ACTE PREMIER
GASTON
Parfaitement et je crois même qu'elle le restera... c'est le rêve de tous les enfants de ces femmes-là. En général, elles tournent toutes comme leurs mères... mais je ne dis pas que par hasard il ne s'en trouve pas une qui fasse exception à la règle...
ADÈLE
Que ce soit leur rêve*ou que ce ne soit pas leur rêve... encore une fois tu es ridicule et des pieds à la tête !... Les fautes des parents ne doivent pas retomber sur le dos des enfants, et Suzanne et Henri...
GASTON, YiyemenU
Ah ! oui, parlons d'Henri.
' ADÈLE
Quoi, parlons d'Henri ? qu'est-ce qu'il a encore fait ?
GASTON, levé.
Ce qu'il a encore fait ? Tiens, toi, avec ton amour pour ton imbécile de fils, voilà' ce que tu me fais faire.
ADÈLE
Parce que ?
GASTON, se retournant.
Parce que c'est ufi propre à rien, un fainéant, un poseur! Lui, épouser cette petite? mais c'est le malheur de cette enfant assuré d'avance ! et s'il l'épouse, c'est parce que c'est une belle occasion comme tu dis si bien I Jusqu'à ce jour il a fait des dettes, il a joué... S'il se marie, il n'empruntera point tant qu'il lui en restera et il jouera plus gros jeu... voilà toute la différence.
ADÈLE
Il travaillera... il me l'a juré.
GASTON
Tu crois cela, toi... (un temps.) Si, en naissant, il avait pu parler, je gage que ses premiers mots eussent été : je jure... (un t?mp8.) Qu'il fasse moins de promesses et qu'il se conduise proprement, c'est tout ce que je lui demande.
ADÈLE
Sois tranquille, c'est ce qu'il fera.
GASTON-
Je le souhaite pour lui.
ADÈLE, levé».
Tu vois bien, grand enfant, qu'on finit toujours par s'entendre.
GASTON
Parfaitement.
ADELE.
Il faut bien que jeunesse se passe.
GASTON
Je suis de ton avis... mais, en attendant, il n'épousera pas Suzanne.
ADÈLE
Oh ! Tu sais, mon ami, que tu commences singulièrement à me porter sur les nerfs.
GASTON
Ah!
ADÈLE
Il n'y a pas de f Ah ! », et puis en voilà assez avec cet entêtement grotesque !
Ck)nversation charmante I (un temps.) Enfin, grotesque ou