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5 m,00 à 5 m. 50 : Complexe blanchâtre en gros et petits bancs.
6 m.08 Complexe gris de C. grenu.
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Les complexes gris sont constitués par des calcaires grenus types avec organismes nombreux et variés: Crinoïdes, radioles d’Oursins, Tabulés et Polypiers, Brachiopodes entiers ou en esquilles, etc. L’un d’eux mérite une attention spéciale parce qu’il peut servir de repère pour s'orienter dans la série; c’est un complexe de calcaire grenu de teinte rosée et jaunâtre, d’une puissance de 2 m. 40, dolomitique suivant les niveaux, et présentant un ruban de silex. Ce ruban est discontinu et peut prendre l’aspect de rognons mais il est constant. Je l’ai retrouvé partout où je devais normalement le retrouver: j’en ai retrouvé des fragments au fond de la carrière du Petit Haut-Banc dans les déchets; je lai observé en place dans la tranchée du chemin de fer entre le passage à niveau du Haut-Banc et celui du Hure un peu avant le pont et la voie de décharge de la mine d’Elinghen — dans la Vallée Heureuse, sur la rive gauche — dans la tranchée du chemin de fer entre le passage à niveau du Haut-Banc et la carrière de Basse-Normandie — enfin, au fond de la carrière de Basse-Normandie.
Les complexes blanchâtres, par contre, sont nettement différents par leur aspect extérieur et par leur nature. Ils se résolvent en général en petits bancs et plaquettes; ce sont des dépôts successifs de calcaire granuleux interrompus par des lits minces de caractère détritique (fragments de calcaire granuleux roulés et aplatis mêlés de débris organiques, esquilles et épines de Brachiopodes, etc....). Ces délits détritiques plus ou moins dolomitisés suivant les niveaux et colorés en rouge et jaune par des oxydes de fer tranchent sur la teinte blanchâtre des rubans granuleux.
Les termes supérieurs de cette série sont marqués par un phénomène de dolomitisation plus net et plus constant qui annonce l’approche du complexe dolomitique à Lithostrotion Martini.
C. — Le complexe dolomitique à Lithostrotion Martini (cf. Tableau p. 38) comporte 7 m. de dolomie grenue et de calcaire dolomitique qui, au centre de la carrière de la Vallée Heureuse, supportent les bancs blancs exploités comme marbre Lunel.
De ces sept mètres, les quatre mètres inférieurs seuls témoignent d’une dolomitisation accentuée; ce sont des dolomies grenues et des calcaires dolomitiques de texture illisible mais vraisemblablement grenue. Plus haut (trois mètres supérieurs), les sédiments magnésiens font place à des calcaires francs, du type grenu, plus ou moins fins, interrompus par des niveaux coquilliers et des intercalations oolithiques ; la dolomitisation ne s’y montre plus qu’à l’état sporadique (2 épisodes dolomitiques).