D PR BTE
moins épaisses d’un calcaire gris blanc d’aspect compact ou subcompact. Son dessin d’ensemble rappelle assez bien des empreintes de pattes d'oiseaux, d’où le nom de «Pattes d’Alouettes » sous lequel il est surtout connu (cf. PI. V, fig. 17). Aïlleurs, d’autres organismes qui paraissent, sinon identiques, du moins très voisins, se sont développés en forme de lames horizontales, allongées, et plus ou moins ondulées ; ces lames affectent sur front de carrière une allure arborescente, plus fine chez les uns, plus grossière chez les autres. La formation se termine, à sa partie supérieure, par un rubané d’une puissance maxima de 12 cm. d'épaisseur très variable suivant les places (4 cm) et d’allure plus ou moins régulière. Ce rubané est localement interrompu par des efflorescences 7° analogues à celles de la partie supérieure du Napoléon Grand Mélange, mais qui sont ici, du moins en apparence, moins découpées et plus massives.
La formation dont je viens de décrire sommairement le développement en verticale représentait donc, avant de se consolider, une prairie sous-marine. Son aspect peut varier beaucoup latéralement suivant l’état de développement des organismes : les formes en buisson peuvent atteindre de grandes tailles (j’en ai mesuré une qui avait 50 cm d’envergure verticale et 2 m. de développement horizontal — une autre mesurait 1 m. 20 de hauteur sur 1 m. 60 de largeur). Les formes laminaires sont peu épaisses (de 9 à 15 cm.) mais, comme elles sont souvent empilées les unes sur les autres, elles peuvent présenter néanmoïns un grand développement vertical. En longueur, elles mesurent sur front de carrière O0 m. 45, 0 m. 80, 1 m. 60, 2 mètres et peut-être même davantage. En d’autres points du banc, les organismes moins nombreux ou moins développés laisseront plus de place à la vase calcaire qui formera de vastes plages blanchâtres bourrées, suivant les places, de coquilles ou de grumeaux, ces derniers provenant vraisemblablement de l’organisme luimême.