COPIE DE MÉON
de variante, entre la première et la seconde partie du roman (1). En regard des quatre lignes qui l’annoncent, Méon a écrit plus tard : « Rédiger » ; puis : « Je les ai trouvés également dans la copie d'un ms. indiqué 1901 (sic), in-4°, à la Bibl. Nat. etc. ». Il fait ici allusion aux vers du dénoûment anonyme qui suit le poème de Guillaume de Lorris dans le ms. Bibl. Nat. fr. 12786 et dans celui de l'abbé de Tersan. On sait que ce dénoûment, qui ne figurait pas d'abord dans le texte publié par Méon, fut ajouté ensuite aux exemplaires qui se trouvaient encore en librairie, après, semble-t-il, que Raynouard, rendant compte de l'édition, l'eût signalé dans le ms. de la Bibl. Nat. n° 1157 (sic). Faut-il conclure, de la note mentionnée ci-dessus, que Méon connaissait le ms.12786 avant que parût l'article de Raynouard? ou que, malgré l'expression « je les ai trouvés », il en doit la connaissance à l'auteur du compte rendu, et que sa note n’a été ajoutée au ms. que plus tard ? ou encore qu'il avait bien « trouvé » ces vers dans le ms. de la Bibliothèque nationale avant que Raynouard les lui eût signalés, mais après la publication de son volume ?
Le texte du ms. de Méon ne contient que de très rares corrections ; mais des variautés, placées au bas des pages, y sont bitfées ; d'autres, quine sont pas effacées, ne se retrouvent pas dans l'édition.
La source de plusieurs de ces variantes est indiquée : Galliot du Pré, Lenglet du Fresnoy et 21 manuscrits, dont 9 de la Bibliothèque nationale, 4 de l’Arsenal, 1 «daté de 1375 », 6 de Condé, 1 de l'abbé de Tersau.
Tous les mss. cités de la Bibl. Nat. et de l’Arsenal sont encore dans ces dépôts ; celui de l'abbé de Tersan est aujourd'hui à Maihingen (2) ; j'ignore quel est le «ms. daté de 1375 », qui n'est jamais désigné autrement. Des six mss. de Condé, cinq seulement sont encore à Chantilly ; le sixième est aujourd'hui à la bibliothèque royale de Bruxelles. Méon donne de cette copie neuf variantes, dont quelques-unes (l'invitation à omettre le chapitre sur Faux-Semblant, la mention d'une main corporelle et d'une main spirituelle, ete.) ne laissent aucun doute relativement à l'identification du ms. « Condé 210 » avec celui de Bruxelles 41019.
(1) Dans son édition, Méon a supprimé ce passage, mais en a parlé dans son
Introduction. ; (2) Voir plus loin la notice qui lui est consacrée.
Univ. de Lille. Trav. et Mém. Droit-Lettres. Tome VII. — 9,