Saint Louis, p
LA MINIATUKE EN FRANCK. ,f)j
aspects diffcreiils : les uns, comme les sceaux doni il se
-•une peinture de la S.iinte-Cli.ipclle, rcproiiuitc par M. [.oiigiioii Jaiis le recueil do la Société de l'histcirc de Paris )
iS^. LES MANUSCRITS ET LA MINIATURE.
servait, comme la peinture sur vélin où Bonne de Luxembourg est agenouillée devant lui , dans un volume de la collection de M. le baron Pichon, comme le bas-relief du tympan de la Porte Rouge, à Notre- Dame de Paris, nous le présentent jeune, imberbe, florissant; les autres, comme les miniatures dont nous venons de parler, comme celles du manuscrit du confesseur de la reine et du livre d'heures de Jeanne, reine de Navarre, fille de Louis X, comme les anciens tableaux de Téglise basse de la Sainte-Chapelle, dont un dessin colorié a été conservé par Peiresc et récemment reproduit par M. Longnon^", le montrent plus âgé,amaigripar les fatigues ou les macérations, la barbe et les cheveux blancs ou gris, taillés toujours dans la même forme. La barbe ne se portant pas habituellement à la date où furent exécutées ces peintures, on ne saurait attribuer ce détail à Tinfluence des modes contemporaines de Tartiste; il ne peut être emprunté qu'à la réalité : autrement il aurait choqué les personnes, encore assez nombreuses à cette époque, qui avaient connu saint Louis, et surtout la famille royale, qui avait conservé des souvenirs assez précis pour faire retracer par le pinceau, vers i33o, les principaux événements de sa vie. Il est probable, cotnme Ta conjecturé M. Longnon, que ce prince avait renoncé à se faire raser durant sa première croisade : la barbe était en honneur chez les populations au milieu desquelles il vivait en Orient; et puis, il avait bien d'autres soucis! Il aura conservé ensuite l'habitude contractée dans