ACTE DEUXIÈME
peu plus de savoir-vivre. Ils étaient galants et empressés. Tout change. C'est le progrès.
BONNIÈRES
Eh ! oui !
LA BARONNE
Et c'est fort regrettable, avouez-le.
BONNIÈRES
Je l'avoue.
LA BARONNE
Les femmes elles-mêmes se sont transformées ! Elles s'habillent Dieu sait comme et leurs maris trouvent cela très bien. Tout à l'heure, je les regardais. Quelle honte ! Elles sont à moitié nues et c'est fort laid... Si encore elles étaient bien faites... mais non, chez la plupart, c'est un véritable désastre.
BONNIÈRES
Vous, baronne, vous vous habillez divinement.
LA BARONNE
Oh ! moi, je n'ai plus de prétentions. J'ai un certain goût, je n'en disconviens pas, et, ce que je cherche surtout, c'est la simplicité.
BONMÈRES
Et comme vous avez raison l
LA BARONNE
N'est-ce pas madame de Lanccy que j'aporc^ois, là-bas, avec ce cher monsieur de Valmonl?
l'.ON Nil lil.S
Et le duc de Ganges?... Oui... oui... c'est elle.
LA BARONNE
C'est donc pour cela qu'il est parti si vite, tout à l'heure, 11 n'avait point besoin de se donner tant de peine!... Madame de Lancey ne se sauve pas lorsqu'on court après elle, elle attend.
LE DUC, à Bonoières.
Ah ! ah ! jeune homme, je vous y pince !
l-A BARONNE, an vieux duc de Ganges.
Eh bien, duc?
LE DUC
Eh bien, mais je viens vous chercher, baronne, les trois coups sont frappés.