‹ Les médailles d'argilé; poèmesChapitre 95 sur 116 · LE MARIN · texte numérisé non relu

LE MARIN

Le soleil a liâlé de son âpre brûlure Sou visag^e marin où les yeux, vifs encor, Semblent, loin de recueil et vers les feux du port, Orienter la vcrg-ue et régler la voilure.

Vieux galant d'abordag-e et coureur d'aventure, Regrettant le grappin et l'ancre et le sabord, Il garde dans sa main qui s'y crispe et le tord Le rauque porte-voix où vibra sa voix dure.

Il monta, tour à tour, du Levant au Ponant, Le Non-Pareil, le Joli-Cœur et le Tonnant^ Brick ou frégate ou lougre ou vaisseau pavoisé;

Et, prompt à commander salves ou branle-bas, Son geste semble au mât qu'un boulet a brisé Clouer le pavillon sous qui l'on coule bas.

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