‹ les manuscrits de roman de la roseChapitre 46 sur 141 · MONTPELLIER. BIBL. DE LA FACULTÉ DE MÉDECINE. II · texte numérisé non relu

MONTPELLIER. BIBL. DE LA FACULTÉ DE MÉDECINE. II

Parchemin, 0,202 sur 0,138. Le volume est composé de deux mss. juxtaposés, dont le premier, écrit vers 1330, a 110 feuillets à deux colonnes de 48, 50, puis 52 lignes (2), et le second 30 feuillets (f. 111-

*140) à deux colonnes de 30 lignes. Début du % feuillet : Fors que a l’autrui accrochier. Début du feuillet 119 : L'amante e Ragione. Aucune minialure.

Sur une feuille de garde, en tête, un titre du XVILe siècle, et audessous : «Ms. de la bibliothèque de M. le Président Bouhier. E. 59. MDCCXXI. » Au fol. 110r°, au-dessous des mots Explicit le Romanz,un eæ-libris gratté, mais encore lisible : Lequel est a Jehan Courloys (XVe s.).

Le premier ms. contient le Roman de la Rose. Les rubriques, écrites dans les marges, sont d'une écriture qui ressemble beaucoup à celle du copiste, et de la main qui a ajouté quelques vers en marge et dans les lignes primitivement laissées en blanc, mais l'encre en est plus noire que celle du texte; néanmoins les deux écritures peuvent être de la même main. La rubrique du feuillet où les deux parties du poème se raccordent a été en partie coupée par le relieur; voici ce qu’il en reste : « Jusque ei parole mestre Guylz de Lorriz, qui comment fsic) cest rommans et atant se test, que plus n’en fist que on sache, et pour ce que la matiere du rommanz, pour la soutilleté, embelissoit a plusors gens, 1 plut a mestre Jehen Clo-

(4) Calalogue général, in-40, I, p. 458.

(2) 48 lignes jusqu au f. 42 imclusivement, puis 50 jusqu au f. 62 inclusivement, et enfin 52 pour la suite.

pinel de Meun a parsuivre ce que le dit mestre Guylz avoit commencié, et parole en representant la parso... » (1).

Nombreux nota dans les marges. L'un d'eux (fol. 42v°) pourrait être intéressant s'il n'avait été en partie rogné par le relieur : en face des vers 7955-56,

Qui ne pense riens fors aus gieus Et as despens faire outragieus,

on.lit : « Nota de Jehan... ambelot de... le » (XIVe ou XVe.)

Aucunes genz cuident qu’en songes Atant fu jor et je m’esveille.

Voici quelques particularités graphiques du scribe: è+yod> te : lie (illei), {el (lectum), deliet (delectum), proufiet (subs. et subj. du verbe), soufiet(suffecit), empiere(impejorat), miere medicum), priese (pretiat)}, de même géesent (jacent); ei pour e. devant un 7 : peire, metre, et dans quelques autres Cas ; eslei, neis (nasum), soeif (suave), et toujours gweil, teil; flebilem > fieble; bonum > boen, jovenem > genne, jennesce; desiderat > desierre; ©, {+ yod > ck concurremment avec ca : lechon, menchonge, Franche, ete.; la 1re pers. pl. des verbes esten-on; cadere > chaîer, sedere > soier, videre > voier; multum > mont; cen (pour ce accentué); aëinsine, ausinc, ovec, jardign.

Le second ms. est celui du poème de Durand, 74 Fiore, publié par M. Castets.

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