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disques blancs, les molécules anisotropes par des disques noirs. La figure 4, I représente la fibre musculaire à l’état naturel : dans la figure 4, IT les disques noirs s’écartent dans le sens Oy et laissent entre eux des intervalles plus grands ; les disques blancs cheminent dans la direction Ox et pénètre dans les intervalles vides.
Nous arrivons donc à une première conclusion: dans l’état de contraction museulaire, la substance isotrope pénètre partiellement dans la substance anisotrope.
La substance isotrope qui a une tendance à se déplacer
parallèlement à Ox est comprimée, puisque la fibre se
raccourcit,; mais quand un corps se comprime, ses molè-
cules resserrent les intervalles qu'elles laissent entre
elles ; dans un même volume, ily en à davantage. La
substance devient donc plus consistante, plus foncéé et
plus réfringente.
Comme w'oistème conclusion, nous remarquons que ‘tan | substance anisotrope est pénétrée partiellement par la
substaïce isotrope, plus molle et plus clairé; il en résulte
que, pendant la contraction, la substance anisotrope de-
vient plus molle et plus claire.
Enfin. puisque dans la substance anisotrope les molé-
cules se sont séparées dans le sens Oy pour effectuer
leurs mouvements transversaux et ont livré passage aux
molécules isotropes, une énergie a été mise en Jeu :l’énergie nécessaire pour écarter ces molécules. Ces frottements moléculaires et cette dépense d'énergie a donné naissance à une certaine quantité de chaleur, évidemment plus forte que dans les couches isotropes, où rien de tel ne s’est passé. É
Nous ignorons si cette différence de température a sh être mise en évidence par l'expérience.
Quoi qu’il en soit, nous avons en présence une sorte de
pile de disques dont la température alterne ; or le contact de substances à des températures dilféreñites produit üne
différence de potentiel. RAR Le fonctionnement du muscle est donc accompagné d'un phénomène électrique. | Or les phénomènes où l'électricité entre en jeu sont ré-
versibles: en électrisant une goutte de mercure oh la dé-
forme et, inversement, en déformant une goutte de mer-
cure on peut donner naissance à un courant.
Dé même que la contraction musculaire produit un cou-
rant, l’électrisation d’un muscle provoque sa contraction.
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