‹ Les marchands de santéChapitre 116 sur 166 · LA MONTRE · texte numérisé non relu

LA MONTRE

Voilà ce que c'est de ne pas mener une conduite réglée.

LE GHALB.

Je te conseille de parler, toi.

Une autre pratique pénètre chez madame la Ressource.

C'est, autant qu'on en peut juger à sa tenue, une jeune ouvrière.

MADAME LA RESSOUaCB.

Qu'est-ce qu'il y a pour votre service?

L*OUVRIÈRB.

— Vous louez des vêtements?

— Un peu, ma nièce.

— C'est que je voudrais... ce soir... pour aller •iu Casino...

— Àb! abt compris... On aspire à monter. On dit adieu au bonnet qui enlaidit et à raigpille qui détériore le doigt. C'est douze francs. .« sans marchander.

— Douze francs 1

LA HARCHAMDB A LA TOILBTTE 173

— Vous allez peut-être trouver que c'est trop ])ier à présent.

— C'est que...

— Quand vous serez reliée dans l'enveloppe que je vas vous confier, sMI passe un boyard, je réponds sur ma tète que vous serez princesse russe avant la fin de la soirée, na. Je ne peux pas mieux dire.

— Votre dernier prix ?

— Vous me faites de la peine. .. Prenez -moi ça les yeux fermés. Seulement, vous savez, si vous buvez du punch, chaque tache c'est un supplément de vingt sous.

— J'^ prendrai garde.

— A la bonne heure... Ah ! ma petite.

— Madame ?••.

— Encore un mot. Quand vous serez dans le palissandre, je retiens vos vieux effels. Nous nous arrangerons bien ensemble, je vois cela.

L'ouvrière sort.

^ 174 MilUON 'AMWll^^Én* tj*«

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