ACTE DEUXIÈME
PAULI NE
C'est peut-être un tic.
LAMBERT
Probablement. (Descendant, à part.) Je me fais moquer de moi à présent. (11 regarde mesdames Carcillicr et de Fauvigny, qui lui tournent le dos.) Qu’ont-elleS donc? (tfaut, h madame Careillier.) Madame, je...
MADAME DE FAUVIGNT, l'interrompant, à voix basse.
Si vous échangez une seule parole avec madame Careillier, je ne vous parle plus de ma vie...
LAMBERT
Mais...
MADAME CARCILLIER, même jeu.
Si vous parlez à madame de Fauvigny, je ne vous crois plus. (Elles remontent.)
L A M B E R T, h part, descendant au milieu.
Mais alors... autant me couper la langue... Voyons, qu’on me coupe la langue! (Apercevant Careillier ot de Fauvigny, qui entrent.) Ail! leurs maris seront plus raisonnables, (s’avançant vers Careillier.) Mon cher monsieur !
I>E FAUVIGNY, l’attirant à lui, en lui montrant Careillier.)
Par pudeur, ne lui parlez plus au moins.
LAMBERT
Mais...
CARCILLIER, même jeu.
La pudeur vous défend de vous entretenir avec lui.
LAMBERT
Ils m'ennuient à la fin avec leur pudeur. (Apercevant Graffmann et sa femme, qui entrent, suivis de Crocliart.) Ceux-ci Ont— ils aussi de la pudeur ? (il court à eux.)