V. 5981 cueillent et saient, pour content et raient ; V. 5812 Et que bien envers mot te prueves, pour Ja ne couvient qu'autrement euvres ; v. 5865 blasmoil (Za), amoit (Ze) (3), pour nieit; v. 5811 r'ichece, pour destrece ; v. 5818 boule, pour bate (pour la rime, Za à changé au vers précédent abate en aboute; Ze ne l'a pas fait : il ne descend donc pas de Za)(4); v. 6086 ne facent leans sofrir (5), pour ne li couviegne a S$.; v. 6207 Mais ainz cele descovenue (Za : desconnetüe), pour M. ü l'ot ainceis coneue (6); v. 6215 par ertcrueus, pour iere poissanz ; \. 6315 oppose, pour ne pose ; v.6343 Or 0ez com, pour O.veiz coment; v. 6380 Æ{ saches que par ce savras, pour Com mes umis estre vorras ; V. 6581 Lo, pour pri(T); v. 6626 gr'ant eslat tenir, pour & g. e. venir ; V. 6094 Et (Za: Tu) Le (8) verras en polelique, pour E.®. e. policralique ; v. 6146 Seul ele, pour S. eënsi ; v. 1104 Chimee, pour Thimnee (9); v. 9840 Jamais n'ira a son commant, pour N'i. müuis a s. mandement;v. 9972 {ous a ce sens tournés (1), pour o tel sen touz jourz nez ; V. 10504 omis; v. 10851 £t des puis qu'el n'ot mon huchier (Ze : volcha h.) (11), pour £.p.qu'elne m'otpas ui Chier.
L'omission d'un vers isolé (v. 10504) atteste une grande intimité entre les deux mss.; ni l’un ni l’autre des deux copistes ne s'est aperçu que 10503 était solitaire, parce qu'il rime, pauvrement, avec les deux vers suivants : estre pris : [entrepris], a mis : amis.
(1) Les variantes communes à Za et Ze mentionnées dans le présent alinéa se retrouvent dans Zc, sauf celles des v. 5286, 5531, 7104, 9840, 10504.
(2) Zi : Quil la despendent.
(3) Zi: n'amoil.
(4) Zi a au v. 5877 te boute.
(5) Aussi dans yv.
(6) Le v. 6207 a été laissé en blanc dans Z%.
(7) De même Lr, yv.
(8 12 : Et le.
(9) : Tumee.
(10) ge tout a tel s. |.
(11) Zi + n'ot pas L. \
Il ne pouvait en être de même pour le v. 9024, qui manque aussi dans Ze; cette fois, Za a supprimé 9023 (1). Cet exemple prouve, mieux encore que la variante du v. 5878, que Ze ne provient pas de Za. La même preuve est fournie par l'exemple suivant: Ze a supprimé les v. 6530 et 6532, sans s'apercevoir que la rime fournie par les v. 65929 : 6531 est insuffisante (eneurs : graïigneurs); Za a omis, non seulement les v. 6530 et 6539, mais aussi les v. 6529 et 6531, bien qu'il ne soit pas en général très exigeant pour la rime (2).
J'ai cité précédemment (p. 496) un cas où Za semble avoir combiné la lecon de Ze avec celle de Be, J, X. De ce fait on pourrait conclure que Ze est étranger à ces trois groupes ; il n’en va cependant pas ainsi. À la vérité, des fautes nombreuses que j'ai citées (p. 4983-95) pour montrer les liens qui unissent Za à ces mss., toutes n'existent pas dans Ze. Plusieurs cependant s'y retrouvent, à savoir celles des v. 4170, 4198, 4935, 5469, 6392, 6643, 6736 (où Ze a exactement la variante de Be), 8100, 11155, 11172. Ze a en outre avec plusieurs de ces mss., à l'exclusion de Za (3), v. 5326 (Be, K); v. 5592 Virgile (Ja) (4), pour Virgine; v. 5969 Sans ce (Ja) (5), pour Sauce ; v. 1168 entendemenz (C, Ja) (6), pour integumen: ; v. 8149 (X, etc.); v. 8588 omis (Ja); v. 9884 farciz et pleins de mençonges (Be, Ce), pour f. de plaisanz m.
D'autre part, Ze reproduit plus souvent que Za les variantes de Z; mais c’est peut-être l'indice d'une nouvelle irrégularité de sa part ; il est possible en effet que Ze ait reçu d’un tiers une partie de ces variantes; ainsi s'expliquerait pourquoi il place entre 8570-71 les v. 8567-68, qui manquent dans certains mss. de Z (7).
Zi. — Zi a la variante IF avec M, N, mais aux variantes [, I, IV, V,ilest avec ZL; c’est le cas de Za, ce serait sans doute aussi celui de Ze si ce ms. était complet. Z a, en effet, des aflinités ‘avec ces deux mss., mais plus spécialement avec Ze. Dans le chapitre interpolé sur Faux-Semblant, Zÿ et Ze omettent les
) Zi a les deux vers.
) Zi a les quatre v. 6529 à 6532.
Des fautes qui vont être mentionnées, Zi n'a que celles des v. 7168, 8149. ] Za : la vierge.
) Zi : El ceus.
) Za : argumenz.
1) Ils manquent dans Z4.
vers LvIn-% (1). Voici quelques autres variantes communes à ces deux mss. : v.4681 frové, pour #nué ; v. 5014 vieigne, pour tieigne : v. 5495 sages (2), pour cignes ; v. 1160 Prent un autre qui mout la quasse (3), pour Et p. u. à. ou m. s'abaisse ; v. 9183 Qu'en escript truis el je recors (Zi), Quant en e. t. e.r. (Ze), pour Qu’il est escrit el. jou r. L'alliance de Za avec Ze a eu pour conséquence l'alliance de Za avec Zi; j'ai déjà signalé des fautes communes aux trois inss. (4); en voici quelques autres : v. 4687 demourance, pour descordance ; V. 5463 qui au monde, pour cui li mondes ; v. 11761 Mais s’il set tant d'engin avoir (: savoir), pour M. cüse t. d’'e. aveit (: saveit).
Les leçons de Z sont plus nombreuses dans Z? que dans Za; si l'on s’en tient aux variantes spéciales à Z, il ne manque à Z4, avant le v. 18082, que celles des v. 4561, 5551, 6581, 11799, 16184 ; encore a-t-0n vu qu'au v. 658! il a une faute particulière, commune à Za et à Ze; et au v. 16184, l'exception est douteuse: saverient (Zi), savrions (L), pour savreient. À ce point de vue, la comparaison de Zi avec Ze, qui s'arrête au v. 11950, est peu concluante ; on remarquera cependant qu'au v. 7152 Zÿ est avec Z, tandis que Ze a la leçon commune. En outre, Z7 a quelques variantes de À qui ne se retrouvent ni dans Ze ni dans Za.
Du v. 18906 au v. 20156, aucune leçon spéciale à L; par contre, de nombreuses variantes de Æ, mais pas toutes. À partir du v. 20198, retour à Z. On a vu qu'il en est à peu près, mais pas exactement, de même de Za.
Fa, Fe.— Fa et Fe n’ont pas la variante I (ÆX, M,N), maisils ont les variantes IL (Z, M, N), I6 (Æ), IV! (X, L)(5), VW (Z, M), is appartiennent donc à plusieurs groupes. Ces deux mss., qui étaient déjà très intimement unis dans le poème de Guillaume, continuent à l'être dans celui de Chopinel. Leur alliance apparaitra sutfisamment dans leurs relations, que je vais indiquer, avec différentes autres versions, pour qu'il me soit inutile de signaler les fautes, très
(1) De même Læ, My, LmS, 6x, ru; Za omet les vers vV-VI, XH4-4, XXV-XXVI, LVI1121-30,
(2) De même C, La, Ri, Ga.
(3) De même y».
(4) Voir ci-dessus, p. 493-97.
(5) En réalité, F'e n'a pas cette dernière variante, mais uniquement parce qu'il a omis le passage où elle se trouve.
nombreuses, qui leur sont spécialement communes. Parmi celles-ci, il en est une cependant qui mérite une mention : à partir du v. 18180 environ, leur texte présente un très grand nombre de petites coupures, dont je citerai, à titre d'exemple, celles qui portent sur les v. 19880 à 20080 : sont omis les v. 19883-84, 19889-90, 19897-906, 19911-14, 19919-22, 19929-34, 19943-50, 19979-80, 19985-90, 19997- 20000, 20041-12, 20019-2%6, 20029-30, 20041-52, 2005-58, 20065-72. 20077-78 : en outre, les v. 19915-18 sont réduits à deux : Qu'a tous ceus qui n'ont ci esté Soit introduil et recilé; par contre, deux vers sont interpolés entre 20074-75 : À fait pour voir mortel pechié Au mains a il de lant pechié.
Outre ces omissions communes aux deux mss., Fe en a qui lui sont particulières et qui résultent apparemment de la négligence d’un copiste, qui a.passé une ou plusieurs colonnes de son modèle : v. 5769-809, 6663-98, 7102-80, 8305-48, 14161-264.
Ces deux mss. suivent surtout le texte de Z; jusqu'au v. 9700 environ, ils lui sont rarement infidèles ; ils ont cependant sans lui la bonne leçon aux v. 4561, 5010, 5179, 5242, 5551, 7034, 9726. A partir d'ici, les infidélités à Z deviennent momentanément plus fréquentes : v. 9792, 9897, 10144, 11462, 11753, 11793, 11799: L reste néanmoins la base de leur texte. À X, ils doivent, outre le
Chapitre apocryphe sur Faux-Semblant, quelques autres leçons, par exemple, celles des v. 12158, 13221, 15194, 19629-30, 19692 Que n'est uns poissonès noanz.
ya. — ya n'a pas la variante [, de XÀ, M, N; il a la variante II, de L, M, N:enconclura-t-on qu'il fait partie de Z ? Mais il a la variante IT, de M, N. Cette contradiction est expliquée par la variante IV#, où y Combine, semble-t-il, la faute de Z avec celle de N, en deux vers dépourvus de sens :
Car li dui amant qui tel honte Li dieu tindre de eus tel conte ;
dui est de Z, umant de N. Ces deux vers, si l’on peut les appeler ainsi, Sont bien représentatifs de 74, qui, à des leçons provenant de différentes familles, notamment de Z, et, peut-être indirectement, de N, mais d’autres aussi, dont Be, ajoute de très nombreuses fautes individuelles. Il omet les deux vers de la variante V.
Gette version étant absolument sans valeur, il est inutile que j'entre dans les détails de sa composition.
x. — Le poème de Jean de Meun est allongé dans x, comme celui de Guillaume de Lorris, de nombreuses additions (voir p. 149). À part ces interpolations, le texte suit irrégulièrement Æ jusqu'au v. 4842, puis Z jusqu'au v. 7910, revient à Æ pour quelques centaines | de vers, et ensuite fait partie de N jusqu’à la fin du poème, mais avec des retours fréquents à Z et à X.
Manuscrits qui ont la variante III
Les mss. qui intercalent un chapitre sur les privilèges de Faux- Semblant {variante II) entre les v. 11222-%3 se répartissent en 8 groupes, suivant l'étendue de l’interpolation :
10 J(Jo, Ju, Jy) (1), By, Li, Maz, Ga, y, 0e ;