LES QUATRE ARTICLES DU CLERGE
25 février 1810.
[Le dessin de celle médaille parait n'avoir pas été exécuté).
ÉCLAIRCISSEMENT
Un Décret impérial du 25 février 1810 déclare Loi générale de l’Empire 1 Edit royal du mois de mars 1682, « sur la déclaration faite par le Clergé de France de ses sentimcns touchant la puissance ecclésiastique ». Une partie du Clergé français accepta cette loi. Le 6 janvier 181 1, l’archevêque de Paris présentant à l'Empereur le Chapitre de la métropole, le chanoine Jalabert, vicaire général, lut une adresse où se trouve le passage suivant : « Nous déclarons unanimement et solennellement à Votre Majesté que nous sommes tous réunis par une adhésion pleine et entière à la doctrine ainsi qu’à l'exercice des libertés gallicanes, dont l’Université de Paris, l'une des plus belles restaurations de votre génie, a toujours été la plus zélée dépositaire, et dont l’immortel évêque de Meaux, notre oracle, sera toujours regardé comme le plus sage et le plus invincible défenseur ; qu’invariablement fidèles à notre éducation et à nos engagements, nous adoptons et nous soutiendrons jusqu'à la mort les quatre propositions du Clergé de France, proclamées dans l'Assemblée à jamais mémorable de 1682. telles que le grand Bossuet, sulfragant de cette métropole, les a rédigées, développées et justifiées, avec cette mesure qui est la véritable force de la raison, en prouvant que depuis plusieurs siècles
mi
mm
elles avaient été librement enseignées dans l'Église catholique, sans qu'on ait jamais pu et sans qu’on puisse jamais les noter d’aucune censure. »
L’adresse du Clergé des autres diocèses exprime les mêmes sentiments; celle du Chapitre métropolitain de Florence, présentée à Napoléon le 16 janvier, contient ce passage : « Réunis à la France et, par conséquent, membres «le l'Église gallicane, nous nous félicitons. Sire, de partager les opinions éclairées qui ont toujours distingué son clergé, comme nous nous glorifions de suivre les lois du Prince auguste que la Providence et son génie ont mis à la tête de l’Empire le plus vaste et le plus important de l'univers. »
Le vendredi, 7 janvier 1814, la Commission des Inscriptions et Médailles met au nombre des sujets de Y Histoire métallique, « les quatre articles du Clergé de 1682, déclarés Loi de l’Empire ».
Le 14 janvier, la Commission entend la première lecture des projets.
Mongez propose pour type : « La Couronne impériale posée sur le Sceptre et la Main de justice, le tout porté par uncippe. La légende serait : Libcrtales Gallicanæ ecclesiæ ilerum adsertæ. A l'exergue, ex decrelo. 25 Feb. ISIO. >»
Yisconti propose : •< Un groupe de ligures représentant le trait de l'Histoire évangélique connu sous la dénomination du Denier de César. La légende serait : Quæ sunt Cæsaris Cæsari. L'exergue : Cleri Gallicani doclrina Iegibus adserta. »
Projet de Petit-Radel, exposé le 21 janvier 1811 : « Deux figures de femme faisant allusion à la Puissance temporelle du Prince, l’autre à la Puissance spirituelle du Clergé de France. Au milieu d'elles s'élèverait un autel portant une tiare papale, et derrière l'autel une croix triple et rayonnante. La figure allégorique de la Puissance temporelle aurait le front ceint d'un triple diadème ; elle aurait la haste en main surmontée des ornements du sceptre ; sur ses genoux, une couronne fermée. Sa main gauche s'appuierait sur le pommeau d’un glaive.
« La figure allégorique de la Puissance spirituelle serait vêtue d’une tuniciuc et d'une élolc non croisée ; elle serait assise sur un siège sans dossier et relevé d’un degré ; de la main gauche elle tiendrait une croix double ; de la droite, une charte déroulée. Sur ses genoux poserait une mitre. Des sommets «le la haste de l'une et de la croix de l'autre, flotterait une légende avec ces mois : d'un côté: Quæ Cæsaris Ciesari : de l’autre : Quæ Dei Deo. L'exergue serait : De IV arliculis renovula cleri gallicani professio. »
Le vendredi 25 janvier 1814, la Commission arrête la médaille ainsi qu’il suit :
« Son type représentera, dans le champ, une table, du milieu de laquelle pendra une charte déroulée où on lira : IV Arlic. CL. GA LL. A l’un des bouts de la table sera une couronne; à l'autre, une mitre. De c haque côté de la table sera assise, à droite, la figure allégorique de la Puissance temporelle, sous la forme d'une femme, la tète ceinte du diadème. D'une main, elle tiendrait une haste en forme de sceptre, et l'autre main serait appuyée sur le pommeau d'une épée. A gauche, sera la figure allégorique de la Puissance spirituelle vêtue d’une tunique et d'une étole non croisée. Elle sera assise sur un pliant, et elle tiendra une croix élevée. A côté de la première figure sera écrit : Quæ Dei Deo ; à côté de la seconde : Quæ Cæsaris Cæsari. I/exergue sera : Cleri Gallicani doclrina Iegibus adserla. »
Le dessin de celle médaille, par Lemot, et destiné au tome IV de Y Histoire métallique de l'Empereur, s'il a été exécuté, est perdu; le calque du dessin ne figure pas non plus dans les registres manuscrits conservés à la Bibliothèque de l'Institut (voyez notre Introduction, p. lx). Nous l'avons remplacé, en tête de cette Notice, par le Camée qu i orne le frontispice de Y Iconographie antique de Yisconti.
Il#
Ai# -gj
Ki