APOCALYPSE
Je voyais s'élever sur des mers sans rivages L'essaim des Martyrs glorieux;
Par de là ce vieux monde, écueil semé d’orages, Ils guidaient leur vol radieux.
Je voyais s'avancer étincelants et calmes Des Prètres au cœur généreux ;
Prédicateurs du Christ, ils portaient tous des palmes Et des vêtements lumineux.
Je voyais s'avancer les âmes de ces braves Qui combattirent pour leur Roi; Alors qu'ils repoussaient de funestes entraves, Ils défendaient aussi leur Foi. à
Je voyais resplendir dans l'azur diaphane Le voile des vierges de Dieu;
Sur terre elles priaient loin d'un monde profane Dans le silence du saint lieu.