SCÈNE VIII
MÉQUILLET, LAMBERT *.
LAMBERT, courant h Méquillet et lui tendant la main.
Ah ! vous voilà, mon généreux vainqueur. (Retirant sa main.) Diable ! * Lambert, Méquillet, debout, h droite, au premier plan.
ne serrez pas si fort. C’est la mauvaise, celle que votre épée à caressée... soit dit sans rancune.
MÉQUILLET.
Pourquoi ne mettez-vous pas votre bras en écharpe? Cela fait bien auprès des femmes.
LAMBERT
Les femmes! Quelles femmes? Hélas ! il n’y en a plus pour moi, Méquillet. Vous m’avez tenu parole, vous m’avez coupé l’herbe sous le pied... Je suis un jeune homme rasé, fini.
MÉQUILLET.
Quoi! ces dames?...
Elles ne se quittent plus... Impossible de leur parler! quand je m’approche, elles se dévorent des yeux et je m’éloigne de peur d’accident. Ah! vous ôtes moral, vousl
MÉQUILLET.
On fait ce qu’on peut... Vous ne rn’en voulez pas trop?
LAMBERT
Puis-je vous en vouloir? Il ne tenait qu’à vous de m’étendre dans mon lit pour un mois ou deux ; vous avez préféré mo poser une sangsue.
MÉQUILLET.
J’ai pensé que, malade, vous seriez trop à l’étroit dans votre petit lit de camp; si encore vous aviez eu le fameux lit avec sommier élastique, couvre-pieds capitonné...
LAMBERT
Et deux oreillers... Mais où est-il ce fameux lit?
MÉQUILLET.
Elle vous l’apportera en dot.
LAMBERT
Qui, elle?