TRAITÉ DE L'AMOUR
Cela brillait majestueusement.
Mais quelque rayonnant que soit un titre, il faut mettre quelque ottosa dessouSk.
Je commençai.dofiC^ :
— L'amour est...
L'amour est... est... est...
L'diQoun...estM..
Impo8siU&Ki&<x)DtînjUieir oetta maudite pbràstti
2S MAISON AMOUR BT G^*
Toutefois, comme je ne sais pas homme à me décourager si facilement, je me pris à réfléchir que, le suffrage universel étant la base de notre constitution, il n'y avait pas de raison pour que je ne m'éclairasse pas -- dans le cas qui nie préoccupait — de l'opinion dudit suffrage uni* versel.
C'était un trait de lumière.
Mon cerveau m'ordonnait à moi*même une enquête préalable.
Et, saisissant sans nul^ retard ma canne et mon chapeau, je descendis dans la rue.
Une voiture passait.
Je hélai le cocher, — qui s'arrêta, croyant que j'avais besoin de ses services.
— Pardon, mon ami, lui dis-je.
—Est-ce à la course ou bien?...
— Ni l'un ni l'autre.
— Comment?
~ Non. Voici deux francs cinquante prix d'une heure avec pourboire, en échange je ne vous de*
TRAITA ex professa M
mande qne cinq minutes de conversation. . . Pourriez-TOus me dire ce que dans votre profession Ton pense de Tamour?
Le cocher me regarda avec un certain étonnement, puis avec un gros rire sans gène :
— GHe bêtise I... L'amour... C'est le plus clair de nos pourboires... Au pas, dans les quartiers déserts, de peur que le mari ne passe.
Sur quoi mettant mes deux francs cinquante dans la poche et fouettant son cheval :
— Hue!... Cocotte !... En v'ià encore un toqué*
Le premier essai n'était pas parfaitement heureux.
Mais il faut de la persévérance.
Je me mis en conséquence à marcher, comptant sur les hasards de la rencontre.
En effet, quelques minutes après, un médecin de mes amis se croisa avec moi.
39^ MiOSON' ÂMODai ETA. tf*
— Seriez-vous malade?
k vous demander^.
— Quoi donc î
— Docteur, à votre poiùt de vue; qu'est-ce que l'amour î
— L'amour?' AfiRêctIon cérébro-inflâmmaioire; intéressant en même temps le système nerveux... Donne en général de 96 à 108 pulsations à la mi^ nute... Peut à la longue être accompagné de chlo^ r^ao^mie» d!émaci^tion, de .dyspepsie ou, de bra< dypepsie. Prendre les pilules de ma compo^Uioit inscrites au codex, page 1133, ligne 14, colonne 2. .
«^ lifercîj doctaurl
Un peu plus lmn:je'tombat suron^trede^mer