G. BoissiER. Voyez plus bas
Préface xun
hlis : 1° Les chrétiens étaient recherchés d'office ^ 2^ Ils devaient être décapités'. Cette dernière circonstance qui semble en contradiction avec les a flambeaux vivants » des jardins de Néron, confirme l'information de Sulpice Sévère : après ces premiers sévices la religion fut interdite par la loi, post etiam datis legibus religio vetahatur. Ce ne serait qu'après les piacula du mois d'août de l'an 04 que la loi aurait été portée.
Pendant un long espace de temps les Eglises vécurent donc sous le régime promulgué par la <( loi » de Néron, si, comme l'affirme Tertullien, cette constitution fut seule exceptée de l'abrogation formelle prononcée par le Sénat sur tous les actes de cet empereur ^. La persécution de Domitien, qui n'a laissé aucune trace juridique, s'expliquerait naturellement par le rappel de la législation toujours en vigueur. Mais cette deuxième persécution dura peu, et l'empereur calmé, la loi dut retomber dans le silence. Elle ne paraît pas avoir été abolie. Ce fut sous son régime que se produisit la dénonciation anonyme dont Pline fut saisi pendant sa légation en Bithynie. Nous voyons que le libelle est conforme à la législation néronienne ; en efiet, il ne contient que des noms avec l'accusation générale d'être chrétiens. Mais la procédure sommaire suivie par Pline dans les premières informations est elle-même conforme à la loi de Néron, d'après laquelle (( il ne fut plus permis d'être chrétien ».
Il semble qu'à la date de la lettre à Trajan (112), les