‹ Les Mathématiques et la MédecineChapitre 9 sur 26 · DUR) RO · texte numérisé non relu

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Or, il ÿy à un chapitre de la mécanique qui répond justement à l’objet qui nous occupe : c’est la théorie de l’élasticité.

La théorie de l’élasticité est une des théories les plus

parfaites qui existent. Elle a donné, en physique les ré-

sultats les plus féconds : par elle, s’est établi un lien étroit entre les phénomènes en apparence si différents qu'on étudie sous les noms de phénomènes lumineux et de phénomènes électriques ; par elle, FRESNEL a expliqué dans leurs plus petits détails les faits les plus curieux del’optique et MaxweLL ceux de l'électricité,

Sans discuter a priori pour savoir si l'application des théories de l’élasticité est utile à la physiologie, nous nous proposons d'appliquer quelques-uns de ses résultats les plus simples à une des questions qui semblent les plus difficiles à traiter par le caleul : nous voulons parler de la contraction musculaire.

Nous verrons quelle confirmation frappante l'expérience donne aux résultats du calcul et comment on aurait pu, en appliquant les simples lois de la mécanique et de la

physique à la matière vivante, prévoir la production d'électricité qui accompagne le fonctionnement du muscle.

Considérons une fibre musculaire isolée. Les histolo-

gistes nous apprennent qu'elle est formée de couches

d’une substance isotrope alternant avec des couches de

substance anisotrope.

Les couches isotropes sont plus fluides et plus claires

. que les couches anisotropes. Ces couches forment pour

ainsi dire des disques empilés les uns sur les autres.

Supposons que le muscle se contracte. Que va-t-il se

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