LA DETENTION
Les prévenus pouvaient subir deux sortes de détention. L'une d'elles était la « garde libre », ciistodia libéra ou priuata.
« En ce monde, dit saint Augustin, suivant ce qu'a lait; le prévenu, la condition varie ; les uns sont placés sous la garde peu rigoureuse des licteurs ; d'autres sont con-J fiés aux optiones. D'autres enfin sont mis en prison, et, là encore, les grands coupables sont seuls jetés dans] les cachots les plus profonds ^. »
Le régime de la custodia libéra comportait une demiliberté et il pouvait se prolonger longtemps. Saint Paul] attendit pendant près de deux ans sa comparution devant Néron. Il vivait pendant ce temps-là sous la custodia militaris 2, c'est-à-dire sous la garde d'un frumentaire pré-j torien ; le geôlier et le prisonnier habitaient un logement] particulier loué par l'Apôtre. Tout le monde pouvait le visiter librement 3. Quand Paul sortait, il était attaché] à son gardien par une chaîne *.
La remise de prisonniers à la garde de citoyens étaitl un usage ordinaire ^. C'était la custodia libéra ou privata.\ Les chrétiens en eurent le bénéfice, comme le monlreni divers actes, entre autres ceux de sainte Thècle et d(