‹ Les Marbres du Calcaire Carbonifère en Bas-BoulonnaisChapitre 97 sur 211 · Les Textilaridae · texte numérisé non relu

Les Textilaridae

Les Textilaridae que j’ai rencontrés beaucoup moins fréquemment que les Endothyra et les Ammodiscus sont constitués par deux séries linéaires de loges qui alternent et qu’on peut considérer comme développées en hélice à 180 degrés l’une de l’autre.

Ce sont, pour l'ordinaire, des formes courtes et trapues ; les loges augmentent rapidement de taille et sont surbaïissées. L’ouverture, simple, est située sur la ligne médiane qui sépare les deux rangées de loges ; elle fait communiquer immédiatement chaque loge avec celle qui la précède et avec celle qui la suit. Les exemplaires que j’ai observés mesurent de 0 mm. 5 à 0 mm. 10 dans leur plus grande longueur. Voici quelques chiffres indiquant le rapport entre les dimensions des individus et le nombre des loges.

Longueur max. Largeur max. Nombre des loges 0 rm. 5 0 mm. 3,5 0 mm. 7 0 mm. 6 \ 5 loges visibles (6) 0 mm. 7 0 mm. 4 Jus >

1 mm. O0 mm. 5 9 » >

BRADY #7 et MOELLER ont décrit dans le Calcaire carbonifère d'Angleterre, d’Ecosse et de Russie, le premier, des Textilaires des genres Textilaria et Bigenerina — le second, des formes de même type général pour lesquelles il a créé le genre Cribrostomum. Personnellement, je n’ai rencontré que des Textilaria et, comme je l’ai dit, en très petit nombre. Il semble qu’il en soit de même dans le Calcaire carbonifère . de Grande-Bretagne où BRADY ne signale que deux espèces Textilaria

Fig. 18. — Le type Textilaire. Les deux formes les plus communément répandues dans le Calcaire carbonifère boulonnais.

gibbosa et Textilaria eximia ; cette dernière espèce étant la mieux représentée. D’après les caractères que j’ai cités plus haut les formes boulonnäises se rapprocheraient davantage de la forme ventrue T. gibbosa (cf. PI. XVI, fig. 57 et 60). Ce

Quant aux Bigenerina, je n’en ai point observé dans le Calcaire carbonifère du Boulonnais — à moins que les formes que je rapporte au genre T'extilaria ne soient des Bigenerina incomplètement développées et encore à la phase bisériée. D’après BRADY 8, du reste, ces formes sont rares en Angleterre et en Ecosse.

MOELLER dans son étude sur « Les Foraminifères du Calcaire car-

117. BRADY. — Monograph.. — 1876, p. 131-136, pl. X, fig. 26, 27, 28, 29 ; p. 136, pl. X, fig. 30 et 31.

118. BRADY. — Monograph..….. —, 1876, p. 137, pl. X, fig. 30.

Le

bonifère de Russie >» 9 ne cite ni les Textilaria ni ie Bigenerina mais les englobe tous deux dans son genre Cribrostomum, comme il est aisé de s’en rendre compte par les fig. 4 de la pl. IIL 2 de la pl. IV et probablement aussi 5 de la pl. VI de l’auteur. Du point de vue systématique, la disposition relative des loges semble plus essentielle que le type d'ouverture, à en juger par ce que dit BRADY au sujet du type Textilaire :

« L'ouverture se présente normalement sous la forme d’une fissure transversale arquée, située au bord interne du segment terminal près de la ligne de jonction de ce segment avec l’avant-dernier. Exceptionnellement, l’ouverture de la coquille peut être entourée d’un rebord saillant ; chez certains spécimens enfin, l’ouverture typique est remplacée par un petit orifice terminal de forme ronde qui met les dernières loges en communication avec l’extérieur, ou par une série de pores éparpillés sans ordre sur la face distale » 120,

Ce genre Cribrostomum qui n’a pas été signalé en Angleterre ni (que je sache) en Belgique, a été rencontré par M. MILON dans le calcaire de Saint-Ségal en 121,

B. — Foraminifères hyalins.

La seule forme hyaline observée répond aux caractères du genre Archaediscus, Brapy. La coquille enroulée et plus ou moins dissymétrique consiste en un tube dépourvu de tout cloisonnement (cloison véritable ou ébauche) et enroulé sur lui-même dans des directions variées. Le tube, en règle générale, aplati et affaissé, présente en section transversale la forme d’un croissant ; il augmente régulièrement de calibre . d’un tour à l’autre (cf. PI. XVII, fig. 64 et 65) ; certains individus rappellent, à s’y méprendre, la forme figurée par BRADY dans sa mono-

119. VON MŒLLER VAL. — Mém. Ac. Imp. Sc. St-Pétersb., 1880, p. 39 à 68 ; pl. II, IV, VI.

120. « The normal aperture is a transverse mruted fissure at the inner margin of the terminal segment close to its line of union with the penultimate. In exceptional cases the opening is surrounded by a raised lip or border ; and specimens are also occasionally met with in which the later chamhers have a small rounded terminal orifice, or even a number of pores scattered irregularly over the distal face, instead of the typical aperture ». cf. BRADY. — Report (OR Challenger 1873-1876, 1884, Text, p. 356.

121. MILON Y. — Recherches sur les calcaires A A et le Briovérien de Bretagne. — 1928, p. 63.

graphie sous le nom d’Archaediscus Karreri ??,

Ce genre, déjà signalé dans le Viséen d'Angleterre et de Belgique, a été retrouvé par M. MILON dans les formations du Massif Armoricain où il «est rare. sauf dans les calcaires du Dourdu, au nord de Morlaix » 123, À |

Page 1