‹ Les médailles d'argilé; poèmesChapitre 70 sur 116 · L'ILLUSION · texte numérisé non relu

L'ILLUSION

Tu vois passer celui qui marche vers la Mer ; Le caillou de la route et la ronce des sentes Offensent ses pieds nus faits pour fouler la pente Des grèves où vers l'eau descend le sable amer.

La houle des blés lourds s'écroule, et le pré vert Ondule d'herbe éparse où le sillon s'arg-ente, Et le vent, à travers les cimes bruissantes, Murmure une marée en leur feuillag-e clair.

L'horizon fait au loin déferler ses collines A tes yeux éblouis d'illusions marines, Flux et reflux d'un songe éternel et fuyant ;

Et poui* battre le flot futur autour de l'île, Terrestre voyag-eur et toujours souriant, Tu portes sur l'épaule une rame inutile.

L'AnnaE de la uoute i6i

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