‹ Les martyrsChapitre 70 sur 147 · Pum. Epiât,, X · texte numérisé non relu

Pum. Epiât,, X

Lxxxvm Les Martyrs

varie suivant la coutume des villes et peut-être aussi suivant quelques circonstances minuscules dont nous ne savons rien K

Il ne faut pas se représenter les audiences d'après ce que nous pouvons voir aujourd'hui. Il y régnait une liberté assez voisine du désordre. Le premier venu pouvait interpeller l'accusé, le railler; les appariteurs se livraient à ces facéties d'un goût douteux qui ont fait dans tous les temps la joie des gens de bureau ^. Parfois ce sont des cris au magistrat, de qui l'on réclame des peines plus sévères, ou bien des objurgations aux martyrs dont on voudrait sauver la vie 3. Des soldats, des appariteurs, des avocats, le peuple, crient, raillent, clament sans réserve, sans pudeur. Plusieurs fois le magistrat est débordé par la foule, et, dans ces circonstances, le type poltron de Pilate reparaît trop souvent dans les représentants de la force romaine ^. M

L'accusé, qui était le point de mire de tous, devait monter sur une petite estrade posée en face du siège du président. C'était la catasta^ élevée de plusieurs degrés au-dessus du sol ; l'accusé répondait de cette place à l'interrogatoire et c'est là qu'il subissait la question ^.

L'audience s'ouvrait de grand malin, au lever du so-

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