‹ Les martyrsChapitre 49 sur 147 · Cor xj · texte numérisé non relu

Cor xj

Préface WLi

de brel)is et dt» rhèvrcs, pauvre, affligé, maltraité. . retiré dans les déserts, sur les montagnes, dans les antres et dans les cavernes de la terrée » Lu situation légale des fugitifs otVrait quelques analogies avec celle des émigrés avant le Consulat. Dans certains cas, on ne se bornait pas à confisciuer leurs biens, plusieurs fois on les fit poursuivre. Ce fut le cas pour saint Polycarpe, saint Grégoire tle Néocésarée, saint Denj^s d'Alexandrie, saint Quirin, saint Sévère, trois jeunes filles, Agape, Chionia et Irène ; un jour, les policiers atteignent les fugitifs : Dommina et ses deux tilles, afin d'échapper aux soldats païens, se jettent dans le fleuve et disparaissent. Je trouve deux circonstances où l'on contraint le fugitif à se rendre par l'emprisonnement des siens : c'est d'abord le cas de saint Arcadius; celui d'Habib d'Edesse, dont on avait emprisonné la mère et les gens du hameau où le saint avait son domicile. La fuite n'était pas une poussée pêle-mêle comme d'un troupeau. Des évêques contraints à fuir ou exilés par mesure administrative, comme Cyprien, Denys d'Alexandrie, sont en communication presque ininterrompue avec leur Eglise ; d'autres, acculés, font tête à la meute d'hommes qui voulaient leur vie : tels sont Nestor de Magyda '^ et Philippe d'Héraclée 3. Cependant la discipline dut châtier quelques lâchetés : saint Rogatien de Nantes ne put être baptisé que dans son sang, le prêtre avait fui ^ ; en Afrique, on signale quelques abandons de leur poste parles clercs ^.

Page 1