‹ Les médailles d'argilé; poèmesChapitre 105 sur 116 · L'AMATEUR · texte numérisé non relu

L'AMATEUR

En son calme manoir entre la Tille et l'Ouche, Au pays de Bourgog-ne où la vigne fleurit, Tranquille, il a vécu comme un raisin mûrit. Le vin coula pour lui dug'oulot qu'on débouche.

Ami de la nature et friand de sa bouche,

Il courtisa la Muse et laissa, par écrit,

Poèmes, madrig-aux, épîtres, pot-pourri,

Et parchemins poudreux où s'attestait sa souche.

En perruque de crin, par la rue, à Dijon, S'il marchait, appuyé sur sa canne de jonc. Les Elus de la Ville et les Parlementaires

Saluaient de fort loin Monsieur le Chevalier,

Moins pour son nom, ses champs, sa vig-ne et son hallicr

Que pour avoir reçu trois lettres de Voltaire.

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