Idem du 26 septembre i56i (LL i52, p. 3o
fit aucune objection à l'installation de ces nouveaux marguilliers.
En temps de vacance du siège' épiscopal, le temporel de Févêché et le droit de collation aux bénéfices dépendant de l'évéque, les cures exceptées, étaient, en vertu du droit de régale, en la main du roi^ Nous avons cependant rencontré un exemple, en 142 1, de collation de l'office de marguillier par le Chapitre au titre du siège vacant^. Mais c'est là une anomalie que des circonstances de temps permettraient sans doute d'expliquer.
Sous le règne de Charles VIII, après la mort de Louis de Beaumont de La Forêt, survenue le 5 juillet 1492, l'évêché de Paris tomba en régale; le successeur de Louis de La Forêt, Gérard Gobaille, mourut le 11 septembre de la même année sans avoir été installé; il ne fut remplacé que le 29 octobre par Jean Simon. Entre temps, un office de marguillier devint vacant; le roi y nomma Renaud Germe ^. La liquidation de cette double régale, et notamment la nomination du marguillier donna lieu à un procès qui dura pendant tout l'épiscopat de Jean Simon (1492-1502) et de son successeur Etienne Poncher (i5o3-i5i9); l'affaire était encore pendante en i522 au temps de François Poncher. A cette date, Renaud Germe étant venu à mourir^, le roi, par lettres du 28 décembre, lui nomma un successeur en la personne de Denis Grou^. Singulier abus de pouvoir que l'on couvrit de prétextes spécieux; la régale n'était pas close en fait puisqu'il y avait procès, ni en droit puisqu'elle était ouverte depuis moins de trente ans^. Le Chapitre accueillit le candidat du roi le 16 janvier i523. L'on hésitera à donner le sens d'une protestation à la vague formule
1. La régale s'étendait aux marguilleries (A. Ruzé, Opéra, 1542, p. yS).