BIBLIOTHÈQUE DE ROTHSCHILD
Le, — Fol. 1-138. Le Roman de la Rose.
Maintes gens cuident qu’en songes
Atant fu jours et je m’esveille.
Explicit li Roumans de le Rose,
Ou l’Ars d'Amours est toute encloze.
Explieit Liber Speculorum Amantium ({).
Chis livres fu escris l’an m. cec. xx. et nuef, ou mois de octembre, le venredi après le Saint Denis de Franche.
Et si le fist uns hons escrire
Qui mout trés bien le savoit lire, Pierre de Boucher (2) l’oi nommer.
Oùukes ne se pot tenir d'amer ; .
Et si vous fai bien asavoir.
Et si le vous tesmoigne pour voir, Que volentiers s’esbanioit
Et mout grant entente metoil
Au ju dont le Rose parole,
Car il n’amoit autre carole.
Quant lui plaira j'ai deservie Mout trés bien me cote hardie, Pour escrire ce biau livret.
On m’apele Robechounet,
De Goumecourt par men surnon.
Dieus nous otroit sa benichon.
Amen, Amen, che face mon.
Le poème de Guillanme de Lorris est immédiatement suivi des
deux premiers vers de Jean de Meun, puis des deux suivants : « Desespoir, las » (3) qui chi lira En l’autre livre trouvera.
Entre ce dernier vers et «l'autre livre », c'est-à-dire la seconde partie du roman, est intercalée la continuation anonyme (72 vers), qui a précédé chronologiquement celle de Jean de Meun. Gette conclusion est séparée du 3e vers, pris pour le premier, de Jean de
Meun par Cre Explicit primus, Incipit secondus.
(1) Pour ce titre, voir la notice du ms. Bibl. Nat. fr. 798.
(2) Ce nom, qui fausse la mesure du vers, a été écrit au XVe siècle, sur l'emplacement d'un autre nom gratté.
(3) Desespoir las sont les deux premiers mots du 3° vers de Jean de Meun.
Entre les feuillets 40-41, une lacune des v. 5909-6250 résulte probablement de la perte de deux feuillets ; trois feuillets comprenant les vers 19363-19505 et 15515 à 15796, où l'on a cherché à imiter l'écriture ancienne, mais qui datent certainement du XIXe siècle, probablement de l'époque où le volume appartenait à Barrois, ont été intercalés, l'un entre les f. 78-79, les deux autres entre 98-99.
%, — Fol. 138vo-139v°. Le Moine. Fableau dont le titre est donné à l’explicit ; il est inédit et n'a rien de commun avec les fableaux connus sous un titre analogue.
Puis que je bien dire le sai Ichi est mes contes finés.
Explicit du Moigne.
3, — Fol. 140r°-163b. Le Bestiaire de Guillaume le Clerc
Qui bien commenche et bien define
Cette copie n’a pas été utilisée par Reinsch pour son édition du poème.
4. — Fol. 163b-165a. Le Dit de la Tremontaine. J'emprunte ce titre au ms. Bibl. Nat. fr. 378. Le présent ms. n'en donne aucun. Voyez ci-dessus la notice du ms. Bibl. Nat. fr. 378.
Bele plus douche que seraine, Estoile clere trés montaine
5. — Fol. 165a-170c. Le Lai des III chevaliers, publié. sous le titre de Lai de Conseil, par F. Michel, avec, pour les 268 premiers vers seulement, les variantes du présent manuscrit (1).
Qui a biaus dis vieut bien entendre
A sa grace Dieus nos amaine.
Explicit.