‹ Les marchands de santéChapitre 131 sur 166 · LB ROMAN DB LA VOISINB · texte numérisé non relu

LB ROMAN DB LA VOISINB

Barbizet s^en était aperçu, car reprenant avec une Yolubilité nouvelle :

— C'est fait pour moi I ^

Et Ton dit que le ridicule tue. Hais je serais déjà mort depuis deux heures. Terre! terre! ouvre-toi^ que je m'abîme dans ton sein !

— Voyons^ Barbizet, intervins-je au milieu de ce déluge de lamentations. — Que fe^t-il donc arrivé?

Epanche dans mon cœur le trop plein de tes amertumes et après, si le goût t'en reste, tu te suicideras.

-^ Que j'épanche !... Mais c'est un pendant au récit de Tbéramène que tù me demandes!

Penses-tu que la chose soit tolérable dans la vie privée? Moi, j'en doute, mais puisque tu

l'exiges et que cela me soulagera*..

Barbizet, ce disant/ s'assit à califourchon sur une chaise, alluma un cigare et commença en ces termes :

-^ Es-tir eBOowiMnoureux^ tot>?

Tu ne me réponds paai N'impûflei.m(M'jeIe suis, ou plutôt je rét^is il y a seulement une heure cinquante-quatre miiSlites. Je Fêtai» d''ua:an^.. quand on est' atteint de cette maladie là^ m dl^Talise toujours le paradis au proâddé ssd eompa^ raisons. C'est un symptôme. Passe-moi' dofie cmrdii ange » et remerctiMmoide ûe{»s y avoir^jouté d^ëpitbèle*

Mon ange demeurait au quatrième wr le d^ant, roe des Damée, BatigooUeerParjs^ maison duiquincaiUtef.

Cette topographie n'est point inutile, puisqu'elle t'indiqiied'unâeultraitiquerangeétait'une voisine.

Elle au 33, moi au 3(^ rimmeuhlei enJ^u^e ! Maudit soit le sort qui...

Mais n'anticipons pas... et passe-moi une allumette, car mon cigare s'est éteint.

^ — Merci» je reprends, dit Bar bizet après avoir raUumàsoa sautados.

Tu vois bien l'office que le phosphore amorphe,.

LE 'AOKâN; VBt LA TOI923CB 20$

— plus de- nécrose ni d'iocendîesl-^'VfeDt^ remplir auprès dd^^etabao^roalé t

Tu le vois?... Eh bien! tel fut l'effet que prochiîstt sur mon ccrap le pfemiercou^^d'oBiLqiif je jetaï à ma^ Yotsin^a-

Cétait un dimanche matin.

Mdbi boreau faisait rdàebe. Je ponvaigdonc donner à ce coup d'œil plusieurs éditionst 'S«e^

Gbaqoa édition me valait un eacbantement éd^ plus. Qu^elld était belle ! el veloulée de teint I et brune de cheveux! et empei4ée quant aos dents t et svelte quant à la taille l... «

Les romans en auraîMi Cait^ne maladie^de ja* lousie. Moi J'en fis une maladie d'amour, c'est^ àdire Qu'incanaescem comme tu me connais , jfétaia encore a^ epi oeureai au soir», a guetter les apparitions de cettek ombse' cbèœ à sa fe* nétniA:

A huit heures seulen^nt, je me souvins qne j'étais invité à dîner chez mon tuteur.

Je m'habillai) et j'arrinFai an moimiit où il se

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mettait au lit, furieux, exaspéré d'atoir mangé seul un rôt» trop cuit par ma faute.

Barbizet — à ce passage — ralluma une seconde fois SOD cigare» puis, d'un ton mélodramatique :

— Que m'importaient à moi» les fureurs de mon tuteur ?

J'allais la revoir... Je n'en dormis pas de la nuit — ce qui me permit de constater que mou séjour trop prolongé à la fenêtre m'avait gratifié d'un rhume exorbitant.

Que m'^portait encore ?

L'aube devait me dédommager de toutes ces peines ...

Elle apparut.

Toujours coquette» mignonne» incendiaire!

Mon cœur battait la générale du sentiment.

Mon œil s'efforçait de se prodiguer en effluves d'aimant. Je dépensai tout ce que j'avais sur moi de magnétisme ce jour-là.

Juge de mon ivresse» quand je crus surprendre

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