DERMONT, SIDONIE
■riDONTE.
Il me semble piquant de venir en bonne fortune chez mor,
DERMONT
^ ji , mais les nipmeufs que uous passons eusemble sonl si conrts ! ' . '
6IDONIE.
C'est fort heorenx. Avec la tête vive que nous avons l'un et l'autre , nous ne serions peut-être pas d'accord une journe'e entière.
I ,' . ^ ■ ; -DERMONT
Ah ! Toujours !
•èlDOUlE.
Dans le ménage le plus uni, il y' a parfois de petits
nuages. - r. < ':,iyi,
. V> . DERMOKT.
Oui , avec des femmes à caprices.
SIDONIE
Crois-tu que je n'en aurai pas ?
, , :, DERMONT
Toi ? Jamais.
SIDONIE
Oh ! Je ne vaux pas mieux qu'une autre, je t'en avertis^
Tu es parfaite !... Comme moi ! L'exemple dçs époux!
SIDONIE
Jusqu'à présent. Nous verrons par la suite...
DERMONT
Oh! peux-tu croire ?...
SIDONIE
Eh ! Mon ami !.,.
AIR : Faut l'oublier.
Le premier mois du mariage , L'époux encore est un amant ; Dès le second il est souvent Exigeant , houdeur et volage :
De son amour déjà guéri , Il change de rôle trop vite , Et son caractère est aigri.
Un rien l'obsède, un rien 1 irrite..
Enfin , mon cher , c'est un m^ri.
DERMONT
Moi , je serai toujours amant. Je ne m'occuperai que de ifis plaisirs.
SIDONIE
Vous avez cependant autre chose a faire Et vers
dettes?
DERMONT
C'est ce qui m'inquiète le moins.
SIDONIE , lui remettant une liasse de papiers. J'y ai songé pour vous.