‹ Les maris de leurs filles: comédie en trois actesChapitre 14 sur 64 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

Oh ! si maman était de ce monde, comme elle serait contente! Je Taimais tant, petite mère ! Quelle joie si elle avait pu voir sa Suzon tout en blanc!... « Je serai fièré de toi, plus tard, mignonne ! » me disait-elle souvent en me berçant sur ses genoux, en me serrant dans ses bras... Et je me souviens aussi comme elle s'amusait, lorsque j'allais au concert, le dimanche, avec grand'maman ! comme elle riait de bon cœur lorsque j'applaudissais!... Tout le monde l'aimait du reste... elle recevait des tas de bouquets... toujours!... et le jeudi, elle m'en apportait à la pension : « Tiens, des fleurs d'hier, donne-les à ta directrice, ça lui fera plaisir. » Elle pensait à tout!... (un temps.) Et dire que voilà bientôt cinq ans... Pauvre maman !

Elle pleure. Henri entre par )e fond.

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