MATIERES
PAG Pré ( 0 Introduction 7 OQu'est-cc l'une ! ivaise herbe ? N Û Pertes causées p es mauvaises herbx x Comment les mau es herlx e répandent 10) Clu heation des mauvaises herbe 10 Graine le mauvaises he es dans le sol 12 Enravement et destruetion di HU VIe herbe 13 Pi I EL Derierutix 15 Jachère d'été 15 Court otations de culture 16 Les moutons détruisent les mauvaises herbes 17 nguzonnernent IS Machines de eulture pour détruire les mauvaises herbes 19 Graines de mauvaises herbes dans les grains et les produit il mentaires commerciaux 21 Graminées (Herbes) 20 I Cypéracées (Galingale, souchet 39 ' ‘5 Joncacées (Joncs) ft) 8 Polvgonées (Patiences, renouces j0) { hénopodiées ( \nsérine, chardon de Russie) 50 l'; » Amarantacées (Amarante, célosie) 56 l' le des Carvophs lées (Nielle, silènes) & 59 I | » Portulacacées (Pourpier) 73 unille es Renonculacées Renonceule, unetnone 75 amille des Fumariacées(Fumeterre 77 wmille des Crucifères (Neslie, moutarde. ete.) 77 amille des Capparidacées (Cléome, polanisie) 102 amille des Crassulacées (Orpin) 103 amille des Rosacées (Roses des prairies, spirées) 103 unille des Légumineuses (Trèfle d'odeur, vesce sauvage) 107 armille des Euphorbiacées Euphorbes) 110
amille des Malvacées (Mauve) 111 amille des Hypéricacées (Millepertuis)
amille des Onagrariées (Onagre, épilobe) 113 amille des Ombellifères (Ciguë) 115 amille des Asclépiidacées (Asclépiades) 119
amille des Borraginées (Bardanette, vipérine) 123 amille des Verbenacées (Verveine) 125 umille des Labiées (Menthe, ortie) 129 amille des Scrofulariacées (Molènes, digitale) 133 anuile des Plantaginées (Plantains). . 135 amille des Rubiacées (Gaillet) 140
amille des Composées (Tournesol, laiteron, marguerite) ‘xplication des termes botaniques. .., : : 181 Li rie ; RS Hire 183
[l [ Ï | Famille des Convolvulacées (Liseron, cuscute) [ F
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La première édition de cet rage ut pour it «l ndr
l l | li épandre des connai inc ir l ile herbe eur tout lt egetation et le movens cl en défaire Voulant en rendn TUN e à tou ceux qui s Inter ent fn igricuiture et t increrment iUX eu vuteurs et AUX é« { (un { ustri 1 L Î | l { buée gratuitement iX lub othèque pu ile ! { it ’ écoles normales, écoles rural ociétés d'agriculture et « ‘ cole
leuxième édition d i ure ln requête l inte di ndi dus qui désirent avoir le livre pour leu ige pe ( Comme la pre nucre elle est ornée de gravur ju tacite nt L'intelliwenre IuU texte À ceux à qui la nomenclature des plantes n’est p familière La frais de préparation d'impression et de reliure de « lune qui contient 76 planches en couleur, nous interdisent de songe: \ le mettre
sur la liste de ces publications que le Ministère de 1
l'agriculture dis
tribue gratuitement et à profusion Le prix modique demandé limitera sa distribution à ces personnes seules qui sauront en prendre soin et l'utiliser, et compensera, dans une certaine mes ire, les frais inusités que
sù preparation à nécessités
La mort du Dr James Fletcher notre collaborateur pour la promi édition, a causé une suspension temporaire de ! il deuxième édition, Un grand nombre d'aquarelles de n avalent été preparees avec son concours et sous mencement de l'été de 1908 pa Norman Criddk employé + ipo
rarement par la division des semences, Les vinet planches pplé
à surveillance, au com
mentaires de mauvaises herbes et de graines de mauvaises herbes
ajoutées à la deuxième édition. ont été choisies parmi ces CTOqUIs
Nous aävions discuté de facon générale, avec le Dr lletcher, t lu- S |
sieurs reprises en 1907, et pendant l'hiver et le printemps de 1908, l'agrandissement. le réarrangement botanique vue d'une nouvelle édition, et nous crovons que cette revision répond à ses opinions et à l'esprit de progrès dont il a donné tant de
cours de sa carriere
et la revision du texte en
preuves au
Dans cette nouvelle édition, les diverses { unilles et
les divers genres et espèces de plantes ont été ré
irranges contormenment aux recomman dations du Congrès botanique international de Vienne adoptées maintenant de façon générale par les botanistes l'ous les renseignements nouveaux et Importants qui se dég igent des recherche ont
»s récentes : également ajoutés au texte, Dans la revision de la description des plantes et des graines, nous avons termes techniques,
évité autant que possible les
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ü MAUVAISES HERBES DU CANADA
Cet ouvrage ne doit pas être regardé comme un manuel de botanique. Comme son but principal est de donner des renseignements sur les plantes que l'on appelle communément mauvaises herbes, et sur ces plantes seules, il est 6x ident que plusieurs familles occupant une place importante dans l'étude de la botanique n'y sont pas comprises. Nous n'avons pas non plus jugé utile d'illustrer, de décrire où même de mentionner d'autres espèces que celles qui sont largement répandues et qui se montrent généralement nuisibles comme plantes adventices au Canada
Certaines plantes, illustrées et décrites dans ce volume, sont d'introduction récente, et l’on peut s'attendre à voir d’autres plantes, également nuisibles, introduites de temps à autre. En outre, les recherches expérimentales futures nous permeitront sans doute d'acquérir de rouveaux renseignements sur les mauvaises herbes et les moyens de les combattre. Par conséquent, il est probable que de nouvelles éditions revisées de cet ouvrage seront nécessaires dans l'avenir.
Cet ouvrage est l’une des dernières contributions à l’agriculture de feu le Dr James Fletcher, Nous avors l'espoir que cette deuxième édition perpétuera le souvenir de zèle ci de désintéressement qui s’attache à sa mémoire et dont il est si digne.
Nous désirons reconnaître la large part prise par M. Georges Michaud, botaniste chargé du laboratoire des semences, dans les travaux très ardus de la compilation du texte et de la revision des descriptions de plantes et de graines. Le professeur John Macoun, souvent consulté au sujet de la nouvelle classification et de la nomenclature botanique, a rendu également de précieux services. Nombre d’autres agriculteurs experts ont aussi apporté leur contribution en fournissant des renseignements sur la meilleure manière d'enrayer et de détruire certaines mauvaises herbes. Citons parmi ces agriculteurs, Messieurs: T. G. Raynor, W. C. MekKillican, J. H. Grisdale, Henry Glendenning, T. N. Willing, T. B. R. Henderson, Angus MacKay, S. A. Bedford, James Murray, W. H. Fairfield et Archibald Mitchel.
Les types de machines de culture mentionnés dans le texte sont représentés par des gravures. Il y a de nombreux outils du même type général, mais de dessin quelque peu différent, qui sont également désirables et eflicaces comme destructeurs de mauvaises herbes.
La version française de cette deuxième édition —entièrement retraduite—est l'œuvre de M. C. E. Mortureux, B.S.A. C'est à lui également que nous devors les nombreux extraits qui ornent le bas des pages, extraits tirés des ouvrages agronomiques anciens et modernes, et qui, nous l’espérons, donneront au lecteur une idée assez précise des connaissances que l'on avait sur les mauvaises herbes et les systèmes de culture dans les siècles passés et de l’évolution progressive de l'agriculture jusqu’à nos jours.
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Les plantes adventices ou ‘mauvaises herbes’ qui envahissent nos cultures causent chaque année de grandes pertes, bien plus grandes qu'on ne le croit généralement. On peut cependant, dans une large mesure, réduire ces pertes, au moyen de méthodes de traitement basées sur une connaissance exacte de la nature de chaque plante.
Règle générale, les cultivateurs se préoccupent peu d'étudier les mauvaises herbes qui poussent parmi leurs récoltes. Parce que beaucoup de ces plantes leur sont inconnues, d'aucuns s’imaginent qu'il est impossible de les distinguer toutes exactement les unes des autres. Il est loin d'en être ainsi cependant, et comme les méfaits varient suivant les espèces, on agira sagement en leur
donnant plus d'attention. Si les plantes qui poussent à l'état sauvage dans la plupart des localités se chiffrent par plusieurs centaines, et si beaucoup d'entre elles envahissent les cultures, le nombre de celles qui causent des dégâts sérieux est relativement restreint. Il ne dépasse pas celui des différentes espèces de plantes cultivées, et il n'est pas de cultivateur qui ne sache établir la différence entre le blé, l'orge, l'avoine, le seigle, les pois, les navets, les betteraves, ete. Il n'est pas plus difficile d'apprendre le nom, la nature et les caractéristiques du tabouret des champs, du vélar d'Orient, de la cameline, du chardon du Canada, du laiteron des champs, du foin d’odeur, du chiendent, etc., que ceux des plantes cultivées ordinaires.
Dans les bulletins officiels, largement distribués en ces dernières années, nous avons toujours nommé les mauvaises herbes de façon uniforme, sans tenir compte des autres noms locaux sous lesquels beaucoup d’entre elles sont connues. Il importe done que ceux pour l'instruction desquels ces bulletins ont été préparés apprennent à connaître les plantes sous leur nom botanique s'ils veulent être en mesure de tirer bon parti des renseignements aonnes,
oo
La diffusion de certaines espèces de mauvaises herbes dans maintes régions du Canada est une juste cause d'alarme, car ces
plantes ont pris possession de la terre à un tel point qu'elles dimiidérablement les profits de la culture. Parmi les enne-
nuent Cons mis agressifs, Citons la moutarde sauvage, le chiendent, le chardon des champs, communs dans certaines localités et dans presque toutes les provinces; la margucrite blanche dans les Provinces maritimes, Québec, Ontario, et la vallée de la Rivière Rouge, au Manitoba Î le taboure Il des champs, la neslie et le vélar d'Orient dans toutes les provinces des prairies.
C'est justement parce que les cultivateurs, ignorant leurs aptitudes néfastes et la rapidité avec laquelle elles se propagent, les ont négligées, que les mauvaises herbes ont gagné tant de terrain.
“La plupart des cultivateurs n'ont que des connaissances
limitées sur les mauvaises herbes, et dans bien des cas ne reconnaissent pas celles qui sont dangereuses à leur première apparition. De là le dicton: une année de semailles sept années de sar-
clag Certaines plant s adventices sont si dangereuses que si le
cultivateur connaissait leur caractère réel et s'il pouvait les distinguer dès qu'elles font leur apparition, il remettrait toutes
choses jusqu'à ce qu'il les ait détruites. Si le cultivateur com-
prenait bien ses propres intérêts il n'aurait nul besoin d'être poussé dans la lutte contre les mauvaises herbes.’ H. Macke [la F