‹ Les manuscrits du roman de la roseChapitre 39 sur 142 · BIBLIOTHÈQUE DE MONTPELLIER HOT · texte numérisé non relu

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une tache, de Poncelet, la signature de « F. Fauconier, boucher, demourant..... » (ladresse est illisible).

Ci commence le Romans de la Rose,

Ou l'Art d'Amours est toute enclose.

Maintes gens dieént que en songes

Est fine et pure verité.

Ci faust le Romans de la Rose Ou l'Art d’Amours est toute enclose.

MONTPELLIER. BIBL. DE LA FACULTÉ DE MÉDECINE. Il 438 (1)

Parchemin, 0,202 sur 0,138. Le volume est composé de deux mss. juxtaposés, dont le premier, écrit vers 1330, a 110 feuillets à deux colonnes de 48, 50, puis 52 lignes (2), et le second 30 feuillets (F. 111- 140) à deux colonnes de 30 lignes. Début du 2e feuillet : Fors que a l’'autrui accrochier. Début du feuillet 112 : L'amante e Ragione. Aucune miniature.

Sur une feuille de garde, en tête, un titre du XVITe siècle, et audessous : «Ms. de la bibliothèque de M. le Président Bouhier. E. 59. MDCCXXI. » Au fol. 110r°, au-dessous des mots Explicit le Romanz,un ex-libris gratté, mais encore lisible : Lequel est a Jehan Courtoys (XVe s.).

Le premier ms. contient le Roman de la Rose. Les rubriques, écrites dans les marges, sont d'une écriture qui ressemble beaucoup à celle du copiste, et de la main qui a ajouté quelques vers en marge et dans les lignes primitivement laissées en blanc, mais l'encre en est plus noire que celle du texte; néanmoins les deux écritures peuvent être de la même main. La rubrique du feuillet où les deux parties du poème se raccordent a été en partie coupée par le relieur; voici ce qu'il en reste : « Jusque ci parole mestre Guylz de Lorriz, qui comment {sic) cest rommans et atant se test, que plus n'en fist que on sache, et pour ce que la matiere du rommanz, pour la soutilleté, embelissoit a plusors gens, 1 plut a mestre Jehen Clo-

(4) Catalogue général, in-40, I, p. 458.

(2) 48 lignes jusqu'au f. 42 inclusivement, puis 50 jusqu'au f. 62 inelusivement, et enfin 52 pour la suite.

pinel de Meun a parsuivre ce que le dit mestre Guylz avoit commencié, et parole en representant la parso... » (1).

Nombreux ñota dans les marges. L'un d'eux (fol. 42v°) pourrait être intéressant s'il n'avait été en partie rogné par le relieur : en face des vers 7955-56,

Qui ne pense riens fors aus gieus Et as despens faire outragieus,

on lit: « Nota de Jehan... ambelot de... le » (KIVe ou XVe s.).

Aucunes genz cuident qu’en songes Atant fu jor et je m’esveille.

Voici quelques particularités graphiques du scribe : + yod> ie: lie (illei), {el (lectum), deliet (delectum), proufiel (subs. et sub}. du verbe), sowfiet(suffecit), empiere(impejorat), miere medicum), priese (pretiat)}, de même giesent (jacent); ei pour e devant un 7 : peire, meire, et dans. quelques autres cas : eslei, neis (nasum), soeif (suave), et toujours gueil, teil; flebilem > fieble; bonum > boen, jovenem > genne, jennesce; desiderat > desierre; ©, t+ vod > ch concurremment avec c + a : lechon, menchonge, Franche, etc.; la 1re pers. pl. des verbes esten-on; cadere > chaîer, sedere > soier, videre > voier; multum > mont; cen (pour ce accentué); aëinsine, ausinc, oveC, jardign.

Le second ms. est celui du poème de Durand, Z? Fiore, publié par M. Castets.

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