ADOLPHE, LE BARON, ANATOLE, BEJOU
Adolphe entre le premier. Il est ceint de son écharpe ; puis le secrétaire, puis, derrière, le baron.
Adolphe. — Vous êtes monsieur Grimai <1 ?
anatole — Oui, monsieur le commissaire.
adoliuie, à part, a a secrétaire. — Béjou... Ces! mon premier flagrant délit. Si je me trompe, vous me reprendrez.
béjou, bas — Oui, monsieur le commissaire. 1.4. part.) Et voilà les fonctionnaires qu'ils nous envoient de Paris.
Adolphe, à part, gaiement. — Une baronne pour nos débuts, c'est de la chance!... (Il regarde autour de lui, 2}l,lS à Anatole.) Alors, vous êtes bien monsieur Grimard, professeur d'agriculture?
ANATOLE. Oui.
.uttON. — Monsieur est un drôle ! Voilà ce qu'il ^st.
adolphe, an baron, tris courtoisement. — Je vous en prie, monsieur le baron. (.4 Anutole.) .Je suis le nouveau commissaire de police il'> Châtellerault et je viens constater la présence clandestine chez; vous de Mmo la baronne <lr la Jambière.
anatole, balbutiant. — Mm(> la baronne de la Jambière n'est pas ici... Vous vous trompez, ainsi que le ha ion.
ADOLPHE, un honni qui fuit tin geste violant. — Pardon... Laissez-moi faire... Vous serez content... (A Anatole.) Vous prétendez que Mme la baronne n'est pas dans votre apoartement ?
anatole. — Elle n'y est pas.
Adolphe. — Je suis obligé de m'en assu- ! je vais visiter toutes les pièces...
(.4. Béjou, >»is.) C'est bien cela, n'est-ce pas?
BÉJor. même j< u. — Oui. (.4. part.) Il l'y entend rien... Ça fait pitié.
adolphk, à Anatole, désignant la porte de droite. — Où donne cette porte?
anatole. — Dans un corridor, et de là dans la cour.
adolphe, désignant lu porte de la chambre à gauche. — Et celle-ci?
anatole. — Dans ma chambre.
adolphe, s'avait çnn1 . — Nous allons commencer par là.
lié a»MON. s'aranrant vers la porte. — Ah! ah!
ADOLPnE, av. baron, le retenant. — Restez. (A Béjou.) C'est à moi d'ouvrir, n'est-ce pas? (Au baron.) Vous serez content.
Il fait un ou deux pas.
anatole, d'une voix étranglée. — Monsieur le commissaire...
adolphe, à Anatole. — Je vois que nous no nous trompons pas. Il y a une dame dans cette chambre. -î
anatole, baissant la tête. — Oui.
adolphe. — Cette clame est-elle Mmo la baronne de la Jambière ?
anatole, d'une voix à peine distincte. — Oui.
adolphe. — Nous allons le constater régulièrement. (.4. Anatole qui fait un geste de désespoir ) Ah! ah! je devine ce qu'il en est... Mme la baronne n'est pas dans un costume convenable?... Parfait! Parfait! (.Se retournant vers le secrétaire qui est assis devant une table.) Eh bien! Béjou, prenez note, pour le transcrire tout à l'heure sur le procès-verbal, que, de l'aveu même du délinquant, Mmo la baronne se trouvait dans sa chambre et qu'elle n'était pas dans un costume convenable, il Anatole.) Et vous, monsieur, veuillez dire à madame que nous l'attendons, car il faut que monsieur de la Jambière la reconnaisse devant témoins.
Anatole entre dans la chambre en faisant des gestes de désespoir.