CHAPITRE PREMIER
1. Importance de la robe. — Grandeur ancienne de la cliarge de chancelier. — Fonctions considérables confiées aux gens de robe. — Prestige et pouvoir du Parlement de Paris. — Les juges visités et sollicités par les plus hauts personnages. — Causticité du premier président Harlay. — Son ambition. — Esprit de corps de la robe. — Ses conflits avec la noblesse. — Lit de justice do 1718. — L'orgueil haineux de Saint-Simon s'y assouvit délicieusement. — Les vieilles maisons de la rohc. — Hérédité des charges de judicature. — Prix croissant de ces charges et grands biens de la robe. — Longueur des procès; lenteurs calculées du rapporteur. — Les épiées 38i
II. Ton et manières des gens de robe. — Grâces et magnificence des Lamoignon. — Portraits de le Haquais, des Caumartin, de Fieubet, de Pelletier de Souzy, d*Armenonville. -^ Caractère indépendant, boutades hardies et talents supérieurs de Rose. — Les femmes de la robe. — Un type suranné : M"* Omer Talon. — Haute distinction de la lille et des pctites-fiUes de Courtin. — Réception somptueuse faite par M™*' d'Armenonville au duc et à la duchesse de Bourgogne.
— VArthénice de la Bruyère ' 39f)
QII. Les gens de robe aspirent à se confondre avec les grands seigneurs par les titres nobiliaires^ le costume, le faste, la dissipation.
— Origine bourgeoise des membres du Parlement de Paris. — Les fonctions de judîcature abandonnées par les familles nobles. — Regrets tardifs de Malherbe. — Les fils de magistrats attirés par la carrière des armes. — Illustres capitaines issus de familles de robe.
— Une série de magistrats considérables interrompue par une vocation militaire 407