ACTE DEUXIÈME
VALMOM, naïvement.
Rassurez-vous... ma femme est trop honnête pour se douter de quoi que ce soit.
MADAME DE LANCEV, sèchement, en le quittant.
Merci.
VALMONT, qui n'a pas compris.
Pourquoi?
ROGER, à Nizerolle?, à part.
Certes, nous nous sommes vus... mais, madame de Jussy et moi, nous avons mis dans nos relations la discrétion voulue. Soyez certain, mon cher iSlzerolles, que je saurai ne pas rendre la marquise ridicule.
NIZEROLLES
Cela va de soi .. mais quelle va être votre vie, maintenant?
ROGER
Très simple. Nous avons eu, avant que je ne quitte Paris, une explication douloureuse, certes, mais nécessaire, très franche et très loyale. Tout se passera correctement et cordialement, soyezen sûr. L'avez-vous rencontrée depuis mon départ?
112 LES MARRXNXETTKS
NIZEROLLES
Assez souvent, oui. Vareine et moi, nous avonété plusieurs fois lui présenter nos hommages v\ nous avons même fait, tous trois, de la musique ensemble. Savez-vous que la marquise est tr^s bonne musicienne?
ROGER, indifférent.
Ah ! j'ignorais!
MADAME BRIEY
Voilà madame de Jussy.
LA BAR0N>E, à mi-voix, à madame Briey.
Montclars étant là... elle ne devait pas être très loin...
MADAMK DE JUSSY, à Langcac
Très bien. Je vous remercie. Et votre femme, comment va-t-elle?