‹ Les marchands de santé (volume 2)Chapitre 32 sur 59 · U N K CONSOLATION IN EXTREMIS · texte numérisé non relu

U N K CONSOLATION IN EXTREMIS

Onésime n’était pas gai.

Supputant d’une part ses dépenses, de l’autre es désillusions, il trouvait de plus en plus que 'équilibre était impossible à établir entre l’actif et e passif. Maître Ilelleborus ricanait à son ordiîaire, mais il ricanait intérieurement.

Au dehors, silence complet.

Ce fut ce silence que troubla soudain l’écho de anglots déchirants :

— Mon enfant!... mon cher enfant!... gémis-

sait une voix. Si ce n’est pas une barbarie de se moquer aussi cruellement de la douleur d'une mère... Mon enfaot! mon cher mignon!

Les deux voyageurs s’étaient retournés instinctivement. Une femme venait derrière eux, une femme qu’Onésime reconnut sur-le-champ pour la voisine dont le sincère désespoir l’avait si fort ému le matin même.,.

Elle tenait dans ses bras — comme le matin, — un être chétif et souffreteux qu’elle serrait convulsivement en répétant sans cesse ;

— Mon enfant!... mon cher enfant!...

Le petit-fils d’Argan avait de la sensibilité, les cris le touchèrent, et s’adressant à la pauvre éplorée au moment où elle passait à côté d’eux:

— Pardon, madame!-., je suis sans doute indiscret, mais votre douleur paraît bien profonde... si nous en connaissions le motif, nous pourrions...

— Vous ne pourriez rien, mon bon monsieur!... Le coup est porté... Croiriez-vous?... Mais ce que je vous raconterais là ne vous intéresserait guère...

— Vous vous trompez et toutes nos sympathies vous sont d’avance acquises.

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