LE GENTILHOMME
Ci-gît Ciespin, seig'neur de Vig-neux en Thiérache Il fui homme de g'uerre et son temps lui fut dur, Il défendit le pont, la poterne et le mur, Aussi la lourde épceà sa hanche s'attache.
Les lig-ueurs, apportant le fag-ot et la hache.
Ont brûlé son castel et rasé son blé mûr
Et il n'a récolté de son labeur obscur
Que le sang- qui ruisselle au fer qui le harnache.
Le lévrier debout au lévrier couchant
Se joint pour soutenir son blason; l'or du champ
A.UX merlelles de sable ouvre un sautoir de g-ueules.
Il a connu l'amour, s'il a connu la haine
Puisque son double anneau nous donna pour aïeules
Aune qui fut sa veuve et la douce Yolainc.
LES MEDAILLES D AUGILE