Idem du 22 septembre i56i. Pièce justif
Nous nous reporterons seulement à un règlement de la cathédrale rédigé en 1754^ qui fait apparaître combien étaient devenues caduques toutes les prescriptions consignées dans les statuts des marguilliers et dans l'ordonnance de i328.
Aux termes de ce règlement, le chevecier couchait dans l'église, le garçon de la sacristie des messes allumait et éteignait les lampes, les petits huissiers assuraient la police intérieure, le frotteurdu chœur faisait des nettoyages, les uns quotidiens, les autres hebdomadaires, d'autres chaque quinzaine, d'autres à Pâques, à la Pentecôte, à la Toussaint et à Noël. Ce même frotteur du chœur, avec l'aide du balayeur de la nef, procédait tous les ans, quinze jours avant l'Assomption, au petit houssage, qui consistait à épousseter toute l'église, les chapelles, les bas côtés, en enlevant partout les araignées avec le plus grand époussetoir. Tous les deux ans, à la même époque, ces mêmes serviteurs procédaient au grand houssage, ils montaient avec un panier jusqu'au haut de la voûte et dans les galeries et parcouraient tous les escaliers pour les nettoyer. Un tapissier était chargé, suivant les jours portés au règlement, de mettre des tapis, d'accrocher des tentures, de dresser des dais, de faire, en un mot, tout ce qu'au xiv^ siècle on appelait les encourtinures. On retrouve ainsi dans ce règlement sous les noms de nouveaux serviteurs les diverses besognes qui étaient jadis effectuées par les marguilliers laïcs.
Service extraordinaire.
Fêtes de fondation. — Les fêtes d'un certain nombre de saints étaient célébrées dans l'église de Paris avec un cérémonial extraordinaire grâce aux revenus de fondations résultant de dons et legs. A ces solennités, dites fêtes doubles et semidoubles, les officiants recevaient des distributions supplémentaires, le luminaire était plus important que de coutume, les cloches tintaient plus longtemps. Les marguilliers accomplis-
I. Recueil des réglemens concernans les dijférens officiers de l'église^ tant ecclésiastiques que laïques^ renouvelés conformément à une conclusion capitulaire du 8 juillet 1764 (Bibl. nat., ms. fr. 7062). Cf. un Recueil d'états d'émargements pour les distributions faites aux obsèques des chanoines durant le xviir siècle, où figurent les serviteurs nouveaux, à l'exclusion des marguilliers (ms. fr. 11751).
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saient à ces offices leurs devoirs accoutumés et ils avaient part aux distributions supplémentaires.
Les fêtes extraordinaires étaient au nombre d'une cinquantaine. On en trouve l'énumération dans les statuts des marguilliers, soit au règlement de la sonnerie, soit plus spécialement dans une sorte de calendrier.
Ce calendrier est postérieur à i3o6, car il mentionne en mai la translation de saint Louis, cérémonie qui remonte à cette date*; il est, d'autre part, antérieur à i3i6, car les émoluments de la fête de la Madeleine, en juillet, y sont assignés sur la maison d'Eudes de Corbeil, personnage qui mourut le i8 juillet i3i6^.
Ce document offre, en regard du nom de chaque fête, le montant de la distribution, qui varie généralement pour les marguilliers de I à 2 sous et atteint parfois jusqu'à 5 sous. L'ensemble représente un profit total de près de 3 livres par an.
C'était l'évêque qui devait en principe payer les émoluments des fêtes doubles et semi-doubles de fondation. Il s'y résignait difficilement. La sentence arbitrale de 1 283 ^rendue entre lui et le Chapitre le condamna à supporter cette charge''. Mais l'évêque était aussi porté à se dérober à ses devoirs que les marguilliers étaient enclins à négliger les leurs, et, en i322, le chapitre dut encore intervenir pour assurer le paiement des doubles et semi-doubles anciens et nouveaux^.
Obits. — Les marguilliers étaient également tenus d'assister aux messes d'anniversaires avec ou sans distributions spéciales.
Afin de bien connaître leurs droits à cet égard, ils firent compiler par les deux mêmes notaires qui rédigèrent les statuts une liste des anniversaires, obits et messes du Saint-Esprit qui comportaient pour la marguillerie une allocation extraordinaire. Cette liste fut établie entre i3ii et i3i6, car elle mentionne en