ACTI-: TROISIEME
LA BARO^J-NE
C'est vrai, vous allez tous, ce soir, à la soirée qu'ils donnent.
Non, pas moi, Roger non plus, je crois.
MADAME BRIEY
Ces Italiens sont charmants !
LA BARONNE
Oh! tous les Italiens sont charmants! Ceux-là sont fort riches, paraît-il?
VALMONT
Follement. Ils ont un palais à Venise, un autre à Florence et ce merveilleux hôtel dont le haut des arbres frôle votre balcon.
LA BARONNE
Vraiment, il est inouï de voir comme on se rue chez des gens qu'on connaît à peine.
MADAME BRIEY
(laltelli fait partie du cercle de ces messieurs.
160 LES MAniOXNETTES
LA BARONNE
Je no paile point pour vous, belle amie! Rassurez-vous, je n'ai nulle envie de dire du mal de ces marchands de soleil, que j'ignore complètement, et que j'ignorerai probablement toujours... (A Vairaont.) Madame de Valmont vous laisse aller seul à cette soirée?
VALMONT, l'air heureux.
Oui, elle est un peu souiïrante.
(Bonnières entre.) DONMÈRES
Il y a plus de deux mille badauds en bas, devant l'hôtel des Galtelli. La rue est noire de monde et il n'est que onze heures! Je crois que cela va être très amusant!
FERNANDE
Que font ces messieurs?
nONNIÈRES
Enfouis dans de larges fauteuils, ils fument en digérant rexcellenl dîner que vous nous avez offert. Vareine est triste comme à l'ordinaire, et Montclars écoule Nizerolles, qui raconte sans se