‹ Les marbriers romains et le mobilier presbytéralChapitre 18 sur 96 · Bultino archeologico cristiano · texte numérisé non relu

Bultino archeologico cristiano

13i LES MAUBUIERS ROMAINS

Ou peut encore lire, bien qu'avec (juelque difficulté, rioscription gravée sur le listel intérieur du fût de la colonne :

EGO NICOLAVS DE ANGELO CVM PETRO PASSA DE TITO HOC OPVS COPLEVI.

Cette inscription ne donne pas de date, mais le style des décorations et surtout la forme des lettres indiquent bien une œuvre faite à la i\n du xn' siècle. Ce candélabre est du reste dans sa barbarie une œuvre trop remarcjuable pour qu'une description succincte ne trouve pas ici sa place. Le fut est divisé en huit sections : la première en commençant par le bas est décorée de fleurs, les trois suivantes représentent des personnages assez difformes, les quatre autres sont ornées par des entrelacs d'un relief assez faible. Au sommet, un assemblage d'animaux fantastiques soutient le cul-delampe sur lequel le cierge était fixé. Ce fut, déjà extrêmement élevé, repose sur une base très importante composée de quatre monstres, à corps de lion et à tète d'homme, enlacés dans les bras de quatre femmes. Toutes ces sculptures avaient peut-être une signification symbolique mais leur abondance désordonnée nuit à l'effet général. L'exécution en est lourde, le dessin incorrect; les corps humains surtout ont des proportions tout à fait grotesques.

L'inscription gravée sur le socle de ce candélabre indique que le sculpteur Nicolas avait un collaborateur

ËPOQUE NE0-U0MAL\E (XIP' SlÈCLb]) 135

nommé Pierre Fassa, fils de Titus: nous n'avous rencontré ce nom nulle autre i)art. Il est très probable au contraire que le Nicolas dont il s'agit ici est le même que celui dont le nom était gravé sur l'ancien maître autel de la cathédrale de Sutri. Ugcelli a pris soin de relever l'inscription avant ({u'elle ne disparaisse et la rapporte dans son Italia sacra:

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