‹ Les marionnettes, comédie en quatre actesChapitre 115 sur 141 · ACTE TROISIÈME · texte numérisé non relu

ACTE TROISIÈME

FERNEY

Garde-toi bien de le lui dire. Elle le répéterait à Roger et c'est ce qu'il ne faut pas. Pour conquérir le cœur de certains hommes, vois-iu — et Roger est de ceux-là — il faut savoir porter beau et sourire lorsqu'on souffre. Non, crois-moi, n'en fais rien, et, pour la première fois de ma vie, je te conseille le mensonge!

FERNANDE

Alors, dictez-moi.

FÉliNEY

Ecris. Tu permets? (ii gort un cigare.) Ça me donne

des idées, (il se promène un instant de long en large.) Ma chère mère... (Et comme Fernande le regarde.) Oui... ces

trois mots tombent difficilement de ta plume! Je comprends cela. Donner ce titre à celle qui ne vous a ni élevée, ni gâtée, ni soignée, ni veillée... ça fait l'effet d'un vol ! Bah! écris tout de môme, c'est l'intonation qui donne de la valeur aux mois. (11 dicte et bourru.) Ma chère mère... (Parlé.) Oui, comme ça c'est mieux... (il dicte.) Ma chère mère, E.xciisez-moi si je ne vous ai pas répondu plus lot, et laissez-moi vous dire que je vous suis reconnaissante de ni avoir donné de vos nouvelles, malgré les rhumatismes dont vous souffrez...

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