MADEMOISELLE DE COMEAU
M"* de Comeau avait 68 ans.
Elle appartenait à nne vieille famille de Bourgogne.
Elle était née à Autun.
Alors qu'elle était encore enfant, elle fut emmenée en Amérique par ses parents qui quittaient la mère-patrie pour le Nouveau-Monde.
Là, demeurent encore les frères de M"* de ■Comeau ainsi que sa sœur, M™LeCesne.
Après la mort de ses parents, H 1 " de Comeau -vint se fixer à Paris.
Très chari table, 'elle était dame patronnesse des ■œuvres de la paroisse Saint-Honoré-d'Eylau,
C'est à ce comptoir que l'incendie l'atteignit.
Elle ne put gagner la porte, proche cependant.
Elle fut complètement brûlée dans l'enceinte même du Bazar.
Quoi qu'il en soit, son beau-frère, H. Le Cesne, et sa femme de chambre ta reconnurent.
Ce qui reste d'elle sera transporté en Amérique ■où ses frères attendent ces précieuses reliques.
MADAME CORDOUEN
Ce n'est pas sans un attendrissement profond qu'on jette les yeux sur la vie de cette femme, si jeune encore, et cependant si riche en bonnesœuvres.
M me Cordou'én était la fille du docteur Le Sourd fort estimé dans le quartier du Panthéon, où il exerce son art. Cette estime le suit d'ailleurs partout où il est connu.
M 110 Suzanne Le Sourd avait épousé M. Cordouën, l'un des hauts fonctionnaires du Ministère des finances. Ce mariage n'avait pas été un simple mariage de convenances comme il s'en célèbre trop de nos jours. Il avait été basé sur de plus nobles considérations.
M mc Cordouën était très charitable, elle était une véritable providence, pour plusieurs œuvres t en particulier pour les petites Sœurs des pauvres. Dans l'Ariège, où elle était née et où elle retournait souvent, elle était estimée, adorée. Il en est de môme pour tous ceux qui gravitaient autour (relie., amis, inférieurs, ou protégés.
Dieu lui avait tout donné; la beauté, la grâce, le charme, l'exquise bonté.
Il n'avait fait que la prêtera la terre.
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11 Ta reprise, alors qu'elle n'avait encore que vingt-sept ans et qu'une longue vie de bonheur semblait, pour de longues années, devoir être son partage.
C'était en simple acheteuse qu'elle était venue au Bazar de la Charité.
Elle laisse une adorable fillette de trois ans qui, heureusement pour elle, n'est pas en état de comprendre toute retendue de la perte qu'elle a faite.
MADEMOISELL