ADDITION
Le présent volume était en cours d'impression lorsque L. Delisle m'a signalé l'existence d’un ms. du Roman de la Rose à la bibliothèque publique de Jersey (voir ci-dessus, p.162) et j'ai dû attendre l’époque des vacances pour aller à Saint-Hélier l’étudier.
Ce ms. a été donné à la bibliothèque en 1899 par M. P. P. Guiton, qui le tenait des héritiers de M. Durell Lerrier, lieutenant-bailli de Jersey, mort en 1876.
Il est en parchemin, du milieu du XIVe siècle ; il n'a plus que 129 feuillets (1), de 0,281 sur 0,196, écrits sur deux colonnes de 40 lignes. Il lui reste quelques miniatures, finement exécutées.
Il a: perdu trois feuillets du début (v. 1-89), un entre les f. 3-4 actuels (v. 648-794), un à la suite du f. 7 (v. 1575-1722), un devant le F. 8(v. 1881-2009), un entre 19-20 (v. 3360-494), un à la suite du f. 22 (v. 3939-4087), deux entre 38-39 (v. 6649-965), un entre 71-72 (v. 12066-207), un entre 99-109 |v. 16626-772), un entre 124-295 (v. 20775- 860). Le relieur a mal placé certains feuillets : le f. 17 (v. 1427-574) doit précéder le f. 16 (v. 1723-880) et tous deux doivent être intercalés entre les f. 7-8; le [. 18 (v. 4088-247) doit être placé devant le f. 25.
Une interversion de feuillets existait probablement déjà dans l'original du copiste, qui a transcrit les v. 9765-948 entre les v. 10096-97.
Voici le premier et le dernier vers :
Car tout ses cors estoit sechiez (v. 350).
Est fine et pure verité.
Explicit le Romans de la Rose,
Ou l'Art d’Amours est toute enclose.
Ce ms. est, pour les deux parties du roman, un représentant fidèle de N, faisant partie, dans cette famille, du groupe Nb, Na, Nf (voir p. 447). Je l'appelle NZ.
(1) Le premier feuillet est numéroté 2, le dernier 130.