ACTE DEUXIÈME lOo
MADAME DE VALMONT, bas, à Valmont, très nerveuse en parlant très vite.
Et de quoi causiez-vous, tout à l'heure, avec madame de Lancey? Allons, dites-le ! Point nest besoin de réfléchir si vous parliez de choses indifférentes! Peut-être ne vous disiez-vous rien. Lorsqu'on est si près Tun de l'autre, il est si facile de se comprendre sans échanger une parole. Mais oui, j'ai tort, et vous avez raison, comme toujours! Mais si... mais si... Ah! nos pauvres enfants !
VALMOM
Nous n'en avons pas !
MADAME DE VALMONT
IJeureusement! les pauvres petits! Vous seriez capable de jurer sur leurs têtes que je me trompe, que vous ne me trompez pas, et que vous êtes le modèle des époux! Et n'allez pas croire que je sois jalouse! Non, mon ami, non, je ne vous donnerai pas cette joie, mais j'ai horreur qu'on se moque de moi et qu'on me tourne en ridicule, entendez-vous? Mais, répondez donc quelque chose, parlez! Nous avons l'air de nous quereller. C'est stupide! allez... parlez... mentez, j'écoute..
(Et coiiinie Honnières s'approche.)
BONMÈRES
On potine? On casse du surro?
MADAME DE VALMOM , fuiiudilf cl soiinanle.
Non, cher monsieur Bonnières. Jacques me proposait tout simplomenl d'aller passerune quinzaine à Florence. Est-ce vrai, Jacques?
VALMONT
Oui... oui... à Florence!
MADAME DE LANCEY
Monsieur Bonnières?
BONNIÈRES, à inadain. -i, \,iliiionl.
Pardon...
(11 va rejoindre madame de Lancev)
MADAME DE VALMONT, à Valmont, en redevenant nerveuse.
A Florence ! il faut ôtre -amoureux pour aller à Florence, n'est-il pas vrai? Et vous ne Têtes pas! et vous ne m'aimez pas, et vous m'agacez! et je ne sais pas ce qui me retient de vous casser cet éventail...
(Entre Nixerolles — Bniit, applaudissements.) LANGEAC
Ah! voilà Nizerolles! Bravo! NizeroUes!