PREMIÈRE AFFICHE
Eh I mon Dieu 1 prenez donc la chose du bon côté, voisine. Votre histoire n'est pas des plus édifiantes; mais vous n'êtes pas la seule. C'est la mode nouvelle, chacun la suit à sa façon, et toutes les classes sociales se retrouvent sur ce terrainlà. ; Comme preuve de ce que j'avance, désirezvous entendre le récit du mariage que je repré-
2 1 8i LIAISON AMOUR 'ET C***
sente?... Uo mariage bourgeois..».. Un enfant du sucre épousant une fille de, la iUneUeir: épicerie et bonneterie fusionnées l II y a un moiS; monsieur Léon et mademotselfe Flore étaient encore Tun à Tàutre inconnus, mais -an ami^-^obUgearit* s'est entremis>€D> secre^ij Uiie (pfiemtère fois on examina Taffaire, on discuta les prix; . Celui^r' trouvant la fille trop chère, celui-là trouvant le fils trop au rabais. Enfin on tomba d'accord sur le tarif. Sorquoi les fiancés furent conduits, pour se voir, dans une soirée intime:' Mademoiselle Flore avait sa robe rose, qui la serrait si fort qu'elle était obligée de se tenir droite comme un piquet auprès^de sa maman.
Pour montrer à monsieur Léon ses talents, on mil au piano: mademokîiGl'te «Fiole qui» chanta* fauai mais en baissant les yeur, la romance r Petite fleur des bois. Monsieur Léoff^fil^un c&mpliajontdonlii ne pensait pas on mal. Mademoiselle Flw0 eut Fair de rougir sans* en avoir' la moindre 'envie. Puis, chacun de soti côté se dit: EUémhlaïdei mcmelh paiera, -— M' est affreux.
LE DESnotJS DU GHiLtAGfK" 219^
matpfdmavdes'taeliemirest... Ce fut tout. Dans huit jours, les dots inonleront à l'autd, et nm digro» befurgecfe^béhiroût laPfovidencel
QUATJLIÀMË. AFFICHE.
t'âventtii»e «8t*piquante, pourtant elle ne Taut» pasencore^ la mieMei Mon 'futur abandônnanl; après l'avoir séduite, une pauvre enfant qui Taimait, et épousant una^ damiiïXQOodaine, âgée de cinquante printemps.
SECONDE AFFICHE
La première lâcheté explique la seconde, — sans préjudice de celles qui pourront'suiWBi' -
CINQUlèinr AFFtCHE:
Moi, je n'y faî&'pas tant de façons» Je suisuotil' nakement le résultat d'une commande sur mesure. Maison de confections conjugales, Célérité st discréttoni^ comme disent lôs rcclJrmes. Monépomp'neconnafl pas moncp^us^v 11- cs4 sifiTjyft-» ment allô chez un fi^i* icanl de lunes'db'm^et^ g^-^
220 MAISON AMOUR BT G*® ,
raotieSj s. g. d. g., au troisième, la porte au fond. Il a sonné. On a ouvert. Il a é^é introduit. On lui a montré comme échantillons quelques portraits photographiés. Il a trouvé unarticle qui lui convenait, a pris connaissance du cahier des charges, a arrêté le prix... Et il n'est, pas besoin de plus de dérangement que celai Les démarches regardent l'entrepreneur.
SECONDE AFFICHE
Mais les coups de canif à venir ne le regardent pas.
SIXIÈME AFFICHE
Moi, je représente une charge de notaire.
SEPTIÈME AFnCHE.
Moi, un sixième d'agent de change.