DES DUCHÉS DE PARME ET DE PLAISANCE
ET DES ÉTATS DE TOSCANE A L’EMPIRE FRANÇAIS 24 mai 1808.
Le vaste plan conçu par le génie de l’Empereur, pour soustraire le commerce maritime à la domination tyrannique de l’Angleterre, exigeait que toutes les côtes de la Méditerranée lissent partie du territoire immédiat de l’Empire français, ou des États soumis au même système fédéral il. Déjà, les contrées dont les côtes sont baignées par l’Adriatique avaient été réunies au Royaume d’Italie ; toutes celles qui sont contiguës au territoire français devaient l’être d’une manière encore plus immédiate à l’Empire, et le même principe qui avait amené la réunion de la Ligurie, commandait impérieusement celle de toute la Toscane. Les Duchés de Parme et de Plaisance étaient trop voisins de ces États, et liés avec eux par trop de rapports intimes, pour pouvoir être régis par des lois et des institutions particulières. Leur réunion ne pouvait d'ailleurs qu’être utile au peuple de ces contrées, en les faisant
participer à tous les avantages d’un gouvernement assez fort pour vouloir ne faire régner que la loi. assez puissant pour s’élever au-dessus des caprices cl des intérêts passagers qui font si souvent varier l'administration des petits États. Ces motifs ont dicté les dispositions du Sénalus-Consulle du 24 mai 1808 qui a réuni a l’Empire les Duchés de Parme et de Plaisance, ainsi que les États de Toscane et en a formé quatre nouveaux Départements, sous les noms de Départements du Taro, de l’Arno, de la Méditerranée et de l’Ombrone.
La médaille offre trois figures de femmes debout, portant sur la tête des couronnes lourellécs.qui représentent les capitales des Etals réunis: Parme, Plaisance et Florence.
Florence est caractérisée par la lleur d’iris que portaient les monnaies de celte ville ; Plaisance par des épis, emblèmes de la fertilité de son territoire, et Parme par un vase qu’elle lient dans la main et qui rappelle la rivière sur laquelle elle est située. Les noms des villes qui forment la légende, et les mots IMPERIO • ADDIT.E. An. 4808, qu’on lit à l’exergue, expriment la réunion de ces trois Etals à l’Empire et la date de celle réunion.
éci.mhcissi-:mi:xt
Le 2U décembre 1 Ml 1 . la Commission des Inscriptions cl Médailles met au nombre des sujets de V Histoire métallique « la réunion à l'Empire français, de l’arme, de l'iaisance et de la Toscane ■>.
Le 27 décembre, Petit-Radel propose de représenter <■ l'Etrurie sous l'emblème d’une femme costumée dans le goût de l'art ancien, tenant la main droite sur un écusson chargé des armoiries de la Toscane, le bras gauche appuyé sur un autel antique dont la face principale offrirait un petit bâton augurai. Légende : t -attire fines iterum producti ; exergue : Adjectis Parmi î, P lacent iû mm Tuscis ».
Monge/ propose pour type : « Trois figures de femmes assises, coiffées de tours, avec leurs écussons dont les armoiries indiqueraient Parme, Plaisance et Florence. La France debout, casquée et tenant de la droite une lance, étendrait du bras gauche son bouclier sur les trois figures. La légende serait : Imperia addictue : l'exergue, Purina. Placenlia, Elruria. ISOS- »
• Huit remère de Quincy propose: •< Lue imitation libre des trois villes du bas-relief placé jadis à la villa Borghèse, transféré depuis à Paris et gravé par Pielro Santi Bartoli, pl. 108 des Se/iolcri anticlii. On ajouterait à ces figures des boucliers ornés de leurs symboles. •>
Le :î janvier 1812, la Commission arrête : « Le type représentera trois femmes, debout, à couronnes tourellées, prises d’après le bas-relief antique des trois villes, gravé par P. -S. Bartoli. La première de ces figures représentant Florence, tiendra la lleur en forme d'iris qu'on gravait sur les pièces d’or de celte ville; la seconde qui sera Plaisance, portera des épis : la troisième, savoir Parme, tiendra le vase que la troisième figure porte dans le bas-relief antique. Au-dessus de la couronne tourrllée de chaque figure sera écrit, sur le champ, en place de légende, Florentin. Placenlia. Purina. Exergue ; Imperia additae. ISOS. »
1)1 CŒl'H 1)E VAUBAX AUX INVALIDES
26 mai 1808.
Sa Majesté l’Empereur, toujours occupée, au milieu (lèses triomphes et des soins de l'administration, à acquitter la dette de la France envers les grands hommes donl les talents el les services distingués oui contribué à la gloire et à la prospérité de l’État, avait ordonné que le cœur du Maréchal de Yauban serait transféré dans le mausolée qui lui avait été érigé vis-à-vis celui du Maréchal de Turenne, sous le dôme de l’Hôtel Impérial des Invalides. Le 26 mai 1808, anniversaire de la mémorable journée qui amis Dantzick au pouvoir des Français, avait été choisi pour la cérémonie de celte translation. C’esl en ce jour qu’au milieu d'une pompe militaire où la gloire des nouveaux triomphes obtenus par les armes françaises se mêlait aux souvenirs de leurs anciens trophées, el au bruit des acclamations des défenseurs de l’Etat el des citoyens de toutes les classes, le cœur de Vauban fut présenté par sa famille au Gouverneur de l’Hôtel des Invalides. Reçu dans cet asile de 1 honneur et de
■> v-i- -• s- ïj iîÆè
rw!
la bravoure, il lui place dans lemonuinenl qui lui était destiné et qui, eu éternisant la mémoire de Vauban et la reconnaissance de la France, doit susciter de dignes successeurs au grand homme qui créa l’art des sièges, environna la France de barrières inexpugnables et enseigna à les défendre.
La ligure qui paraît sur la médaille, sous la forme d’un jeune homme ayant sur la tète une couronne murale et qui lient de ses deux mains l’urne où reposent les restes du Maréchal, est le Génie militaire. L’urne est reçue par une figure allégorique delà Vertu guerrière, VIRTVS- BELLICA. qui la pose sur un cippe.
La légende, VAVBANI • RELLIQVIÆ, et celle de l’exergue : AD • CASTRA • EMER1TORVM • T RA N SL A TÆ • AN i\0 • 1 808, expriment de la manière la plus simple la translation du cœur du Maréchal à l’Hôtel des Invalides.
ÉCLAIRCISSEMENT
Le 13 décembre 1811. la Commission des lnscrip lions el Médailles met au nombre des sujets de V Histoire métallique, <• la translation aux Invalides du cœur de Vauban ».
Le 20 décembre, Mongez propose pour type: « Une urne cinéraire sur un carpenlum orné de créneaux el de couronnes murales et obsidionales. La légende serait: Vaubani relliquiæ solemniter Iransveclae. L'exergue : In castris emeritorum. 180S- »
Visconti propose : « Une Renommée qui vient de placer sur un cippe, Requies optimorum rnerilorum. La légende serait : Vaubani cineres ; l'exergue : Ad castra emerilorum translati. •>
Qualremère de Quincy propose de représenter au milieu de la médaille, une porte accompagnée de trophées au-dessus de laquelle serait sculptée en bas-relief la ligure de Mars quiescens qui, dans une précédente médaille a déjà servi de symbole aux Invalides (Med. XXI). D’un côté de la porte serait le génie militaire ailé et casqué présentant l'urne de Vauban : de l'autre côté, la ligure de la Vertu guerrière, dans l’action de recevoir cette urne. La légende serait : Translatae ad emeritorum caslra. L’exergue : Relliquiæ Sebasl. Vauban, ou rire versa. «
Le 27 décembre 1811, le sujet est arrêté ainsi qu'il suit : « Le type représentera, d'un côté, une ligure qui sera le Génie militaire, sous la forme d’un jeune homme ailé, ayant une couronne murale en tête et tenant de ses deux mains l’urne de Vauban. De l'autre côté, sera la Vertu guerrière, Virlus bellica, en Amazone casquée, dans l’action de recevoir l'urne et de la poser sur une colonne ou cippe placé entre les deux figures. La légende sera : Vaubani relliquiae ; l’exergue : Ad caslra emerilorum translatae. 1808. »
fël
tys