JE POSE PEUX MILLE
« Ce monsieur est un crétin; cela se découvre
. premier coup d’œil.
» Ne lâchons pas une proie pareille.
» Il y avait trois mois que si bonne aubaine • m’était arrivée. Il a l’air d’un gaillard qui sut payer.
d Bah! saignons-le du coup de neuf cent vingt . un francs. Les vingt et un francs donneront 3 la vraisemblance aux neuf cents.
Six francs de valeur brute, le tiers du profit our mon associé , restent pour moi six cent îx petits ftancs...
Et vous avez payé ! dit Helleborus, riant
lus fort.
— Certainement que j’ai payé.
— Vous êtes naïf.
— Neuf cents d’une part, mille de l’autre...
— Total dix-neuf cents.
— Plus les faux frais, environ cent francs.
— Alors je pose deux mille.
— Deux mille francs pour une journée
— En effet, cela n’est pas mal.
— Deux mille francs de perdus... absolument
perdus...
— Mon cher, vous n’étes pas reconnaissant.
— Laissez-moi tranquille.
— Je vous répète que vous n’êtes pas reconnaissant.
— Et de quoi?...
— Vous prétendez que votre argent est absolument perdu.
— Sans doute.
— Eh bien, pas du tout. Puisque ces messieurs vous ont dit que vous en étiez atteint, voilà toujours deux maladies que vous êtes à peu près sûr de ne pas avoir pour le moment.