‹ Les mauvaises herbes du Canada [microforme] (volume 2)Chapitre 8 sur 48 · NARCLOIRS À CHEVAL ET HERSES · texte numérisé non relu

NARCLOIRS À CHEVAL ET HERSES

Pour la destruction des jeunes plantes de toute espèce de mauvaises herbes dans un terrain léger comparativement sans pierres ni racines, mais qui à été ensemencé de grain plusieurs années de suite, je ne connais rien de plus effectif que le travail superficiel des champs de blé, lorsque les plantes ont atteint trois pouces de hauteur, avec les instruments appelés Sareloirs à cheval (weeders), qui méritent d'être beaucoup plus généralement employés qu'ils ne le sont. A la place de ces sareloirs, on peut employer avec avantags des herses légères à dents inelinées. On traîne ces instruments dans la même direction que les rayons. Ce travail doit se faire, cela va sans dire, seulement lorsque Je terrain est en bonne condition pour être hersé. Si l'on hersait avant que

le grain ait trois pouces de huuteur, il pourrait arriver que quelques-unes des

pus fussent trop profondément recouvertes: mais uprès qu'elles ont cette

auteur elles se trouvent très bien de cette opération, laquelle non seule.

ment fuit périr toutes les jeunes et faibles mauvaises plantes qui ont germé | près de la surface du sol, sans déraciner les bluntes de grain ni leur nuire Sucunement, mais en même temps pulvérise le sol superficiel, Ceci favorise

le développement des plantes ainsi traitées, tout comme ° fait le hersage

pour le mais et les pommes de terre, en formant à lu surface une couche de

poudre séche qui n le même effet qu'un puillis pour retenir l'humidité, 1]

suffit en général d'un seul hersage: mais on peut au besoin répéter l'opéra-

tion deux où trois fois et jusqu'à ce que les plantes aient six nouces de

hauteur. Pour des plantes annuelles aussi persistantes que le Tabouret des

champs, les différentes espèces de Mouterde et le Chou-gras, l'emploi des

sarcloirs à cheval ainsi que recommandé ci-dessus est suns aucun doute la

méthode de suppression la plus économique et en tout point la plus effective.

Les Mauvaises Henpes xx soxr ras CNATURELLES AU Not.”

1] peut n'être pas de trop de faire mention d'une idée erronée asses répandue, quoique pas toujours avouée, parmi nos cultivateurs, Plusieurs croient que les mauvaises herbes sont ce qu'ils appellent ‘naturelles au sol,"" par quoi ils veulent dire que ces plantes peuvent naître spontanément du sol dans des endroits où elles n’ont pas été semées et où il n'y a point de graines. Ceci n'a absolument aucun fondement, Aucune plante ne peut Jamais commencer à se développer si ve n’est en poussant de graine où d’une portion d'une plante semblable dans le sol. | Ep À des mauvaises herbes dans un terrain qu'on a nettoyé, provient de l'énorme quantité de graines produites par certaines plantes qui sont devenues des mauvaises herkes, et des nombreuses manières dont celles-ci peuvent être transportées par les éléments ou autrement sur ce terrain, où elle: prospèrent si les conditions sont favorubles à leur développement. Les plantes qui sont devenues des mauvaises herbes, sont celles qui ont ln lus grande eu, ‘cité de multiplicaticn, qui sont vigoureuses et qui sont plus résistantes que nos plantes cultivées, dont Je plupart sont d’origine exotique vt de lignages améliorés, de sorte qu'elles ne peuvent se maintenir à moins d'être suignées et prutégées par l'homme. Si les plantes pouvaient naître Par génération spontanée, les diverses espèces seraient plus également distribuées: mais, même dans le eus de nos pires mauvaises herbes, nous savons dans beaucoup de cas quand et comment elles ont été introduites dans de nouveaux te*-ires, et tel n'aurait pas été le cas si elles pouvaient surgir spontanément di ol,

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